Version texte de ce daf : original et traduction
Ména'hot 24b (כד:) — le Talmud en français
Ména'hot 24b (מנחות כד:): Et pourtant, nous avons appris dans la Michna : un drap qui est impur ! un objet de midras, qui est devenu impur parce que le zav s’est couché dessus, et qui est devenu un…
Texte original — Ména'hot 24b (כד:)
והתנן: סדין
שהוא
טמא
מדרס,
שנטמא על ידי ששכב עליו הזב, ונעשה אב הטומאה שמטמא את האדם,
ו
לאחר מכן
עשאו
לסדין שישמש כ
וילון
-
טהור
הסדין
מן
טומאת
המדרס!
כיון שאינו מיוחד עוד לשכיבה, וכל שאינו מיוחד למדרס אינו טמא טומאת מדרס,
אבל טמא
הוא עדיין טומאה קלה, שאינו מטמא אדם אלא אוכלין או משקין, כדין "
מגע מדרס",
שדין הסדין ככלי שנגע במדרס, שמטמא אוכלין ומשקין בלבד
108 .
אמר רבי יוסי: וכי באיזה מדרס נגע
הסדין ה
זה?
ואם כן, למה תשאר עליו טומאת מגע מדרס? ולא יתכן לומר שאחרי שיעשה מהסדין וילון יהיה בו טומאת מגע,
אלא
רק באופן
שאם נגע בו הזב
בסדין בשעת שכיבתו עליו [ששכיבת הזב המטמאת במדרס תתכן גם בלא נגיעה בסדין, וכגון שיש דבר המפסיק ביניהם], ונטמא הסדין בשתי טומאות, במדרס הזב ובמגע הזב, ולאחר שנעשה וילון ובטל ממנו שם מדרס, הוא נטהר מטומאת מדרס, ועדיין
טמא
טומאה קלה משום
מגע הזב,
שכן טומאה זו אינה דוקא בדבר המיוחד לשכיבה, ואינה מתבטלת כשנעשה הסדין לוילון.
ומסיים אביי את שאלתו לרבא:
כי נגע בו הזב, מיהא
-
טמא
הוא משום מגע זב,
ואפילו
אם הנגיעה היתה
לבסוף,
לאחר ששכב עליו ונטמא כבר משום מדרס!
ואמאי
מדוע חלה על הסדין טומאת מגע?
לימא
נאמר -
שבע ליה
הסדין
טומאה
של מדרס, ואינו מקבל עוד טומאה נוספת!? אלא ודאי שלא אומרים "שבע ליה טומאה" ואם כן אין מקום לספיקו של רבא?
אמר ליה
רבא:
וממאי דהאי "שאם נגע בו הזב
טמא משום מגע" שאמר רבי יוסי - מדובר שנגע
לבתר
אחרי שכבר נטמא בטומאת
מדרס
הוא?
דלמא
אולי
מקמי
קודם שנטמא בטומאת
מדרס
היתה הנגיעה, ואחר כך דרס עליו, ולכן לא אומרים "שבע ליה טומאה", משום
דהויא
טומאת המדרס
טומאה חמורה
שיכולה לחול
על טומאה קלה
של מגע זב.
אבל הכא,
בחצי עשרון מדובר באופן שכבר נטמא, ואחר כך נגע בו טבול יום,
דאידי ואידי
ששתי הטומאות
טומאה קלה
הן, לכן יש מקום להסתפק ולומר ש
לא
תחול הטומאה השניה לאחר ששבע ליה מהטומאה הראשונה.
Traduction française
Et pourtant, nous avons appris dans la Michna : un drap
qui est
impur !
un objet de midras,
qui est devenu impur parce que le zav s’est couché dessus, et qui est devenu un père d’impureté rendant l’homme impur,
et, par la suite,
il l’a transformé
en drap destiné à servir de
rideau —
le drap est pur
de
l’impureté de
l’objet de midras !
Puisqu’il n’est plus destiné exclusivement à être couché dessus, et que tout ce qui n’est pas destiné exclusivement au midras n’est pas impur de l’impureté du midras,
mais il est impur
il demeure néanmoins soumis à une impureté légère, qui ne rend pas l’homme impur, mais seulement les aliments ou les liquides, selon le statut de
« contact avec un objet de midras »,
car le statut du drap est celui d’un récipient qui a touché un objet de midras, lequel ne rend impurs que les aliments et les liquides. 108 .
Rabbi Yossi dit : et quel objet de midras le
drap a-t-il donc touché, celui-ci ?
Et s’il en est ainsi, pourquoi l’impureté du contact avec un objet de midras resterait-elle sur lui ? Il n’est pas possible de dire qu’après avoir fait du drap un rideau, il y aurait en lui une impureté de contact,
mais
seulement dans le cas
où le zav l’aurait touché
le drap au moment où il se couchait dessus [car le fait que le zav se couche, qui le rend impur par midras, peut également avoir lieu sans contact avec le drap, par exemple lorsqu’une chose s’interpose entre eux], et que le drap soit devenu impur par deux impuretés, par le midras du zav et par le contact avec le zav ; puis, après qu’il est devenu un rideau et que la désignation de midras lui a été retirée, qu’il soit purifié de l’impureté du midras, mais demeure
impur
d’une impureté légère, en raison du
contact avec le zav,
car cette impureté ne concerne pas spécifiquement une chose destinée à être couchée, et elle ne disparaît pas lorsque le drap devient un rideau.
Abayé achève sa question à Rava :
car lorsque le zav l’a touché, du moins, —
il est impur
en raison du contact avec le zav,
et même
si le contact a eu lieu
à la fin,
après qu’il se fut couché dessus et qu’il fût déjà devenu impur en raison du midras !
Et pourquoi
pourquoi l’impureté de contact s’est-elle appliquée au drap ?
Disons
:
« l’impureté
lui a suffi »
du midras, et il ne reçoit plus d’autre impureté !? Mais assurément, on ne dit pas : « l’impureté lui a suffi » ; dès lors, le doute de Rava n’a plus de place ?
Rava lui dit
Rava :
Et d’où tires-tu que ce « si le zav l’a touché
et qu’il est impur en raison du contact », qu’a dit Rabbi Yossi, concerne un cas où il l’a touché
après
qu’il fut déjà devenu impur par l’impureté du
midras,
lui ?
Peut-être
avant
qu’il ne devînt impur par l’impureté du
midras
le contact a-t-il eu lieu, puis a-t-il exercé une pression sur lui ; c’est pourquoi l’on ne dit pas : « l’impureté lui a suffi », parce que
l’impureté du midras est
une impureté
grave
qui peut s’appliquer
à une impureté légère
du contact avec le zav.
Mais ici,
s’agissant d’un demi-issaron, il est question d’un cas où il est devenu impur, puis un tevoul yom l’a touché,
car l’une comme l’autre
les deux impuretés
sont une impureté légère
; il y a donc lieu de douter et de dire que
la
seconde impureté ne s’appliquera pas après que la première impureté lui a suffi.