Version texte de ce daf : original et traduction

Ména'hot 13a (יג.) — le Talmud en français

Ména'hot 13a (מנחות יג.): Dès lors, cette répétition, la Michna ci-dessus et la déduction tirée de notre Michna — pourquoi me les faut-il ? Si l'on dit que cette déduction est venue nous faire…

Texte original — Ména'hot 13a (יג.)

ומעתה,

הא תו

המשנה לעיל והדיוק ממשנתנו -

למה לי?

אי

נאמר שבא דיוק זה להשמיענו:

לאכול

דבר שדרכו לאכול

ולאכול דבר שאין דרכו לאכול דאין מצטרפין

, דבר זה

מרישא

של המשנה

שמעת מינה

, שהרי לעיל אמרה המשנה לדין פיגול במחשב על דבר שדרכו לאכול דווקא.

ו

אי

תאמר שדין מחשבת הקטרה ואכילה שאינן מצטרפות האמור במשנתנו, לא בא בכדי לדייק ממנו דין אחר אלא בא להשמיענו עצם דין זה של

לאכול ולהקטיר

, שאין מצטרפות מחשבות הקטרה ואכילה, אף זה

מדיוקא דרישא שמעת מינה

, שהרי דייקנו ברישא שצריך שתהיינה מחשבות אכילה והקטרה בדבר העומד לכך, ואם חישב לאכול חצי זית שיריים וחצי זית קומץ למחר אין זו מחשבת פיגול, וכיון שכן פשוט הוא שלא תצטרפנה מחשבות אכילה והקטרה

דהשתא, מה לאכול

חצי זית שיריים

ולאכול דבר שאין דרכו לאכול

דהיינו חצי זית קומץ, שבשתיהן חישב מחשבת אכילה

אמרת לא מצטרף, לאכול

חצי זית שיריים

ולהקטיר

חצי זית קומץ שחלוקות המחשבות גם בעשייתן

מיבעיא

שאינן מצטרפות!?

ומתרצינן:

אין, לאכול ולהקטיר אצטריכא ליה

למשנה להשמיענו שאינן מצטרפות שתי מחשבות אלו, ואין לך ללמוד זאת מדין מחשבה בדבר הראוי לכך. כי

סלקא דעתך אמינא,

דווקא

התם

ברישא, שחישב לאכול חצי זית שיריים וחצי זית קומץ,

הוא

שאמרנו שאין מצטרף, כיון

דלא כי אורחיה קמחשב

בחצי זית קומץ שהרי אין דרכו לאכול וחישב עליו לאכול,

אבל הכא

בסיפא,

דבהאי

חצי זית של שיריים שחישב עליו לאכילה

כי אורחיה קמחשב, ובהאי

חצי זית של קומץ שחישב עליו להקטיר

כי אורחיה קמחשב, אימא לצטרף, קא משמע לן

סיפא שאין מצטרף.

הדרן עלך פרק כל המנחות

--- title: "חברותא - מנחות — פרק שני - הקומץ את המנחה" source: "https://www.toratemetfreeware.com/online/f02367.html#HtmpReportNum0002L5" chapteranchor: "HtmpReportNum0002L5" --- פרק שני - הקומץ את המנחה

Оригинал главы פרק שני - הקומץ את המנחה

מתניתין:

הקומץ את המנחה,

וחשב בעת הקמיצה על מנת

לאכול שירייה, או להקטיר קומצה, למחר, מודה רבי יוסי

החולק בהמשך המשנה לענין מחשב על הקטרת לבונה -

בזה, שהוא פיגול, וחייבין עליו כרת

.

אבל, אם קמץ על מנת

להקטיר לבונתה למחר, רבי יוסי אומר, פסול, ואין בו כרת.

וחכמים אומרים, פיגול, וחייבין עליו כרת.

אמרו לו

חכמים לרבי יוסי:

מה שינה

[במה שונה]

זה,

הלבונה,

מן הזבח,

שאם שחט זבח בהמה על מנת להקטיר אימוריו למחר, הרי זה פיגול, ואם כן הוא הדין להקטרת לבונה של מנחה שהיא כהקטרת אימורים, ומדוע לא מועילה מחשבת הקטרת לבונה שחישבה בעת הקמיצה [שהיא כשחיטה]!?

אמר להם

: אין הם דומים,

שהזבח דמו ובשרו ואימוריו אחד, ולבונה אינה מן המנחה.

ויבואר חילוק זה בגמרא.

גמרא:

ודנה הגמרא:

למה לי למתנא

ברישא "

מודה רבי יוסי בזו"?

מדוע היה מקום לחשוב שהוא חולק בזה?

ומתרצינן:

משום דקא בעי למתנא סיפא: להקטיר לבונתה למחר, רבי יוסי אומר פסול ואין בו כרת.

ואם כן,

מהו דתימא, טעמא דרבי יוסי

בזה, הוא

משום דקסבר אין מפגלין בחצי מתיר,

ואם חישב מחשבת פיגול על עבודת חצי מתיר אין זה פיגול, וכיון שהקטרת הקומץ והקטרת הלבונה שניהם ביחד מתירין את השיריים, נמצא, שהקטרת הלבונה הינה עבודת "חצי מתיר", ולכן אם חישב להקטיר לבונתה למחר אין זה פיגול,

ו

אם נאמר כן, נמצא ש

אפילו רישא נמי

לא יהא פיגול, שהרי הקטרת הקומץ אף היא עבודת חצי מתיר,

Traduction française

Dès lors,

cette répétition,

la Michna ci-dessus et la déduction tirée de notre Michna —

pourquoi me les faut-il ?

Si

l'on dit que cette déduction est venue nous faire entendre :

manger

une chose dont la manière est de la manger

et manger une chose dont la manière n'est pas de la manger, car ils ne se joignent pas,

cela

du début

de la Michna

tu l'apprends,

puisque, plus haut, la Michna a énoncé la règle du pigoul pour celui qui pense [à manger] une chose dont la manière est précisément de la manger.

Et

si

tu dis que la règle de la pensée de faire monter en fumée et de manger, qui ne se joignent pas, énoncée dans notre Michna, n'est pas venue afin d'en tirer une autre règle par déduction, mais afin de nous faire entendre cette règle elle-même de

manger et faire monter en fumée,

que les pensées de faire monter en fumée et de manger ne se joignent pas, cela aussi

tu l'apprends déjà de la déduction du début,

puisque nous avons déduit au début qu'il faut que les pensées de manger et de faire monter en fumée portent sur une chose destinée à cela ; et s'il a pensé à manger, le lendemain, une moitié de volume d'olive de restes et une moitié de volume d'olive de poignée, ce n'est pas une pensée de pigoul ; et, puisqu'il en est ainsi, il est évident que les pensées de manger et de faire monter en fumée ne se joindront pas,

car maintenant, si, pour manger

une moitié de volume d'olive de restes

et manger une chose dont la manière n'est pas de la manger

c'est-à-dire une moitié de volume d'olive de poignée, alors que, dans les deux cas, il a formé une pensée de manger,

tu as dit que cela ne se joint pas ; pour manger

une moitié de volume d'olive de restes

et faire monter en fumée

une moitié de volume d'olive de poignée, alors que les pensées diffèrent également par leur réalisation,

faut-il poser la question

qu'elles ne se joignent pas !?

Nous répondons :

oui, « manger et faire monter en fumée » lui était nécessaire,

pour que la Michna nous fasse entendre que ces deux pensées ne se joignent pas ; et tu ne peux pas l'apprendre de la règle de la pensée portant sur une chose qui lui est destinée. Car

on aurait pu penser :

précisément

là,

au début, lorsqu'il a pensé à manger une moitié de volume d'olive de restes et une moitié de volume d'olive de poignée,

c'est

que nous avons dit que cela ne se joint pas, puisque

il pense d'une manière qui n'est pas la manière habituelle

à propos de la moitié de volume d'olive de poignée, puisque sa manière n'est pas d'être mangée, et il a pensé à la manger,

mais ici,

à la fin,

puisque, pour cette

moitié de volume d'olive de restes sur laquelle il a pensé pour la manger,

il pense de la manière habituelle, et pour cette

moitié de volume d'olive de poignée sur laquelle il a pensé à la faire monter en fumée,

il pense de la manière habituelle ; dis que cela se joindrait ; il nous fait entendre

la fin, que cela ne se joint pas.

Nous reviendrons à toi, chapitre « Toutes les offrandes de farine ».

Michna :

Celui qui prélève le komets de l’offrande de farine,

et qui, au moment du prélèvement, a pensé à

manger ses restes, ou à faire brûler son komets, le lendemain, Rabbi Yossi reconnaît —

lui qui, plus loin dans la Michna, est en désaccord au sujet de celui qui pense à faire brûler l’encens —

que, dans ce cas, c’est du pigoul, et l’on est passible de karet pour cela.

Mais si l’on a prélevé en vue

de faire brûler son encens le lendemain, Rabbi Yossi dit : c’est inapte, et il n’y a pas de karet pour cela.

Et les Sages disent : c’est du pigoul, et l’on est passible de karet pour cela.

Les Sages lui dirent

à Rabbi Yossi :

« En quoi celui-ci diffère-t-il

[en quoi est-il différent]

de celui-ci,

l’encens,

du sacrifice,

si quelqu’un a égorgé un sacrifice animal en vue de faire brûler ses parties offertes le lendemain, c’est du pigoul ; il en est donc de même pour la combustion de l’encens d’une offrande de farine, qui est semblable à la combustion des parties offertes. Pourquoi la pensée portant sur la combustion de l’encens, formée au moment du prélèvement [qui est semblable à l’égorgement], ne serait-elle pas efficace ? »

Ils leur dirent :

ils ne sont pas comparables,

car le sang, la viande et les parties offertes du sacrifice ne forment qu’une seule chose, tandis que l’encens ne fait pas partie de l’offrande de farine.

Cette distinction sera expliquée dans la Guemara.

Guemara :

La Guemara examine :

« Pourquoi fallait-il enseigner

au début

“Rabbi Yossi reconnaît-il ce cas” ?

Pourquoi aurait-on pu penser qu’il est en désaccord sur ce point ?

Et nous répondons :

« Parce qu’il voulait enseigner à la fin : “Faire brûler son encens le lendemain, Rabbi Yossi dit : c’est inapte, et il n’y a pas de karet pour cela.” »

Et donc

« tu aurais pu dire que la raison de Rabbi Yossi

dans ce cas

est qu’il pense qu’on ne rend pas pigoul par la moitié d’un acte rendant permis ;

si l’on a formé une pensée de pigoul au sujet du service de la moitié d’un acte rendant permis, ce n’est pas du pigoul. Et puisque la combustion du komets et la combustion de l’encens rendent ensemble les restes permis, la combustion de l’encens est un service de la “moitié d’un acte rendant permis”. Par conséquent, si l’on a pensé à faire brûler son encens le lendemain, ce n’est pas du pigoul »,

et

si tel était le cas, il s’ensuivrait que

même le début également

ne serait pas du pigoul, puisque la combustion du komets est elle aussi le service de la moitié d’un acte rendant permis.

Mots de ce daf dans le dictionnaire