Version texte de ce daf : original et traduction
Mé'ila 16a (טז.) — le Talmud en français
Mé'ila 16a (מעילה טז.): Ils n'ont pas enseigné, que ce que la Mishna a formulé «toutes les nivilot», et cela signifie que des bêtes impures se joignent aux bêtes pures, mais agrégation en ce qui…
Texte original — Mé'ila 16a (טז.)
לא שנו
, מה ששנתה המשנה "כל הנבילות", ומשמע שבהמות טמאות מצטרפות עם בהמות טהורות,
אלא
צירוף
לענין טומאה
.
אבל לענין
איסור
אכילה
, לא "כל הנבילות" מצטרפין,
אלא: טהורין
מצטרפין
בפני עצמן
ללקות על לאו של נבילה,
וטמאין בפני עצמן
, ללקות על הלאו של אכילת בהמה טמאה. ולא משום איסור נבילה, כי אין איסור נבילה חל על איסור בהמה טמאה .
ולוי אמר: אפילו לאכילה נמי מצטרפין
, כי, לדעתו, חל איסור נבילה על איסור בהמה
טמאה , הילכך: גם הטהורין וגם הטמאים אסורים באכילה משום נבלה, וכולם מצטרפין.
ורב אסי אמר: טהורים לעצמן וטמאין לעצמן
.
הגמרא מבארת דברי רב אסי:
איכא דאמרי
: רב אסי
פליגא אדרב
, חולק על רב, וסובר שבהמות טמאות אינם מצטרפין עם הטהורות, אפילו לא לענין טומאה. וכיון שאינם מצטרפין לענין אכילה, אינם מצטרפין כלל . ומה שאמרה המשנה "כל הנבילות", היינו טהורים בפני עצמן כגון: פרה ועז, לענין איסור אכילת נבילה ולענין טומאת נבלת בהמה טהורה, וטמאין בפני עצמן כגון: חמור וגמל, לענין איסור אכילת בהמה טמאה ולענין טומאת נבלת בהמה טמאה בלבד . ואין הטהורים מצטרפין עם הטמאים אפילו לענין טומאת נבלות.
ואיכא דאמרי: לא פליגא
, רב אסי אינו חולק על רב, וסובר כמותו. ומה שאמר "טהורים בפני עצמן וטמאים בפני עצמן", היינו לענין אכילה בלבד, כדברי רב .
מיתבי
: הגמרא מביאה ברייתא, ומדייקת ממנה, שלא כדברי רב ורב אסי בלישנא בתרא .
הברייתא מדברת בענין איסור אכילת נבילה, וכך נאמר בה:
מיתת פרה
, נבלת בהמה טהורה,
וחיי גמל
, ובשר שפרש מבהמה טמאה בחייה,
אין מצטרפין
, ואם אכל חצי כזית מזו וחצי כזית מזה, אינו לוקה, לא משום איסור אכילת נבילה, ולא משום איסור אכילת בשר מן החי [וגם הוא שיעורו בכזית ].
והברייתא אינה מדברת לענין צירוף לגבי טומאת נבילות, כי בשר מן החי, אינו מטמא טומאת נבילות .
ויש לדייק מהברייתא:
הא מיתת שניהם מצטרפין
, לענין אכילה, וחצי זית מפרה מתה וחצי זית מגמל מת, מצטרפין לכזית ללקות עליהם על איסור אכילת נבילה.
וקשה על רב, ועל רב אסי ללישנא בתרא .
ומתרצינן: לא נדייק מהברייתא "הא מיתת שניהם מצטרפין", אלא,
אימא
, נדייק:
הא חיי שניהם
, הפרה הטהורה והגמל הטמאה,
מצטרפין
, ללקות עליהן באכילתן משום איסור בשר מן החי,
ומני
, וכדברי מי נשנתה הברייתא?
רבי יהודה היא, דאמר: אבר מן החי
, וכן בשר מן החי
נוהג
גם
ב
בהמה
טמאה
.
ומקשינן:
אבל מיתת שניהם
, כששניהם מתו,
מאי
, מה סוברת הברייתא? וכי [לדעת רב ורב אסי בלישנא בתרא] סוברת, ש
לא מצטרפי
ללקות על איסור אכילת נבילה?
אם כן
, יוקשה,
מאי איריא דרהיט ותני
, למה מיהרה הברייתא לומר "
מיתת פרה וחיי גמל
, אין מצטרפין לאיסור נבילה, ואין בכך חידוש, כי הגמל חי ואיננו נבילה,
הא אפילו מיתת שניהם לא מצטרפי
, ויש בכך חידוש גדול, שאף על פי ששניהם נבילות, אין מצטרפין, מפני שאיסור נבילה לא חל על הטמאה?
וממשיך המקשן:
ועוד תניא
, שנינו בברייתא :
חצי זית פרה בחייה וחצי זית גמל במיתתה
[צריך לומר:
במיתתו
],
אין מצטרפין
, מפני שהם שני שמות שונים, הפרה אסורה משום בשר מן החי, והגמל משום בהמה טמאה.
וממשיכה הברייתא:
אבל חצי זית מפרה וחצי זית מגמל, בין בחייהן בין במיתתן
,
מצטרפין
.
ועתה, מה פירוש הסיפא "בין בחייהן בין במיתתן", אם תאמר: האחד חי והאחד מת, כגון גמל חי ופרה מתה, או גמל מת ופרה חיה,
קשיא רישא אסיפא
, שברישא שנינו "פרה בחייה וגמל במיתתה, אין מצטרפין", ואילו בסיפא שנינו שמצטרפין?
אלא לאו
, שפירוש הסיפא הוא "בין בחייהן", ששניהם חיין, ומצטרפין לאיסור בשר מן החי [לרבי יהודה הסובר שנוהג בטמאין], "ובין במיתתן" ששניהן מתו, ומצטרפין לאיסור אכילת נבילה,
שמע מינה: מיתת שניהם, מצטרפין
, לאיסור אכילת נבילה !
וקשה על רב ורב אסי בלישנא בתרא הסוברים: טהורין בפני עצמן וטמאין בפני עצמן?
ומתרצינן:
אמר לך רב אסי
[וכן רב ]: אכן, הברייתא סוברת שהטמאין מצטרפין לאיסור אכילת נבילה, כי
האי תנא סבר
"
איסור חל על איסור
", הלכך חל איסור נבילה על איסור בהמה טמאה,
ואילו אנחנו [רב אסי ללישנא בתרא ורב] אמרנו שאינם מצטרפין, כי לדעת המאן דאמר ש"אין איסור חל על איסור", לא חל איסור נבילה על בהמה טמאה.
Traduction française
Ils n'ont pas enseigné,
que ce que la Mishna a formulé «toutes les nivilot», et cela signifie que des bêtes impures se joignent aux bêtes pures,
mais
agrégation
en ce qui concerne l'impureté.
Mais en ce qui concerne
l'interdiction
de manger,
«ce n'est pas ‹toutes les nivilot› qui se joignent»,
mais : les purs
se joignent
par elles-mêmes
pour encourir la flagellation pour la transgression de nivilah,
et sont impurs par eux-mêmes
pour encourir la sanction de l'interdit de manger une bête impure. Et non à cause de l'interdit de nivilah, car l'interdit de nivilah ne s'applique pas à l'interdit de bête impure.
Et Levi dit : même pour la nourriture aussi ils se joignent,
car, selon lui, l'interdit de nivilah s'applique à l'interdit de bête
impure . Donc : tant les purs que les impurs sont interdits à la consommation pour nivilah, et tous se joignent.
Et Rav Assi dit : purs par eux-mêmes et impurs par eux-mêmes.
La Guemara explique les paroles de Rav Assi :
Il y a ceux qui disent :
Rav Assi
diffère ; au contraire
conteste Rav, et soutient que les bêtes impures ne se joignent pas aux pures, même pour l'impureté. Et puisque elles ne se joignent pas en ce qui concerne la consommation, elles ne se joignent pas du tout. Et ce que dit la Mishna «toutes les nivilot», cela signifie : les purs par eux-mêmes, tels que la vache et la chèvre, en ce qui concerne l'interdiction de manger une nivilah et en ce qui concerne l'impureté d'une nivilah d'une bête pure ; et les impurs par eux-mêmes, tels que l'âne et le chameau, en ce qui concerne l'interdiction de manger une bête impure et en ce qui concerne l'impureté d'une nivilah d'une bête impure seulement. Et les purs ne se joignent pas aux impurs même pour l'impureté des nivilot.
Et il y a ceux qui disent : pas de divergence
Rav Assi ne diffère pas de Rav, et pense comme lui. Et ce qu'il a dit «purs par eux-mêmes et impurs par eux-mêmes» signifie uniquement en ce qui concerne la consommation, selon l'avis de Rav.
Meytavi :
La Guemara rapporte une baraïta et la précise d'après elle, non comme le disent Rav et Rav Assi dans la seconde recension.
La baraïta traite de l'interdit de manger une nivilah, et ainsi y est-il dit :
mort d'une vache
nivilah d'une bête pure,
et vie d'un chameau
et chair détachée d'une bête impure pendant qu'elle est vivante,
ne se joignent pas,
et si quelqu'un a mangé une demi-zayit de l'un et une demi-zayit de l'autre, il ne reçoit pas la flagellation, ni à cause de l'interdit de manger une nivilah, ni à cause de l'interdit de manger de la chair d'un animal vivant [et celle-ci a aussi pour mesure une zayit].
La baraïta ne traite pas de l'agrégation relative à l'impureté des nivilot, car la chair détachée d'un animal vivant n'affecte pas l'impureté de nivilah du tout.
Il convient de préciser la baraïta :
Or : la mort des deux se joint
en ce qui concerne la consommation, et une demi-zayit d'une vache morte et une demi-zayit d'un chameau mort se joignent pour atteindre une zayit et recevoir la flagellation pour l'interdit de manger une nivilah.
Ceci est difficile pour Rav, et pour Rav Assi dans la seconde recension.
Et nous proposons une autre harmonisation : ne précisons pas la baraïta «Or la mort des deux se joignent», mais
si l'on dit
que l'on doit préciser :
Or : la vie des deux
la vache pure et le chameau impur
se joignent
pour être châtiés pour leur consommation à cause de l'interdit de chair d'un animal vivant,
et d'où
? et selon qui la baraïta a-t-elle été répétée ainsi ?
C'est R. Yehuda qui (l'a énoncée), car il a dit : l'ever d'un animal vivant
et de même la chair d'un animal vivant
a effet
aussi
dans
une bête
impure.
Et nous demandons :
Mais la mort des deux
lorsque les deux sont morts,
quoi
que soutient la baraïta ? Est-ce qu'elle pense, [selon Rav et Rav Assi dans la seconde recension], que
ils ne se joignent pas
pour encourir la flagellation pour l'interdit de manger une nivilah ?
Si c'est le cas,
cela sera difficile :
pourquoi alors la baraïta s'est-elle hâtée et a-t-elle enseigné
pourquoi la baraïta a-t-elle donc dit précipitamment
«mort de la vache et vie du chameau»
— laquelle (formulation) : «même la mort des deux ne se joint pas» — n'y a-t-il pas une grande nouveauté dans l'affirmation «même si les deux sont morts ils ne se joignent pas», car bien qu'ils soient tous deux des nivilot, ils ne se joignent pas, parce que l'interdit de nivilah ne s'applique pas à l'impureté ? (text continues) ?
Et le questionneur poursuit :
Et en outre il est enseigné
que nous avons appris dans la baraïta :
une demi-zayit d'une vache vivante et une demi-zayit d'un chameau dans sa mort
Il faut dire :
dans sa mort],
ne se joignent pas,
parce qu'il s'agit de deux interdits différents : la vache est interdite à cause de la chair d'un animal vivant, et le chameau à cause d'une bête impure.
Et poursuit la baraïta :
Mais un demi-zayit d'une vache et un demi-zayit d'un chameau, que ce soit de leur vivant ou après leur mort
se joignent.
Et maintenant, quel est le sens de la conclusion «que ce soit de leur vivant ou après leur mort» ; si tu dis : l'un est vivant et l'autre mort, par exemple le chameau vivant et la vache morte, ou le chameau mort et la vache vivante,
Il y a une difficulté entre l'amorce et la conclusion ,
car à l'amorce nous avons enseigné «vache vivante et chameau dans sa mort, ils ne se joignent pas», tandis qu'à la conclusion nous avons enseigné qu'ils se joignent ?
Au contraire ,
car l'explication de la conclusion est «que ce soit de leur vivant», c'est‑à‑dire qu'ils sont tous deux vivants, et ils se joignent à l'interdiction de la viande provenant d'un animal vivant [selon Rabbi Yehuda qui tient qu'on statue en matière d'impuretés], «et que ce soit après leur mort», c'est‑à‑dire qu'ils sont tous deux morts, et ils se joignent à l'interdiction de manger une névila,
On en conclut : si les deux sont morts, ils se joignent
à l'interdiction de manger une névila.