Version texte de ce daf : original et traduction
Méguila 30b (ל:) — le Talmud en français
Méguila 30b (מגילה ל:): Et quelle est la quatrième Chabbat — - toute [semaine] dans laquelle tombe Roch ‘Hodech Nissan, même la veille de Chabbat. Dans ce cas, même Chmouel est d’accord : la veille…
Texte original — Méguila 30b (ל:)
ואיזו היא שבת רביעית
-
כל שחל ראש חדש ניסן להיות בתוכה, ואפילו בערב שבת.
ובהא אפילו שמואל מודה, דערב שבת דומיא דתוכה - ומקדימין לקרות בשבת שעברה, דאי לאו הכי - הרי קדמה עשיה דלקיחת קרבן הפסח בראש חודש ניסן, האמורה בפרשת "החודש" - לשמיעה.
שנינו במשנתינו:
בחמישית חוזרין לכסדרן וכו'.
והוינן בה:
לסדר מאי?
כלומר, איזה סדר הפסיקו - שעתה חוזרין אליו?
רבי אמי אמר: לסדר פרשיות
של כל השנה
הוא חוזר.
שעד עתה לא קראו אלא את ארבע הפרשיות, ולא קראו את הפרשיות של סדר כל השנה.
רבי ירמיה אמר: לסדר הפטרות הוא חוזר.
שעד עתה הפטירו מעין ארבע פרשיות, כדאמרן בברייתא לעיל. אבל אין צריך לחזור לסדר פרשיות, דסבירא ליה דגם בשבתות אלו של ארבע פרשיות, קראו גם את הפרשה של סדר כל השנה.
אמר אביי: כוותיה דרבי אמי מסתברא. דתנן: לכל מפסיקין, לראשי חדשים, לחנוכה, ולפורים, לתעניות, ולמעמדות, וליום הכפורים
.
בשלמא למאן דאמר לסדר פרשיות הוא חוזר, היינו
דקתני דלתעניות ולמעמדות נמי מפסיקין, אף על גב דהוו דווקא בחול,
ד
הא
איכא פרשה בחול,
בימי שני וחמישי, ושייך לומר דמפסיקין מקריאת כל השנה, וקורין את קריאת תעניות ומעמדות.
אלא למאן דאמר לסדר הפטרות הוא חוזר, הפטרה בחול
-
מי איכא,
ומאי שייכא הפסקה בחול לענין הפטרה?!
ואידך,
רבי ירמיה, אמר לך:
הא
-
כדאיתא, והא
-
כדאיתא.
דבחול דאין שייך הפטרה - ודאי דההפסקה היא בפרשיות. ובשבת דאיכא הפטרה - ההפסקה היא בהפטרות, דהיכא דאפשר להפסיק רק בהפטרות - לא מפסיקין את קריאת סדר כל השנה.
ומקשינן לרבי ירמיה, דאמר דהיכא דאפשר - לא מפסקינן:
ובתעניות,
דאיכא קריאה במנחה,
למה לי הפסקה
כלל?
ליקרי מצפרא בענינא דיומא
של כל השנה,
ובמנחה
יקרא
בתעניתא!?
ואמרינן:
מסייע ליה לרב הונא.
דאמר רב הונא: מצפרא
של יום התענית -
כינופיא
[
כינוס
]
.
שבבוקר מאספין את הציבור, ובודקין ומזהירין אם יש עבירות בידם - שיחדלו, כדי שתתקבל התענית. לפיכך אין פנאי לקרות בתורה בשחרית .
היכי עבדינן?
אמר אביי: מצפרא לפלגיה דיומא
-
מעיינינן במילי דמתא,
אם יש עבירות בידם, וכדאמרן לעיל.
מפלגיה דיומא
-
לפניא
[עד הערב],
ריבעא דיומא
-
קרא ומפטרי
[קוראין בתורה ומפטירין].
וריבעא דיומא
-
בעו רחמי. שנאמר: "ויקראו בספר תורת ה' אלהיהם רביעית היום, ורביעית מתוודים ומשתחוים".
ומקשינן:
ואיפוך אנא,
ונימא דמצפרא לפלגא דיומא - קוראין ומפטירין וכו', ומפלגא דיומא לפניא - מעיינינן במילי דמתא?
ומתרצינן:
לא סלקא דעתך. דכתיב: "ואלי יאספו כל חרד בדברי אלהי ישראל על מעל הגולה ואני יושב משומם עד למנחת הערב", וכתיב
בסיפא ההוא קרא:
"ובמנחת הערב
קמתי מתעניתי
וגו' ואפרשה כפי אל ה'". חזינן דתפילה - לעת ערב היא.
מתניתין:
בפסח
-
קורין בפרשת מועדות של תורת כהנים,
דהיינו: "שור או כשב או עז וגו'" [ויקרא כ"ב], וביום טוב ראשון של פסח מיירי. ובשאר ימי הפסח - מלקט וקורא מענינו של פסח, כדאמרינן בברייתא בגמרא .
בעצרת
-
"שבעה שבועות"
[דברים ט"ז].
בראש השנה
-
"בחדש השביעי באחד לח דש". ביום הכפורים
קורין בפרשת
"אחרי מות". ביום טוב הראשון של חג
הסוכות -
קורין בפרשת מועדות שבתורת כהנים. ובשאר כל ימות החג
-
בקרבנות החג
שבפרשת פנחס .
בחנוכה
קורין
בנשיאים,
דהיינו: "ויקרבו הנשאים את חנכת המזבח וגו'" [במדבר ז'] .
בפורים
קרינן:
"ויבא עמלק".
בראשי חדשים
-
"ובראשי חדשיכם".
במעמדות
-
במעשה בראשית,
ובמס' תענית [כ"ז ע"ב] מפרש טעמא, משום דבשביל הקרבנות - מתקיימין שמים וארץ.
Traduction française
Et quelle est la quatrième Chabbat —
toute [semaine] dans laquelle tombe Roch ‘Hodech Nissan, même la veille de Chabbat.
Dans ce cas, même Chmouel est d’accord : la veille de Chabbat est comparable à « dans laquelle » — et l’on avance la lecture au Chabbat précédent ; car sinon, voici que l’accomplissement — celui de la prise de l’agneau pascal le premier jour de Nissan, mentionnée dans la paracha de « Ce mois-ci » — aurait précédé l’écoute.
Nous avons enseigné dans notre Michna :
« À la cinquième, ils reviennent à leur ordre, etc. »
Et nous nous sommes interrogés à ce sujet :
À quel ordre ?
C’est-à-dire : quel ordre ont-ils interrompu, pour y revenir maintenant ?
Rabbi Ami a dit : à l’ordre des parachiot
de toute l’année
revient-il.
Jusqu’à présent, ils n’ont lu que les quatre parachiot et n’ont pas lu les parachiot de l’ordre de toute l’année.
Rabbi Yirmeya a dit : à l’ordre des haftარot revient-il.
Jusqu’à présent, ils ont lu comme haftara un passage correspondant aux quatre parachiot, comme nous l’avons dit dans la baraïta plus haut. Mais il n’a pas besoin de revenir à l’ordre des parachiot, car il pense que, même lors de ces Chabbatot des quatre parachiot, ils ont également lu la paracha de l’ordre de toute l’année.
Abayé a dit : l’avis de Rabbi Ami est plus vraisemblable. Car nous avons enseigné : pour tout, on interrompt ; pour les Roch ‘Hodech, pour ‘Hanouka et pour Pourim, pour les jeûnes, pour les ma’amadot et pour Yom Kippour .
Cela va de soi selon celui qui dit : il revient à l’ordre des parachiot ; c’est cela
qu’il enseigne : pour les jeûnes et pour les ma’amadot également, on interrompt, bien qu’ils aient lieu précisément en semaine,
car
voici qu’
il y a une paracha en semaine,
les lundis et les jeudis ; il est donc pertinent de dire qu’ils interrompent la lecture de toute l’année et lisent la lecture des jeûnes et des ma’amadot.
Mais selon celui qui dit : il revient à l’ordre des haftarot, une haftara en semaine —
y en a-t-il,
et quel rapport une interruption en semaine aurait-elle avec la haftara ?!
Et l’autre,
Rabbi Yirmeya, te répondrait :
ce cas-ci —
comme il est établi, et ce cas-ci —
comme il est établi.
En semaine, où il n’est pas question de haftara, l’interruption concerne certainement les parachiot. Et le Chabbat, où il y a une haftara, l’interruption concerne les haftarot : lorsqu’il est possible d’interrompre uniquement dans les haftarot, on n’interrompt pas la lecture de l’ordre de toute l’année.
Et nous objectons à Rabbi Yirmeya, qui dit que lorsqu’il est possible, on n’interrompt pas :
et lors des jeûnes,
où il y a une lecture à Min’ha,
à quoi sert une interruption
quelconque ?
Qu’il lise le matin sur le sujet du jour
de toute l’année,
et à Min’ha —
qu’il lise
sur le jeûne !?
Et nous disons :
cela vient à l’appui de Rav Houna.
Car Rav Houna a dit : le matin
du jour du jeûne —
rassemblement [
réunion ].
Le matin, on rassemble le public, on examine et on avertit s’il y a des fautes entre leurs mains — afin qu’ils cessent, pour que le jeûne soit accepté. C’est pourquoi il n’y a pas de temps pour lire la Torah le matin .
Comment procédons-nous ?
Abayé a dit : du matin jusqu’au milieu de la journée —
nous examinons les affaires de la ville,
s’il y a des fautes entre leurs mains, comme nous l’avons dit plus haut.
Du milieu de la journée —
jusqu’au soir [
jusqu’au soir ],
un quart de la journée —
on lit et l’on fait la haftara [
on lit dans la Torah et l’on fait la haftara ].
Et un quart de la journée —
ils demandent miséricorde. Comme il est dit : « Ils lurent dans le livre de la Torah de l’Éternel, leur Dieu, pendant un quart de la journée, et pendant un quart, ils se confessaient et se prosternaient. »
Et nous objectons :
Et que je renverse
les choses, et que je dise que, du matin jusqu’au milieu de la journée, ils lisent et font la haftara, etc., et que, du milieu de la journée jusqu’au soir, ils examinent les affaires de la ville ?
Et nous répondons :
Cela ne saurait être. Car il est écrit : « Et auprès de moi se rassemblèrent tous ceux qui tremblaient aux paroles du Dieu d’Israël, à cause de la faute des exilés ; et moi, je restai assis, désolé, jusqu’à l’offrande du soir », et il est écrit
à la fin de ce verset :
« Et à l’offrande du soir
je me levai de mon jeûne
etc., et j’étendis mes mains vers l’Éternel. » Nous voyons que la prière a lieu vers le soir.
Michna :
À Pessa’h —
on lit la paracha des fêtes du Torat Cohanim,
c’est-à-dire : « Un taureau, un agneau ou un chevreau, etc. » [Lévitique 22], et il s’agit du premier jour de fête de Pessa’h. Lors des autres jours de Pessa’h, on choisit et lit ce qui concerne Pessa’h, comme nous le disons dans la baraïta de la Guemara .
À Chavouot —
« Sept semaines » [
Deutéronome 16 ].
À Roch Hachana —
« Au septième mois, le premier jour du mois ». À Yom Kippour —
on lit dans la paracha
« Après la mort ». Le premier jour de fête de la fête
de Soukot —
on lit dans la paracha des fêtes qui se trouve dans le Torat Cohanim. Et pendant tous les autres jours de la fête —
dans les sacrifices de la fête
qui se trouvent dans la paracha de Pin’has .
À ‘Hanouka —
on lit
dans les princes,
c’est-à-dire : « Les princes s’approchèrent pour l’inauguration de l’autel, etc. » [Nombres 7] .
À Pourim —
on lit :
« Amalek vint. »
Aux Roch ‘Hodech —
« Et à vos Roch ‘Hodech. »
Pour les ma’amadot —
dans l’œuvre de la Création,
et le traité Ta’anit [27 b] en explique la raison : c’est grâce aux sacrifices que les cieux et la terre subsistent.