Version texte de ce daf : original et traduction
Méguila 23a (כג.) — le Talmud en français
Méguila 23a (מגילה כג.): Rav Hiya bar Avin dit : J’ai vu Abayé et Rava - - qui priaient inclinés sur le côté. C’est-à-dire qu’ils s’inclinaient sur leurs côtés et ne tombaient pas réellement sur leur…
Texte original — Méguila 23a (כג.)
אמר רב חייא בר אבין: חזינא להו לאביי
ורבא
-
דמצלי אצלויי.
דהיינו, שהיו מטין על צידיהן, ולא היו נופלין על פניהם ממש, לפי שאין אדם חשוב רשאי ליפול על פניו .
שנינו במשנתינו:
ביום טוב חמשה ביום הכפורים ששה וכו'.
ותמהינן:
מתניתין מני, לא רבי ישמעאל ולא רבי עקיבא!?
דתניא: ביום טוב
קורין
חמשה. וביום הכפורים
-
ששה. ובשבת
-
שבעה. אין פוחתין מהן, ואין מוסיפין עליהן. דברי רבי ישמעאל.
רבי עקיבא אומר: ביום טוב
קורין
חמשה. וביום הכפורים
-
שבעה. ובשבת
-
ששה
.
אין פוחתין מהן, אבל מוסיפין עליהן.
אם כן, מתניתין
מני?
אי רבי ישמעאל
-
קשיא תוספת,
דהא במתניתין קתני דמוסיפין עליהן!
ו
אי רבי עקיבא
-
קשיא ששה ושבעה,
דאיהו אמר דביום הכפורים שבעה, ובשבת ששה, ואילו במתניתין קתני דביום הכפורים ששה, ובשבת שבעה!?
אמר רבא
: מתניתין - כ
תנא דבי רבי ישמעאל היא.
דתנא דבי רבי ישמעאל: ביום טוב
קורין
חמשה. ביום הכפורים
-
ששה. בשבת
-
שבעה. אין פוחתין מהן, אבל מוסיפין עליהן, דברי רבי ישמעאל.
ותמהינן: אם כן,
קשיא
הא
ד
תנא דבי
רבי ישמעאל
דשרי להוסיף -
אדרבי ישמעאל
דברייתא דלעיל!?
ומתרצינן:
תרי תנאי
נינהו, ו
אליבא דרבי ישמעאל.
דחד אמר משמיה הכי, וחד אמר הכי.
מאן תנא להא דתניא: ביום טוב
בשחרית -
מאחרין לבוא
לבית הכנסת, משום שצריכין לטרוח בסעודת היום ,
וממהרין לצאת
משום שמחת יום טוב.
ביום הכפורים
-
ממהרין לבוא, ומאחרין לצאת.
ובשבת
-
ממהרין לבוא,
לפי שאין טרודין בצרכי סעודה, שהרי הכינו כבר הכל מבעוד יום, ואם כן, יכולין למהר ביאתן לבית הכנסת, כדי לקרות קריאת שמע כותיקין.
וממהרין לצאת
משום עונג שבת.
לימא רבי עקיבא
היא,
דאית ליה גברא יתירא
בקריאת יום הכפורים, שקורין בו שבעה, ואילו בשבת - קורין ששה, ולהכי מאחרין לצאת יותר מבשבת?
ודחינן: לא.
אפילו תימא רבי ישמעאל
היא. והאי דמאחרין יותר לצאת ביום הכפורים, היינו משום
דנפיש סידורא דיומא
[סדר תפילת היום].
והוינן בה:
הני שלשה, חמשה, ושבעה
קרואין,
כנגד מי
הם?
פליגי בה רבי יצחק בר נחמני וחד
אמורא
דעמיה. ומנו
[מיהו אותו אמורא דפליג עליה]?
רבי שמעון בן פזי.
ו
איכא ד
אמרי לה
הכי: פליגי בה
רבי שמעון בן פזי וחד דעמיה, ומנו
-
רבי יצחק בר נחמ ני.
ו
איכא ד
אמרי לה: רבי שמואל בר נחמני
הוא דפליג עליה.
חד אמר: כנגד ברכת כהנים.
דבפסוק ראשון של ברכת כהנים יש שלש תיבות, בפסוק שני - חמש תיבות, ובפסוק השלישי - שבע תיבות.
וחד אמר
: שלשה קרואין -
כנגד שלשה שומרי הסף
[דאיתא במלכים ב' כ"ה י"ח]. חמשה קרואין - כנגד
חמשה מ
תוך שבעת
רואי פני המלך
שהיו חשובים, כדאיתא התם [שם פסוק י"ט]. ושבעה - כנגד
שבעה רואי פני המלך,
כדכתיב: "שבעת שרי פרס ומדי רואי פני המלך" .
תני רב יוסף
: הני
שלשה חמשה ושבעה
כנגד
שלשה שומרי הסף, חמשה מרואי פני המלך, שבעה רואי פני המלך.
אמר ליה אביי: עד האידנא, מאי טעמא לא פריש לן מר
האי מילתא?
אמר ליה: לא הוה ידענא דצריכתו ליה. ומי בעיתו מינאי מילתא ולא אמרי לכו?!
אמר ליה יעקב מינאה
לרב יהודה: הני ששה
קרואין
דיום הכפורים, כנגד מי
הם?
אמר ליה: כנגד ששה שעמדו מימינו של עזרא, וששה משמאלו. שנאמר: "ויעמוד עזרא הסופר על מגדל עץ אשר עשו לדבר, ויעמוד אצלו מתתיה ושמע ועניה ואוריה וחלקיה ומעשיה על ימינו, ומשמאלו פדיה
ומישאל ומלכיה וחשום וחשבדנה זכריה משלם".
ותמהינן
: והא
הני
דעמדו משמאלו -
שבעה הוו!?
ומתרצינן:
היינו זכריה
-
היינו משלם
.
ואמאי קראו
לזכריה
משלם?
משום
דמישלם בעובדיה,
שהיה תמים במעשיו.
תנו רבנן: הכל עולין למנין שבעה. ואפילו קטן
,
ואפילו אשה
.
אבל אמרו חכמים: אשה לא תקרא בתורה
-
מפני כבוד צבור.
איבעיא להו: מפטיר
-
מהו שיעלה למנין שבעה
הקרואין, האם קריאתו חשיבא כחד מן הקרואין, או דלמא, בעינן שבעה קרואין - לבד מהמפטיר? פליגי בה
רב הונא ורבי ירמיה בר אבא. חד אמר
-
עולה, וחד אמר
-
אינו עולה.
ובהכי פליגי:
מאן דאמר עולה
-
דהא קרי
ככל הקרואין.
ומאן דאמר אינו עולה
-
כדעולא.
דאמר עולא: מפני מה המפטיר בנביא צריך שיקרא בתורה תחלה?
מפני כבוד תורה,
שלא יהא כבוד תורה וכבוד נביא שוה.
וכיון דמשום כבוד תורה הוא
דקורא בתורה, ולא חובה הוא -
למנינא לא סליק.
מיתיבי: המפטיר בנביא, לא יפחות מעשרים ואחד פסוקין, כנגד שבעה שקראו תורה.
ואם איתא
דהמפטיר אינו עולה למנין הקרואין, אלא קורין שבעה מלבדו, הא
עשרים וארבעה
פסוקין
הויין
כנגד הקרואין, דהא שמונה הם!?
Traduction française
Rav Hiya bar Avin dit : J’ai vu Abayé
et Rava -
qui priaient inclinés sur le côté.
C’est-à-dire qu’ils s’inclinaient sur leurs côtés et ne tombaient pas réellement sur leur face, car un homme important n’est pas autorisé à tomber sur sa face.
Nous avons appris dans notre Michna :
« Lors d’un jour de fête, cinq ; à Yom Kippour, six, etc. »
Et nous nous étonnons :
De qui est la Michna ? Ni de Rabbi Yichmaël ni de Rabbi Akiva !?
Car il a été enseigné dans une baraïta : Lors d’un jour de fête -
on lit
cinq [personnes]. Et à Yom Kippour -
six. Et à Chabbat -
sept. On n’en diminue pas le nombre, et on ne l’augmente pas. Telles sont les paroles de Rabbi Yichmaël.
Rabbi Akiva dit : Lors d’un jour de fête -
on lit
cinq. Et à Yom Kippour -
sept. Et à Chabbat -
six.
On n’en diminue pas le nombre, mais on peut l’augmenter.
Dès lors, de qui est la Michna
?
Si elle est de Rabbi Yichmaël -
l’ajout pose difficulté,
car la Michna enseigne qu’on peut les augmenter !
Et
si elle est de Rabbi Akiva -
les nombres six et sept posent difficulté,
car lui dit qu’à Yom Kippour on lit sept, et à Chabbat six, tandis que dans la Michna il est enseigné qu’à Yom Kippour on lit six, et à Chabbat sept !?
Rava dit :
La Michna est celle du
tan###י de l’école de Rabbi Yichmaël.
Car le tan###י de l’école de Rabbi Yichmaël a enseigné : Lors d’un jour de fête -
on lit
cinq. À Yom Kippour -
six. À Chabbat -
sept. On n’en diminue pas le nombre, mais on peut l’augmenter, telles sont les paroles de Rabbi Yichmaël.
Et nous nous étonnons : dès lors,
il y a difficulté
sur
ce que
le tan###י de l’école de
Rabbi Yichmaël
qui autorise à augmenter -
par rapport à Rabbi Yichmaël
de la baraïta précédente !?
Et nous répondons :
ce sont deux tannayim
qui existent, et
selon Rabbi Yichmaël.
L’un a dit en son nom ainsi, et l’autre a dit ainsi.
Quel tan###י est l’auteur de ce qui a été enseigné : Lors d’un jour de fête
au matin,
on arrive plus tard
à la synagogue, parce qu’il faut peiner pour le repas du jour,
et l’on sort plus tôt
en raison de la joie du jour de fête ?
À Yom Kippour -
on arrive plus tôt et l’on sort plus tard.
Et à Chabbat -
on arrive plus tôt,
car on n’est pas accaparé par les besoins du repas, puisque tout a déjà été préparé depuis la veille ; on peut donc se hâter de venir à la synagogue afin de réciter la lecture du Chema comme les vatikim.
Et l’on sort plus tôt -
en raison du plaisir de Chabbat.
Dirons-nous que c’est Rabbi Akiva
qui
considère qu’il y a un homme supplémentaire
pour la lecture de Yom Kippour, où l’on lit sept personnes, tandis qu’à Chabbat on en lit six, et que c’est pourquoi on sort plus tard qu’à Chabbat ?
Et nous repoussons : non.
Même si tu dis que c’est Rabbi Yichmaël
qui l’enseigne, le fait que l’on sorte plus tard à Yom Kippour s’explique par le fait
que l’ordre du jour est plus abondant
[l’ordre de la prière du jour].
Nous examinons cette question :
Ces trois, cinq et sept
lecteurs,
à quoi correspondent-ils
?
Rabbi Yits’hak bar Na’hmani et un
amora
de son groupe ont divergé à ce sujet. Et qui est-ce
[cet amora qui a divergé avec lui] ?
Rabbi Chim’on ben Pazi.
Et
certains
disent
ainsi : ils ont divergé à ce sujet,
Rabbi Chim’on ben Pazi et un homme de son groupe ; et qui est-ce -
Rabbi Yits’hak bar Na’hmani.
Et
certains
disent : c’est Rabbi Chemouel bar Na’hmani
qui a divergé avec lui.
L’un dit : cela correspond à la bénédiction des cohanim.
Dans le premier verset de la bénédiction des cohanim, il y a trois mots ; dans le deuxième verset, cinq mots ; et dans le troisième verset, sept mots.
Et l’autre dit :
les trois lecteurs
correspondent aux trois gardiens du seuil
[comme il est rapporté dans le Deuxième Livre des Rois, 25, 18]. Les cinq lecteurs correspondent aux
cinq des
sept
hommes qui voient la face du roi -
qui étaient importants, comme il est rapporté là-bas [verset 19]. Et les sept correspondent aux
sept hommes qui voient la face du roi,
comme il est écrit : « Les sept princes de Perse et de Médie, qui voient la face du roi ».
Rav Yossef a enseigné :
ces
trois, cinq et sept
correspondent aux
trois gardiens du seuil, aux cinq hommes parmi ceux qui voient la face du roi, et aux sept hommes qui voient la face du roi.
Abayé lui dit : Jusqu’à présent, pour quelle raison notre maître ne nous a-t-il pas exposé
cette chose ?
Il lui dit : Je ne savais pas que vous en aviez besoin. Et vous m’auriez demandé une chose sans que je vous la dise !?
Yaakov le Minéen dit
à Rav Yéhouda : Ces six
lecteurs
de Yom Kippour, à quoi correspondent-ils
?
Il lui dit : Ils correspondent aux six qui se tenaient à la droite d’Ezra, et aux six qui se tenaient à sa gauche. Comme il est dit : « Ezra le scribe se tenait sur une tour de bois qu’ils avaient faite pour cette affaire, et se tenaient auprès de lui Mattithya, Chem’a, Anaya, Ouriya, ‘Hilkia et Maasséya à sa droite, et à sa gauche Pedaya
Michéel, Malkiya, ‘Hachoum, ‘Hachbadana, Zekharýa et Mechoullam. »
Et nous nous étonnons :
mais
ceux-ci
qui se tenaient à sa gauche
étaient sept !?
Et nous répondons :
« Zekharýa, c’est
Mechoullam ».
Et pourquoi l’a-t-on appelé
Zekharýa
« Mechoullam » ?
Parce qu’il était
intègre dans ses actions,
il était parfait dans ses actes.
Les Sages ont enseigné : Tous peuvent entrer dans le compte des sept. Même un mineur,
et même une femme.
Mais les Sages ont dit : Une femme ne lira pas dans la Torah -
en raison de l’honneur du public.
Ils ont posé la question : Le maftir -
peut-il entrer dans le compte des sept
lecteurs ? Sa lecture est-elle considérée comme celle de l’un des lecteurs, ou bien faut-il sept lecteurs en plus du maftir ? Ils ont divergé à ce sujet,
Rav Houna et Rabbi Yirmeya bar Abba. L’un dit -
il entre dans le compte, et l’autre dit -
il n’entre pas dans le compte.
Et c’est sur cela qu’ils divergent :
Celui qui dit qu’il entre dans le compte -
car il lit
comme tous les lecteurs.
Et celui qui dit qu’il n’entre pas dans le compte -
conformément à l’enseignement d’Oula.
Car Oula a dit : Pourquoi le maftir dans les Prophètes doit-il d’abord lire dans la Torah ?
En raison de l’honneur de la Torah,
afin que l’honneur de la Torah et l’honneur des Prophètes ne soient pas égaux.
Et puisque c’est en raison de l’honneur de la Torah
qu’il lit dans la Torah, et que ce n’est pas une obligation,
il ne monte pas au compte.
On lui objecte : « Le maftir dans les Prophètes ne lira pas moins de vingt et un versets, correspondant aux sept qui ont lu dans la Torah. »
Et s’il en est ainsi,
si le maftir n’entre pas dans le compte des lecteurs et que l’on lit sept personnes en plus de lui, alors il y aurait
vingt-quatre
versets
!
Car ils sont huit !?