Version texte de ce daf : original et traduction
Ketoubot 82b (פב:) — le Talmud en français
Ketoubot 82b (כתובות פב:): Et nous enseignons : Que dirais-tu « et il la prit en yibum », dira le Tout-Puissant, et même après qu'il ait accompli le yibum les premiers continuent de lui faire le…
Texte original — Ketoubot 82b (פב:)
ומשנינן:
מהו דתימא "ויבמה", אמר רחמנא, ו
גם אחר שיבם
עדיין יבומין הראשונים עליה
[כלומר, עדיין אין זה כנישואין רגילים אלא כיבום], ולכן
לא תיסגי לה בגט אלא בחליצה.
[כיבמה].
קא משמע לן
שנחשבת כאשת איש רגילה.
עוד מקשה הגמרא - מה החידוש בכך ש
מחזירה
אם גרשה,
פשיטא
שיכול להחזירה ככל אשה?
ומשנינן -
מהו דתימא
כיון שבעצם היא אשת אחיו האסורה עליו, אלא כעת
מצוה דרמא רחמנא עליה
[יש עליו מצוה מיוחדת ליבם] ולכן כש
עבדה
[כשעשאה]
ו
גירש אותה,
השתא תיקום עליה באיסור אשת אח,
כבתחילה .
קא משמע לן
שאחר שנשאה הרי היא כאשה רגילה.
ומקשינן:
ואימא הכי נמי?
מנין לך שמותר לשוב ולקחתה שלא במקום מצות יבום?
ומשנינן:
אמר קרא "ולקחה לו לאשה",
שזהו קרא יתירא, ובא לומר:
כיון שלקחה, נעשית כאשתו.
שנינו במשנה -
"בלבד שתהא כתובתה על נכסי בעלה הראשון",
כלומר - בזה שונה היבמה משאר נשים, שאינו מתחייב לה כתובה משלו אלא מנכסי בעלה הראשון.
ומבארת הגמרא
מאי טעמא
אינו כותב לה כתובה משלו?
כיון ש
אשה הקנו לו מן השמים,
ולא מרצונו נשאה, אין לו לכתוב לה כתובה.
ו
בכל זאת תקנו חכמים ד
אי לית לה
כתובה
מ
ה
ראשון, אית לה משני. כדי שלא תהא קלה בעיניו להוציאה.
שנינו במשנה:
לא יאמר לה הרי כתובתיך
מונחת על השלחן, אלא כל נכסיו אחראים לכתובתה, וכן לא יאמר אדם לאשתו הרי כתובתיך מונחת על השלחן, אלא כל נכסיו אחראים לכתובתה.
ומבארת הגמרא -
מאי "וכן"?
כלומר, מה החידוש שלא יאמר אדם לאשתו וכו', מדוע שתהא אשתו גרועה יותר מיבמתו?
מהו דתימא, התם הוא דלא כתב לה דקנאי ודקנינא
[דוקא ביבם לא יאמר לה "הרי כתובתיך ... " כיון שלא שיעבד לה את הנכסים שקנה ושעתיד לקנות, ולכן אינה סומכת דעתה שלא יאבדו המעות],
אבל הכא,
באשתו,
דכתב לה דקנאי ודקנינא, אימא סמכה דעתה,
ואינה חוששת שיאבדו המעות, כיון שישתעבדו לה נכסים אחרים תחתיהם.
קא משמע לן,
שבכל אופן כיון שהיא סבורה שאין לה נכסים תחתיהם, אינה סומכת דעתה. ויבואו לידי איבה.
שנינו במשנה:
גרשה
היבם -
אין לה אלא כתובתה,
והשאר יכול היבם למכור.
ומדייקת הגמרא -
גרשה אין, לא גרשה לא.
כלומר - דוקא אם גרשה יכול למכור את השאר, אך כל זמן שלא גירשה לא יכול למכור. ו
קא משמע לן, כדרבי אבא
הנזכר לעיל (פא א), שאין היבם יכול למכור בנכסי אחיו, עד שיגרש.
שנינו במשנה:
"החזירה הרי היא ככל הנשים, ואין לה אלא כתובתה"
:
ומקשינן:
החזירה
-
מאי קא משמע לן?
הלא
תנינא
בפרק הכותב (לקמן פט ב) -
"המגרש את האשה ומחזירה, על מנת כתובה ראשונה מחזירה".
ומה התחדש לנו יותר במשנתינו?
ומשנינן -
מהו דתימא
דוקא
אשתו הוא
מחזירה על דעת כתובתה הראשונה, משום
דאיהו כתב לה כתובה מיניה,
[כתובתה הראשונה היא מנכסיו].
אבל יבמתו, דלא איהו כתב לה
אלא כתובתה על נכסי בעלה הראשון,
היכא דגרשה ואהדרה, אימא כתובתה מיניה, קא משמע לן
משנתנו שאף הוא מחזירה על דעת כתובתה הראשונה.
אמר רב יהודה: בראשונה היו כותבין
לבתולה מאתים, ולאלמנה מנה,
ולא היו משעבדים להן נכסים,
והיו מזקינין ולא היו נושאין נשים.
[כיון שהנשים חששו להנשא שמא כשימות יצניעו היורשים את מעות הירושה, ולא תוכלנה לגבות את כתובתן].
עד שבא שמעון בן שטח ותיקן
-
"כל נכסיו אחראין לכתובתה".
תניא נמי הכי
-
בראשונה היו כותבין לבתולה מאתים ולאלמנה מנה והיו מזקינין ולא היו נושאין נשים.
ולכן בתחילה
התקינו
-
שיהיו מניחין אותה
[את הכתובה]
בבית אביה, ועדיין
לא היה בכך די, כיון ש
כשהוא כועס עליה אומר לה "לכי אצל כתובתיך".
חזרו ו
התקינו
-
שיהיו מניחין אותה בבית חמיה
[אבי בעלה]. וה
עשירות עושות אותה קלתות של כסף ושל זהב, עניות היו עושות אותה עביט של מימי רגלים
, ואז לא היו חוששות שיאבד הכלי, כיון שדרכן היה לשמור היטב על כלי זה. תוספות.
ועדיין
לא היה בכך די, כיון
כשכועס עליה אומר לה "טלי כתובתיך וצאי".
עד שבא שמעון בן שטח ותיקן שיהא כותב לה "כל נכסי אחראין לכתובתה".
הדרן עלך פרק האשה שנפלו
--- title: "חברותא - כתובות — פרק תשיעי - הכותב לאשתו" source: "https://www.toratemetfreeware.com/online/f02351.html#HtmpReportNum0009L5" chapteranchor: "HtmpReportNum0009L5" --- פרק תשיעי - הכותב לאשתו
Оригинал главы פרק תשיעי - הכותב לאשתו
Traduction française
Et nous enseignons :
Que dirais-tu « et il la prit en yibum », dira le Tout-Puissant, et
même après qu'il ait accompli le yibum
les premiers continuent de lui faire le yibum
(c'est-à-dire, ce n'est pas encore comme un mariage ordinaire mais comme le yibum), et donc
on ne lui remettra pas de get mais on lui fera la chalitza.
(comme yibama).
Cela nous signifie
qu'elle est considérée comme une femme mariée ordinaire.
La Guemara objecte encore - quel est le nouveau point là-dedans que
qu'il la ramène
si (il) l'a divorcée,
c'est évident
qu'il peut la reprendre comme toute autre épouse ?
Et nous enseignons -
Que dirais-tu
puisqu'en vérité elle est l'épouse de son frère, interdite à lui ; mais maintenant
une mitsva du Tout-Puissant pèse sur lui à son égard
(il a sur lui une mitsva particulière de yibum) et quand
qu'elle ait eu des relations
(quand elle les eut)
et
qu'il l'ait divorcée,
alors désormais pèse sur elle l'interdit d'être l'épouse du frère,
comme au commencement.
Cela nous signifie
qu'après qu'il l'a épousée, elle est comme une femme ordinaire.
Nous objectons :
Et si l'on dit aussi ainsi ?
D'où sais-tu qu'il est permis de revenir et la reprendre en dehors de la mitsva de yibum ?
Et nous enseignons :
Le verset disait « et il la prit pour femme »,
ceci est un verset supplémentaire, et vient indiquer :
Puisqu'il l'a prise, elle devient comme sa femme.
Nous avons appris dans la Michna -
"à condition que sa ketouba soit sur les biens de son premier mari",
c'est‑à‑dire — en cela la yebama diffère des autres femmes, qu'on ne l'oblige pas à une ketouba de sa part mais sur les biens de son premier mari.
Et la Guemara explique :
Quelle est la raison ?
qu'il ne lui écrive pas une ketouba de sa part.
Parce que
une femme qui lui fut donnée par le Ciel,
et n'ayant pas été épousée de son propre gré, il ne lui revient pas d'écrire une ketouba.
Et
pourtant les Sages instituèrent que
si elle n'a pas
ketouba
de
le
premier, qu'elle en ait du second. Afin qu'il ne lui paraisse pas aisé à ses yeux de la répudier.
Nous avons appris dans la Michna :
Qu'on ne lui dira pas : 'voici tes ketoubot'
posées sur la table, mais tous ses biens sont responsables de sa ketouba ; de même on ne dira pas à un homme à son épouse 'voici tes ketoubot posées sur la table', mais tous ses biens répondent de sa ketouba.
Et la Guemara explique —
Que signifie « et ainsi » ?
c'est‑à‑dire, quel est le point nouveau que l'on ne devrait pas dire à son épouse, pourquoi son épouse serait‑elle moins assurée que sa yebama ?
Que dirais‑tu ? Là‑bas c'est qu'il ne lui écrivit parce qu'il est jaloux et craintif
(c'est précisément pour la yebama qu'il ne lui dira pas "voici tes ketoubot..." parce qu'il n'attacha pas à elle les biens qu'il gagna et qu'il gagnera, et donc elle ne s'en remet pas qu'on ne perde l'argent),
Mais ici,
pour son épouse,
qu'il lui écrivit parce qu'il est jaloux et craintif ; on dira qu'elle fit confiance,
et elle ne craint pas que l'argent se perde, puisqu'[alors] d'autres biens seront affectés pour elle à leur place.
Cela nous signifie,
qu'en tout cas, puisque elle suppose qu'elle n'a pas de biens en dessous d'eux, elle ne se fie pas. Et cela mène à l'hostilité.
Nous avons appris dans la Michna :
Il l'a répudiée
le yavam
il n'a pour elle que sa ketouba,
et le reste le yavam peut le vendre.
Et la Guemara précise —
S'il l'a répudiée — oui ; s'il ne l'a pas répudiée — non.
C'est‑à‑dire — précisément si elle est répudiée il peut vendre le reste, mais tant qu'il ne l'a pas répudiée il ne peut vendre. et
Cela nous signifie, comme l'enseigne Rav Abba
mentionné plus haut, que le yavam ne peut vendre sur les biens de son frère jusqu'à ce qu'il la répudie.
Nous avons appris dans la Michna :
"Si on la renvoie, elle est comme toutes les femmes, et il n'y a pour elle que sa ketouba."
Nous objectons :
"Il la renvoie"
Qu'est‑ce que cela nous signifie ?
N'est‑ce pas que
nous avons appris
dans la baraïta du chapitre « Celui qui écrit » (plus loin 86b) —
"'Celui qui répudie la femme et la renvoie, dans l'intention de la première ketouba il la renvoie'."
Et qu'y a‑t‑il de nouveau dans notre Michna ?
Et nous enseignons :
Que dirais‑tu ?
précisément
que c'est son épouse
qu'il la renvoie en considération de sa première ketouba, parce que
car lui‑même lui a écrit la ketouba,
sa première ketouba est de ses biens.
Mais sa yebama, qu'il ne lui a pas écrit
mais sa ketouba est sur les biens de son premier mari,
là où il l'a répudiée et l'a reprise, on dira 'sa ketouba est de lui' — cela nous signifie
de notre Michna que même elle est renvoyée en considération de sa première ketouba.
Dit Rav Yehuda : au commencement on écrivait
à la jeune fille deux cents, et à la veuve une mina,
et on ne leur assignait pas de biens en garantie,
et ils vieillissaient sans épouser de femmes.
Car les femmes craignaient de se marier, de peur que, quand il mourrait, les héritiers ne dissimulent les fonds de l'héritage et qu'elles ne puissent recouvrer leur ketouba.
Jusqu'à ce que Shimon ben Shetach vint et institua
'Tous ses biens sont responsables de sa ketouba.'
Il est aussi dit de même
Au commencement on écrivait pour la jeune fille deux cents et pour la veuve une mina, et on vieillissait sans se marier.
C'est pourquoi au début
ils instituèrent
qu'on la déposât
la ketouba
dans la maison de son père, et pourtant
ceci ne suffisait pas, car
lorsqu'il se fâchait contre elle il lui disait "va chez tes ketoubot".
Ils revinrent et
ils instituèrent
qu'on la dépose dans la maison de son beau‑père
(le père de son mari).
Les riches en faisaient des coffrets d'argent et d'or, les pauvres en faisaient une bassine d'eau pour les pieds.
Et alors elles ne craignaient pas que l'objet fût perdu, car il était d'usage de bien garder cet ustensile. Tossafot.
Et cependant
ceci ne suffisait pas, car
lorsqu'il se fâchait contre elle il lui disait "prends tes ketoubot et va‑t'en".
Jusqu'à l'arrivée de Shimon ben Shetach, qui institua qu'on écrive pour elle "tous ses biens sont responsables de sa ketouba".
Hadran aleikha, chapitre « La femme qui est tombée »