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Ketoubot 55b (נה:) — le Talmud en français

Ketoubot 55b (כתובות נה:): 2. Et concernant le prélèvement de la dîme de demay, mentionné explicitement dans la Michna de Demay [chapitre 4, Michna 1]. La Guemara s’étonne : Et est-ce que Rav qui…

Texte original — Ketoubot 55b (נה:)

ב.

ובתרומת מעשר של דמאי

המפורשת במשנה בדמאי [פרק ד משנה א].

תמהה הגמרא:

ו

כי

רב

החולק על רב נתן

לא אזיל בתר אומדנא

וזו היא אכן יסוד מחלוקתם של רב ורבי נתן!?

א. תקנו חכמים שמתנת שכיב מרע אינה צריכה מעשה קנין, שמא תטרף דעתו עליו, ולכן אמרו שדבריו ככתובים וכמסורים דמו.

ב. אף שהבריא אינו יכול להקנות לאחר את הלואתו שהלוה - מתנת שכיב מרע קונה אפילו הלואה.

ג. מתנת שכיב מרע אינה קונה אלא לאחר מיתה.

ד. שכיב מרע שעמד מחוליו הרי זה חוזר בו ממתנתו.

והא איתמר: מתנת שכיב מרע

שאינה צריכה שטר ולא קנין, וכתוב בה "כדקציר ורמי בערסיה" [כשהיה חולה ושוכב במיטתו] וכל שאר לשונות של שכיב מרע -

שכתוב בה קנין

, כלומר: כתוב בשטר שנעשה קנין סודר להקנותו למקבל המתנה, נחלקו בה אמוראים:

בבי רב משמיה דרב אמרי

[בישיבתו של רב היו אומרים משמו של רב]:

ארכביה

הנותן

אתרי רכשי

[הרכיבה הנותן למתנתו על שתי בהמות], כלומר: נתן בה שתי כוחות, ומפרש לה ואזיל.

ושמואל אמר: לא ידענא מאי אידון בה

[איני יודע איך לדון בה]!

ומבארת הגמרא:

בבי רב משמיה דרב אמרי, ארכביה אתרי רכשי

:

הרי היא כמתנת בריא, והרי היא

גם

כמתנת שכיב מרע!

הרי היא כמתנת בריא

: לענין

דאם עמד אינו יכול לחזור בו

, ואינה כמתנת שכיב מרע שאם עמד מחוליו הרי הוא יכול לחזור בו.

ו

הרי היא כמתנת שכיב מרע: שאם אמר "הלואתי

שהלויתי לאחר הרי היא נתונה

לפלוני

" - נקנית

הלואתו לפלוני

מחמת שהיא מתנת שכיב מרע, אבל משום הקנין אינו יכול לקנות, שאין קנין סודר מועיל להקנות הלואה לאחר.

ושמואל אמר: לא ידענא מאי אידון בה

:

כי

שמא לא גמר להקנותו

במתנת שכיב מרע שאינה צריכה קנין ולא שטר,

אלא בשטר

וקנין הוא שגמר להקנותו, ולאחר מיתה הוא שגמר להקנותו כשאר מתנת שכיב מרע, והרי

אין שטר

וקנין קונים

לאחר מיתה

, ולכן אפשר שאינו קונה כלל.

הרי שאף רב הולך אחר אומדנא שנתכוין להרכיב את המתנה על שתי כוחות, ואף שלא פירש שאכן כך כוונתו מוציא רב ממון.

Traduction française

2.

Et concernant le prélèvement de la dîme de demay,

mentionné explicitement dans la Michna de Demay [chapitre 4, Michna 1].

La Guemara s’étonne :

Et

est-ce que

Rav

qui contredit Rav Nathan

ne suit pas l’estimation — et est-ce là effectivement le fondement de la controverse entre Rav et Rabbi Nathan ?

a. Les Sages ont institué que le don d’un homme dangereusement malade ne nécessite pas d’acte d’acquisition, de peur que son esprit ne se trouble ; c’est pourquoi ils ont dit que ses paroles sont considérées comme écrites et remises. b. Bien qu’un homme en bonne santé ne puisse pas transférer à autrui la créance qu’il a prêtée, le don d’un homme dangereusement malade acquiert même une créance. c. Le don d’un homme dangereusement malade n’acquiert qu’après la mort. d. Un homme dangereusement malade qui s’est rétabli de sa maladie revient sur son don.

Et pourtant, il a été dit : le don d’un homme dangereusement malade —

qui ne nécessite ni acte écrit ni acquisition, et dans lequel est écrit : « Comme il était malade et couché dans son lit » [kédekarir vé-rami bé-’arseï], ainsi que toutes les autres expressions d’un homme dangereusement malade —

lorsqu’un acte d’acquisition y est écrit,

c’est-à-dire qu’il est écrit dans l’acte qu’un acte d’acquisition par mouchoir a été effectué pour le transférer au bénéficiaire du don, les amoraïm sont en désaccord :

À l’école de Rav, au nom de Rav, ils disent [

dans la maison d’étude de Rav, ils disaient en son nom ] :

il l’a fait monter sur deux chevaux de course

le donateur les deux chevaux de course [

le donateur a fait monter son don sur deux bêtes ],

c’est-à-dire : il lui a donné deux forces, comme il va l’expliquer.

Et Chmouel dit : je ne sais pas comment le juger [

je ne sais pas comment statuer à son sujet ] !

Et la Guemara explique : À l’école de Rav, au nom de Rav, ils disent : il l’a fait monter sur deux chevaux de course :

Il est comme le don d’un homme en bonne santé, et il est aussi

également

comme le don d’un homme dangereusement malade !

Il est comme le don d’un homme en bonne santé :

en ce qui concerne

que, s’il s’est rétabli, il ne peut pas revenir sur son don,

et il n’est pas comme le don d’un homme dangereusement malade, qui, s’il s’est rétabli de sa maladie, peut revenir sur son don.

Et

il est comme le don d’un homme dangereusement malade : si quelqu’un a dit : « Ma créance

que j’ai prêtée à autrui, la voici donnée

à Untel » —

la créance est acquise

à Untel

en raison du fait qu’il s’agit d’un don d’un homme dangereusement malade ; mais en vertu de l’acte d’acquisition, il ne peut pas l’acquérir, car un acte d’acquisition par mouchoir ne permet pas de transférer une créance à autrui.

Et Chmouel dit : je ne sais pas comment le juger :

Car

peut-être n’a-t-il pas achevé de la lui transférer

par le don d’un homme dangereusement malade, qui ne nécessite ni acte d’acquisition ni acte écrit,

mais seulement par un acte écrit

et un acte d’acquisition

il a achevé de la lui transférer ; et c’est après la mort qu’il a achevé de la lui transférer, comme pour tout don d’un homme dangereusement malade ; or

un acte écrit

et un acte d’acquisition n’acquièrent qu’après la mort,

et il est donc possible qu’il n’acquière rien du tout.

Il s’avère donc que même Rav suit l’estimation selon laquelle il avait l’intention de faire reposer le don sur deux forces ; et bien qu’il n’ait pas précisé que telle était effectivement son intention, Rav fait sortir de l’argent.

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