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Ketoubot 20b (כ:) — le Talmud en français

Ketoubot 20b (כתובות כ:): Et si le témoin est élève des rabbins, qu'on ne craint pas qu'il rende un faux témoignage parce que l'intimé l'a évoqué, mais qu'il se rappelle assurément véritablement son…

Texte original — Ketoubot 20b (כ:)

ואי

העד

צורבא מרבנן הוא,

שאין חוששים שיעיד שקר מחמת שהזכירו הבעל דין, אלא ודאי נזכר באמת בעדותו -

אפילו

הבעל דין ב

עצמו

יכול להזכירו.

כי הא

[כאותו מעשה]:

דרב אשי הוה ידיע ליה בסהדותא לרב כהנא

[ראה עדות עבור רב כהנא].

אמר ליה

רב כהנא:

מי דכיר מר האי סהדותא

[האם זוכר אתה את העדות]?

אמר ליה

רב אשי:

לא.

אמר לו רב כהנא:

ולאו הכי והכי הוה?!

אמר לו

רב אשי:

לא ידענא.

לסוף, אידכר רב אשי,

ו

אסהיד ליה

את העדות.

חזייה

רב אשי

לרב כהנא, דהוה מחסם.

[ראה רב אשי שהיה רב כהנא מהסס האם להסתמך על עדותו].

אמר לו: מי סברת, עלך קא סמיכנא?! אנא הוא דרמאי אנפשאי, ואדכרי!

[אני הוא שנתתי לב בדבר ונזכרתי].

דנה הגמרא, עד כמה זוכר אדם את עדותו?, ומביאה ראייה לנדון זה, מהא ד

תנן התם

במסכת אהלות:

התלוליות

תילי עפר, שדרך בני אדם לקבור בהם את מתיהם, ומספקא לן בתל שלפנינו האם נקבר שם מת או לא, אזי - התלוליות

הקרובות, בין לעיר, ובין לדרך,

ולקמן יבואר איזו עיר ואיזו דרך,

אחד חדשות

שלא היו כאן בעבר, שיש לומר - אילו נקבר שם אדם היה הדבר ידוע.

ואחד ישנות, טמאות!

משום שיש לחשוש מתוך שקרובות לעיר או לדרך, שמא הלכה לשם אשה יחידה וקברה את ניפלה שם, ולא נודע הדבר.

אבל התלוליות

הרחוקות,

אם

חדשות

הן -

טהורות!

משום שאם היו קוברים בהם היה הדבר ידוע.

אך התלוליות ה

ישנות

-

טמאות!

שמא קברו בהם בעבר ונשתכח הדבר.

ומבארת המשנה:

איזוהי קרובה

לעיר, שאמרנו בה שאפילו חדשה טמאה? - אם קרובה

חמשים אמה.

ואיזו היא ישנה

שאמרנו בה שאפילו היתה רחוקה טמאה? אם ישנה

ששים שנה. דברי רבי מאיר.

רבי יהודה אומר: קרובה

היינו כ

שאין קרובה הימנה,

אבל אם יש קרובה הימנה, אפילו שתיהן בתוך חמשים אמה טהורה. משום שאם היתה אשה קוברת את נפליה היתה קוברתם בראשונה.

ו

ישנה

היינו כ

שאין אדם זוכר

שנעשה

ה

תל הזה בימיו.

ומבארת הגמרא:

מאי עיר, ומאי דרך? אילימא, עיר,

היינו

עיר ממש,

ו

דרך,

היינו

דרך ממש, מספיקא מי מחזקינן טומאה?!

וה

רי

אמר ריש לקיש, "עילה מצאו וטהרו ארץ ישראל",

כלומר - שמצאו חכמים בצד אחד של העיר בית קברות, ותלו ששם קברו את כל מתיהם, וטיהרו את כל שאר צדדי העיר מכח עילה זו, משום שאין מחזיקים טומאה בקרקעה של ארץ ישראל, ואם כן מדוע כאן טימאו את התלולית מספק?

אמר רבי זירא

: מאי

עיר,

שמטמאים את סביבותיה עד חמשים אמה?

עיר הסמוכה לבית הקברות. ו

כן

דרך,

שמטמאים סביבותיה, איירי ב

דרך בית הקברות.

ומקשינן:

בשלמא דרך בית הקברות,

שפיר מטמאים את סביבותיה, משום

דזמנין דמתרמי בין השמשות,

ולא הספיקו להגיע עד בית הקברות,

ומקרו

ו

קברו בתל.

אלא עיר הסמוכה לבית הקברות,

מדוע מטמאים את סביבותיה, והלא

כולהי לבית הקברות אזלי,

ואינם קוברים בתלים הסמוכים לה?

אמר רבי חנינא

: לכך טימאו את התלים הסמוכים לעיר,

מתוך שהנשים קוברות שם נפליהן, ומוכי שחין

שאיבריהם נופלים, קוברים בהם את

זרועותיהם.

ולכן -

עד חמשים אמה, אזלא איהי לחודה

לקבור את ניפלה, ואין הדבר מתפרסם, אך

טפי

מחמשים אמה -

דברא איניש בהדה,

[לוקחת אדם עמה]

ולבית הקברות אזלא

.

הלכך, טומאה בארץ ישראל לא מחזקינן ואין מטמאים את התלים שיתרים על חמשים אמה מספק .

על כל פנים מוכיחה הגמרא לנידון דידן:

אמר רב חסדא: שמע מינה מרבי מאיר,

שאמר שישנה היינו עד שישים שנה, אבל יותר מכך חוששים שמא נקבר שם אדם ונשתכח הדבר. ומוכח ש

האי סהדותא, עד שיתין שנין מידכר, טפי

משישים שנה

לא מידכר.

ואין סומכים על עדותו של אדם אם עברו מזמן עדותו יותר משישים שנה.

ודחינן:

ולא היא! התם הוא ד

אין אדם זוכר יותר משישים שנה משום ש

לא רמיא עליה, אבל הכא,

לגבי עדות,

כיון דרמי עליה

להעיד -

אפילו טובא נמי

נאמן בעדותו.:

מתניתין:

העדים שבאו לקיים את השטר,

זה אומר

: זה

כתב ידי, וזה כתב ידו של חבירי. וזה אומר: זה כתב ידי, וזה כתב ידו של חבירי. הרי אלו נאמנין.

כיון שיש שני עדים על כל כתב וכתב.

אבל אם

זה אומר: זה כתב ידי. וזה אומר: זה כתב ידי.

-

צריכין לצרף עמהם

עוד עד

אחר,

כדי שיהיו שני עדים על כל כתב.

דברי רבי.

וחכמים אומרים: אינם צריכין לצרף עמהן אחר, אלא נאמן אדם לומר זה כתב ידי.

גמרא:

מבארת הגמרא את טעמי המחלוקת:

כשתימצי לומר,

[היינו כשתדקדק בדברים תראה] ש

לדברי רבי

צריך צירוף עד אחר משום שסבר

על כתב ידן הם מעידים,

ואם כן צריך שני עדים על כל חתימה .

Traduction française

Et si

le témoin

est élève des rabbins,

qu'on ne craint pas qu'il rende un faux témoignage parce que l'intimé l'a évoqué, mais qu'il se rappelle assurément véritablement son témoignage -

même

l'intimé

lui-même

peut le lui rappeler.

Car voici

:

que Rav Ashi connaissait de ce témoignage auprès de Rav Kahana

.

Lui dit

Rav Kahana:

Te souviens-tu de ce témoignage

?

Lui dit

Rav Ashi:

Non.

Lui dit Rav Kahana:

Et ne serait-il pas pourtant ainsi et ainsi?!

Lui dit

Rav Ashi:

Je ne sais pas.

Finalement, Rav Ashi se souvint,

et

je lui témoignerai

le témoignage.

Vit

Rav Ashi

que Rav Kahana hésitait.

.

Il lui dit : Qui pensais-tu que nous ayons appuyé sur toi ? Moi-même je suis l'auteur de l'affaire et je m'en souviens !

.

la Guemara traite à quel point un homme se souvient de son témoignage, et apporte une preuve pour ce sujet, d'après ce que

est enseigné là-bas

dans la Michna de Ohalot :

Les tertres -

monticules de terre où les gens ont coutume d'enterrer leurs morts, et nous avons un doute pour le tertre devant nous si un mort y a été enterré ou non, alors -

les proches, soit de la ville, soit de la route,

—et l'on expliquera quelle ville et quelle route sont visées—

l'une nouvelle

qui n'existait pas auparavant, de sorte qu'on dirait : si quelqu'un y avait été enterré cela aurait été connu.

et l'autre ancienne, impure !

Parce qu'on doit craindre, du fait qu'elles sont proches de la ville ou de la route, qu'une femme seule y soit allée et y ait enterré son fœtus, et que la chose n'ait pas été connue.

Mais les tertres

éloignés,

si

nouveaux

sont

purs !

Car si on y enterrait on le saurait.

Mais les tertres

anciens

sont impurs !

De peur qu'on n'y ait enterré autrefois et que la chose ait été oubliée.

Et la Mishna explique :

Qu'est-ce qu'on appelle proche

de la ville, pour laquelle nous avons dit que même s'il est nouveau il est impur ? - si elle est

à cinquante coudées.

Et qu'est-ce qu'on appelle ancienne

pour laquelle nous avons dit que même si elle était éloignée elle est impure ? Si elle est

de soixante ans. Ce sont les paroles de Rabbi Meïr.

Rabbi Yehouda dit : proche -

c'est-à-dire

qu'il n'y ait pas de proche d'elle,

mais s'il y a un proche d'elle, même si les deux sont dans cinquante coudées elles sont pures. Car si une femme devait enterrer ses fœtus elle les enterrerait d'abord là.

et

ancienne -

c'est-à-dire

qu'on ne se souvienne pas

que ce tertre ait été fait

le

tertres en ses jours.

Et la Guemara explique :

Qu'est-ce qu'une ville, et qu'est-ce qu'une route ? Si tu dis : une ville,

c'est-à-dire

une véritable ville,

et

et une véritable route,

c'est-à-dire

une véritable route — suffit-il donc pour nous appuyer et présumer l'impureté ?!

Or

voici

dit Reish Lakish : "ils ont trouvé un point d'appui et ont purifié la terre d'Israël",

c'est-à-dire — que les Sages trouvèrent d'un côté de la ville un cimetière, et déclarèrent que là on enterrait tous leurs morts, et purifièrent tous les autres côtés de la ville par ce point d'appui, puisque l'on ne retient pas l'impureté dans le sol de la terre d'Israël ; et si tel est le cas pourquoi ici ont-ils rendu impur le tertre par doute ?

Dit Rav Zeira:

Qu'est-ce que

ville,

dont on rend impur les environs jusqu'à cinquante coudées ?

La ville adjacente au cimetière. Et

ainsi

la route,

dont on rend impur les environs, c'est-à-dire

la route du cimetière.

Et l'on objecte :

Il est raisonnable pour la route du cimetière,

qu'ils peuvent rendre impur ses abords, parce que

aux heures où on est pressé entre les deux crépuscules,

et qu'ils n'ont pas eu le temps d'arriver au cimetière,

et ils ont creusé

et

et enterré dans le tertre.

Mais la ville adjacente au cimetière,

pourquoi rendent-ils impur ses environs, or

tout cela appartient au cimetière,

et ils n'enterrent pas dans les tertres qui lui sont proches ?

Répondit Rav Ḥanina:

C'est pourquoi ils ont rendu impurs les tertres proches de la ville,

parce que les femmes y enterrent leurs fœtus, et les person-nes frappées de fulguraison

dont les membres tombent y enterrent

leurs membres.

Et ainsi —

jusqu'à cinquante coudées, alors il lui est possible à une femme de venir seule

pour enterrer son fœtus, et la chose ne devient pas connue ; mais

plus que

cinquante coudées —

la chose est accompagnée d'une personne

qui l'emmène vers le cimetière.

Par conséquent, l'impureté en terre d'Israël ne fait pas présomption et on ne rend pas impurs les tertres qui dépassent cinquante coudées par doute.

Quoi qu'il en soit, la Guemara prouve pour notre question :

Rav Ḥisda dit : on en entend de R. Meïr,

qui dit qu'une chose est ancienne c'est-à-dire jusqu'à soixante ans, mais au-delà on craint qu'un homme y ait été enterré et que l'affaire ait été oubliée. Et il en est prouvé que

ce témoignage, jusqu'à ce qu'il donne une seconde fois il se rappelle, davantage

que soixante ans

il ne se souvient pas.

Et on ne se fie pas au témoignage d'un homme si plus de soixante ans se sont écoulés depuis son témoignage.

Et nous objectons :

Mais non ! Là-bas c'est que

un homme ne se rappelle pas au-delà de soixante ans parce que

il n'a pas été sollicité pour cela, mais ici,

concernant le témoignage,

puisqu'on l'a incité à en rendre témoignage

—

même un excellent

témoin fiable.

Il est enseigné dans une Baraïta :

Les témoins qui vinrent pour confirmer l'acte,

l'un dit :

ceci

«Ceci est mon écriture, et ceci est l'écriture de mon camarade.» Et l'autre dit : «Ceci est mon écriture, et ceci est l'écriture de mon camarade.» Voilà qu'ils sont dignes de foi.

Puisqu'il y a deux témoins sur chaque écriture.

Mais si

l'un dit : «Ceci est mon écriture.» et l'autre dit : «Ceci est mon écriture.» -

il faut en joindre

un autre

autre,

afin qu'il y ait deux témoins pour chaque écriture.

C'est l'avis de Rabbi.

Et les Sages disent : il n'est pas nécessaire d'en joindre un autre avec eux, mais il suffit que l'on croie un homme qui dit «Ceci est mon écriture».

Guemara :

La Guemara explique les raisons de la controverse :

Si tu veux dire,

(tu regarderas si tu précises les paroles) que

selon Rabbi —

il faut associer un autre témoin parce qu'il pensait

qu'ils témoignent sur leurs écritures,

et si tel est le cas il faut deux témoins pour chaque signature.

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