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Ketoubot 17a (יז.) — le Talmud en français

Ketoubot 17a (כתובות יז.): L’École de Chammaï dit : il est interdit de mentir et d’exagérer dans ses louanges ; on loue seulement la mariée telle qu’elle est ! Et si l’on ne trouve rien par quoi la…

Texte original — Ketoubot 17a (יז.)

בית שמאי אומרים

: אסור לשקר ולהגזים בשבחיה, אלא משבחים את ה

כלה כמות שהיא!

ואם אין במה לשבחה, שותקים!

ובית הלל אומרים

: מותר לומר ש

כלה נאה, וחסודה

היא, כיון שבעיני בעלה אכן נאה וחסודה היא .

אמרו להן בית שמאי לבית הלל: הרי שהיתה חיגרת, או סומא,

וכי

אומרים לה כלה נאה וחסודה?! וה

רי ה

תורה אמרה מדבר שקר תרחק?!

אמרו להם בית הלל לבית שמאי: לדבריכם, מי שלקח מקח רע מן השוק

האם

ישבחנו בעיניו, או יגננו בעיניו?! הוי אומר, ישבחנו בעיניו!

אף כאן ישבח את הכלה בעיני בעלה. אך דעת בית שמאי, שעדיף לשתוק ולא לשקר.

ו

מכאן,

[היינו מדברי בית הלל הללו]

אמרו חכמים: "לעולם תהא דעתו של אדם

מעורבת עם הבריות"

לומר לכל אדם את מה שברצונו לשמוע.

כי אתא רב דימי

מארץ ישראל לבבל

אמר: הכי משרו קמי כלתא במערבא

[כך אמרו לפני הכלות בארץ ישראל]: כלה זו אף אם

לא

תשים

כחל ולא שרק ולא פירכוס, ו

בכל זאת תהא

יעלת חן.

כי סמכו רבנן לרבי זירא

לרבנות,

שרו ליה הכי: לא כחל

[שאינו צבוע, כמאמרם ז"ל - השמרו מן הצבועים]

ולא שרק

[שאינו נראה בריא, אלא פניו מכסיפים מעמל התורה]

ולא פירכוס

[שאינו לבוש כמנהג הרבנים]

ו

בכל זאת הרי הוא

יעלת חן.

על פי הגהות ר"י עמדין.

כי סמכו רבנן לרבי אמי ולרבי אסי, שרו להו הכי: כל מן דין וכל מן דין סמוכו לנא,

[כלומר, סמכו לנו רק אנשים כגון אלו] ו

לא תסמכו לנא, לא מן סרמיסין

[היינו מסרסי הלכות],

ולא מן סרמיטין

[לשון סמרטוטים],

ואמרי לה, לא מן חמיסין

[שאומרים רק חמישית הטעם],

ולא מן טורמיסין

[יש שפרשו אנשי חמס].

ר' אבהו כי הוה אתי ממתיבתא

[מבית המדרש],

לבי קיסר, נפקן אמהתא דבי קיסר לאפיה

[יצאו שפחות הקיסר לפניו]

ומשרין ליה הכי: רבא דעמיה

[נשיא עמו]

ומדברנא דאומתיה

[ומנהיג אומתו]

בוצינא דנהורא

[עמוד האור, על שם זיו פניו שהיה מבהיק],

בריך מתייך לשלם

!

אמרו עליו על רבי יהודה בר אילעאי, שהיה נוטל בד של הדס, ומרקד לפני הכלה ואומר: כלה נאה וחסודה.

וכן מעשה ב

רב שמואל בר רב יצחק

שהיה

מרקד

לפני הכלה

אתלת,

כלומר בשלש בדי הדס, שהיה זורקם בזה אחר זה וחוזר ותופסם.

אמר

לו

רב זירא, קא מכסיף לן סבא,

הרי גורם אתה זלזול בכבוד תלמידי חכמים.

כי נח נפשיה

[כשנפטר רב שמואל]

איפסיק עמודא דנורא בין דידיה לכולי עלמא,

והיה אותו עמוד עשוי כעין מחיצה של הדס בינו לבין העם. (בראשית רבה פרשה נט')

וגמירי,

[ומקובלנו] -

דלא אפסיק עמודא דנורא אלא אי לחד בדרא, אי לתרי בדרא.

אמר רבי זירא, אהנייה ליה

שזכה לכך משום

שוטיתיה

[ענף ההדס שהיה מרקד בו]

לסבא, ואמרי לה, שטותיה

[שהיה מתנהג כשוטה]

לסבא, ואמרי לה, שיטתיה

[דרכו ומנהגו]

לסבא.

רב אחא

היה

מרכיב לה

לכלה,

אכתפיה ומרקד.

אמרי ליה רבנן, אנן, מהו למיעבד הכי,

האם לא נחשוש להרהור עבירה?

אמר להו, אי דמיין עלייכו ככשורא,

היינו כקורת עץ,

לחיי!

אין לחשוש.

ואי לא, לא.

אמר רב שמואל בר נחמני, אמר רב יונתן: מותר להסתכל בפני כלה כל שבעה כדי לחבבה על בעלה,

על ידי שרואה שהכל מסתכלים בה נכנס יופיה בליבו.

ולית הלכתא כוותיה,

משום שחוששים להרהורי עבירה.

תנו רבנן

במסכת שמחות: תהלוכת חתן וכלה, ולויית המת, ושיירתו של המלך שהגיעו לדרך אחת, ואין מקום אלא לאחת מהן,

מעבירין את המת

לדרך אחרת,

מלפני כלה, וזה וזה מלפני מלך ישראל.

אמרו עליו על אגריפס המלך, שעבר מלפני כלה, ושבחוהו חכמים.

ומקשינן:

שבחוהו?! מכלל דשפיר עבד! והא אמר רב אשי, אפילו למאן דאמר נשיא שמחל על כבודו, כבודו מחול,

בכל אופן,

מלך שמחל על כבודו, אין כבודו מחול!

משום

דאמר מר

: כתיב -

"שום תשים

עליך מלך",

כפל הכתוב לשון "שימה" לומר -

שתהא אימתו עליך,

ואפילו אם ימחול על כבודו, עליך לשוב ולהמליכו עליך, ואם כן היאך מחל אגריפס המלך על כבודו?

ומשנינן: התם

פרשת דרכים הואי,

ולא היה ניכר הדבר שעבר מלפני הכלה, ולכך לא הקפידו על שמחל על כבודו.

תנו רבנן

: אם רצו לבטל, הרי ש

מבטלין תלמוד תורה להוצאת המת, ולהכנסת כלה.

וכן

אמרו עליו על רבי יהודה ברבי אלעאי שהיה מבטל תלמוד תורה להוצאת המת ולהכנסת כלה

.

במה דברים אמורים, כשאין עמו כל צרכו אבל יש עמו כל צרכו אין מבטלין.

וכמה כל צרכו? אמר רב שמואל בר איני משמיה דרב תריסר אלפי

[שנים עשר אלף]

גברי, ושיתא אלפי שיפורי

[כרוזים המכריזים שיבואו לכבדו].

ואמרי לה, תליסר אלפי

[שלשה עשר אלף]

גברי, ומינייהו

ומתוכם -

שיתא אלפי שיפורי.

עולא אמר: כגון דחייצי גברי מאבולא

[משער העיר]

ועד סיכרא

[הקבר].

רב ששת ואיתימא רבי יוחנן אמר: נטילתה

של התורה,

כנתינתה, מה נתינתה בששים רבוא אף נטילתה בששים רבוא.

Traduction française

L’École de Chammaï dit :

il est interdit de mentir et d’exagérer dans ses louanges ; on loue seulement la

mariée telle qu’elle est !

Et si l’on ne trouve rien par quoi la louer, on se tait !

Et l’École de Hillel dit :

il est permis de dire qu’

elle est une mariée belle et gracieuse

, puisqu’aux yeux de son mari elle est effectivement belle et gracieuse .

L’École de Chammaï dit à l’École de Hillel : supposons qu’elle soit boiteuse ou aveugle,

et quoi ?

Lui dit-on : « Belle et gracieuse mariée » ? Et la

Torah

a dit : « Éloigne-toi d’une parole mensongère » ?

L’École de Hillel dit à l’École de Chammaï : selon vos paroles, celui qui a acheté un mauvais objet au marché

est-ce qu’

on le lui louera à ses yeux, ou le lui blâmera à ses yeux ? Tu dois dire : on le lui louera à ses yeux !

Ici aussi, on louera la mariée aux yeux de son mari. Mais l’opinion de l’École de Chammaï est qu’il vaut mieux se taire plutôt que de mentir.

Et

de là, [

c’est-à-dire de ces paroles de l’École de Hillel, ]

les Sages ont dit : « Que toujours l’esprit de l’homme soit

mêlé à celui des créatures »

— dire à chacun ce qu’il désire entendre.

Lorsque Rav Dimi vint

de la Terre d’Israël à Babylone,

il dit : « C’est ainsi qu’ils chantent devant la mariée en Occident [

c’est ainsi qu’ils parlaient devant les mariées en Terre d’Israël ] : cette mariée, même si elle

ne

se met

ni fard ni rouge ni maquillage, et

qu’elle sera néanmoins

une gazelle de grâce. »

Lorsque les Sages conférèrent à Rabbi Zeïra

la dignité rabbinique,

ils chantèrent pour lui ainsi : « Ni fard [

qui n’est pas coloré, selon ce qu’ils ont dit, de mémoire bénie : « Gardez-vous des hommes colorés » ]

ni rouge [

qui n’a pas l’air en bonne santé, mais dont le visage est blanchi par l’effort de l’étude de la Torah ]

ni maquillage [

qui n’est pas vêtu selon l’usage des rabbins ]

et

qu’il est néanmoins

une gazelle de grâce. »

D’après les gloses de Rabbi Yaakov Emden.

Lorsque les Sages conférèrent à Rabbi Ami et à Rabbi Assi la dignité rabbinique, ils chantèrent pour eux ainsi : « Tout homme tel que celui-ci et tout homme tel que celui-ci, conférez-nous la dignité rabbinique, [

c’est-à-dire : ne conférez la dignité rabbinique qu’à des hommes tels que ceux-ci ]

et ne nous la conférez pas à des sarmissin [

c’est-à-dire à des mutilateurs de halakhot ],

ni à des sarmitin [

terme désignant des guenilles ],

et certains disent : ni à des hamissin [

qui ne disent qu’un cinquième du raisonnement ],

ni à des tourmissin [

certains l’ont expliqué : des hommes de rapine ].

Lorsque Rabbi Abahou venait de l’académie [

du bét-midrash ],

au palais de César, les servantes du palais de César sortaient à sa rencontre [

les servantes de César sortaient devant lui ]

et chantaient pour lui ainsi : « Grand de son peuple [

prince de son peuple ]

et conducteur de sa nation [

et guide de sa nation ],

lampe de lumière [

pilier de lumière, en raison de l’éclat de son visage qui rayonnait ],

béni soit ton retour en paix ! »

On a dit au sujet de Rabbi Yehouda bar Ilaï qu’il prenait une branche de myrte, dansait devant la mariée et disait : « Belle et gracieuse mariée. »

De même, il y eut le cas de

Rav Chmouel bar Rav Its’hak

qui

dansait

devant la mariée

avec trois,

c’est-à-dire avec trois branches de myrte, qu’il lançait l’une après l’autre et rattrapait ensuite.

Rav

lui

dit : « Le vieillard nous fait honte »,

car tu provoques un mépris envers l’honneur des disciples des Sages.

Lorsqu’il rendit l’âme [

lorsque Rav Chmouel mourut ],

un pilier de feu s’interposa entre lui et tout le monde,

et ce pilier était fait comme une cloison de myrte entre lui et le peuple. (Beréchit Rabba, section 59')

Et nous avons reçu la tradition [

et il nous est transmis ] :

« Le pilier de feu ne s’interposa que pour un seul homme par génération, ou pour deux hommes par génération. »

Rabbi Zeïra dit : cela lui fut utile

et il mérita cela en raison de

sa branche [

la branche de myrte avec laquelle il dansait ]

pour le vieillard ; et certains disent : de sa folie [

car il se conduisait comme un fou ]

pour le vieillard ; et certains disent : de sa manière [

sa voie et sa conduite ]

pour le vieillard.

Rav A’ha

était

la faisant monter

— la mariée —

sur ses épaules et dansait.

Les Sages lui dirent : « Et nous, qu’en est-il de faire ainsi ? »

Ne devons-nous pas craindre une pensée de transgression ?

Il leur dit : « Si elle vous apparaît comme une poutre,

c’est-à-dire comme une poutre de bois,

c’est bien ! »

Il n’y a pas lieu de craindre.

« Et sinon, non. »

Rav Chmouel bar Na’hmani dit au nom de Rabbi Yonatan : « Il est permis de regarder le visage d’une mariée durant les sept jours, afin de la rendre aimable à son mari,

car, en voyant que tous la regardent, sa beauté entre dans son cœur.

Mais la halakha n’est pas comme lui,

parce que l’on craint les pensées de transgression.

Nos maîtres ont enseigné

dans le traité Semahot : lorsqu’un cortège de mariés, un convoi funèbre et la suite d’un roi arrivent sur une même route, et qu’il n’y a de place que pour l’un d’eux,

on fait passer le mort

par une autre route

devant la mariée, et l’un et l’autre devant le roi d’Israël.

On a dit au sujet du roi Agrippa qu’il passa devant une mariée, et les Sages le louèrent.

Et l’on objecte :

« Ils le louèrent ? Cela implique donc qu’il a bien agi ! Or Rav Achi a dit : même selon celui qui dit que le prince qui renonce à son honneur voit son honneur lui être remis,

dans tous les cas,

le roi qui renonce à son honneur, son honneur ne lui est pas remis ! »

Parce que

le maître a dit :

il est écrit :

« Tu établiras

sur toi un roi »,

le verset a répété le terme « établissement » pour dire :

« Que sa crainte soit sur toi, »

et même s’il renonce à son honneur, tu dois de nouveau le faire régner sur toi ; si tel est le cas, comment le roi Agrippa a-t-il renoncé à son honneur ?

Et l’on répond : là-bas,

c’était un croisement de routes,

et il n’était pas reconnaissable qu’il passait devant la mariée ; c’est pourquoi ils ne lui reprochèrent pas d’avoir renoncé à son honneur.

Nos maîtres ont enseigné :

s’ils le veulent, voici qu’ils

interrompent l’étude de la Torah pour accompagner le mort et pour conduire la mariée.

Et ainsi

a-t-on dit au sujet de Rabbi Yehouda fils de Rabbi Ilaï, qu’il interrompait l’étude de la Torah pour accompagner le mort et pour conduire la mariée .

Dans quel cas ces paroles s’appliquent-elles ? Lorsqu’il n’y a pas avec lui tout ce dont il a besoin ; mais s’il y a avec lui tout ce dont il a besoin, on n’interrompt pas.

Et quelle est la mesure de « tout ce dont il a besoin » ? Rav Chmouel bar Iné a dit au nom de Rav : douze mille [

douze mille ]

hommes, et six mille cors [

des crieurs annonçant qu’ils doivent venir lui rendre honneur ].

Et certains disent : treize mille [

treize mille ]

hommes,

et parmi eux

six mille cors.

Oula dit : comme lorsque les hommes forment une haie depuis la porte de la ville [

depuis la porte de la ville ]

jusqu’à Sikra [

le tombeau ].

Rav Chechet, et certains disent Rabbi Yo’hanan, dit : « Son retrait

— celui de la Torah —

est comme sa transmission : de même que sa transmission se fit avec six cent mille, son retrait se fait avec six cent mille.

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