Version texte de ce daf : original et traduction

Guittin 31a (לא.) — le Talmud en français

Guittin 31a (גיטין לא.): L’Écriture parle de deux teroumot : l’une est la grande terouma [ comme le grain de l’aire et comme le produit du pressoir], et l’autre est la teroumat maasser [ et votre…

Texte original — Guittin 31a (לא.)

בשתי תרומות הכתוב מדבר: אחת תרומה גדולה

["כדגן מן הגורן וכמלאה מן היקב"],

ואחת תרומת מעשר

["ונחשב לכם תרומתכם"]; והקישם הכתוב זה לזה, כדי ללמד:

כשם שתרומה גדולה

: א.

ניטלת באומד

[ללא חישוב מדויק], כלומר: אחד מחמשים שאמרו חכמים להפריש תרומה, הרי היא ניטלת במאומד, היות ואם טעה בחשבון אין כאן איסור מן התורה, שהרי אפילו חיטה אחת פוטרת את הכרי מן התורה.

ב.

ו

ניטלת

במחשבה

, שאם רצה נותן עיניו בצד זה ועושהו תרומה, ואוכל בצד אחר, ומשום שנאמר "ונחשב".

כך תרומת מעשר ניטלת באומד ובמחשבה

.

ג.

וכשם שיש לו רשות לבעל הבית לתרום תרומה גדולה, כך יש לו רשות לבעל הבית לתרום תרומת מעשר

.

מתניתין:

המניח פירות

טבלים בביתו, כדי

להיות מפריש עליהן

[על סמך פירות אלו]

תרומה ומעשרות

, כלומר: סומך הוא על הפירות שיש לו בביתו, כדי לאכול טבלים אחרים שיש לו, ואומר: הרי תרומתן או מעשרותיהן של טבלים אלו בפירות שהקציתי בביתי לכך, וכך עושה הוא תמיד.

וכן המניח

מעות להיות מפריש עליהן מעשר שני

ולחללו על אותן מעות.

הרי זה

מפריש עליהן בחזקת שהן קיימין

, ולא אבדו.

ו

אם

הלך לבודקן ומצאן ש

אבדו

:

הרי זה חושש

למפרע

מעת לעת

שמא כבר אבדו, ואם עדיין לא אכל את הטבלים או את המעשר שני צריך להפריש מהם או לחללם; ובגמרא נחלקו בפירוש "מעת לעת".

דברי רבי אלעזר בן שמוע

.

רבי יהודה אומר

:

בשלשה פרקים

[זמנים]

בודקין את היין

שהניחו כדי להיות מפריש עליו - אם החמיץ, ושוב אין ראוי לתרום ממנו על יין, שאין תורמין מן החומץ על יין, ומשום שבזמנים אלו דרכו של היין להתקלקל. א.

בקידום

של מוצאי החג

, כשמנשבת רוח קדים [מזרחית] במוצאי סוכות.

ב.

ובהוצאת

סמדר

, כשהגפן מוציאה סמדר, והוא אחרי שתם הפרח, והענבים נראים באשכול כסדרן.

ג.

ובשעת כניסת מים לבוסר

, כאשר מתחילים הענבים שבגפן לקבל לחלוחית.

גמרא:

שנינו במשנה: אם אבדו הרי זה חושש מעת לעת:

ומפרשינן:

מאי מעת לעת?

רבי יוחנן אמר

: הרי זה חושש למפרע

מעת לעת

[כד שעות]

של

ה

בדיקה

בה מצא שהן אבודין, כלומר: חושש הוא למה שעשה על סמך הפירות והמעות כד שעות למפרע בלבד; ואינו חושש למה שעשה לפני זה, כי יותר מזה לא החמירו חכמים לחשוש, אלא מעמידים אנו אותם על חזקתם הראשונה שהיו קיימים.

רבי אלעזר בן אנטיגנוס אומר משום רבי אלעזר ברבי ינאי

:

Traduction française

L’Écriture parle de deux teroumot : l’une est la grande terouma [

comme le grain de l’aire et comme le produit du pressoir],

et l’autre est la teroumat maasser [

et votre terouma sera considérée comme telle] ; et l’Écriture les a assimilées l’une à l’autre, afin d’enseigner :

De même que la grande terouma :

a.

est prélevée par estimation [

sans calcul précis], c’est-à-dire : la mesure d’un sur cinquante que les Sages ont dite pour prélever la terouma est prélevée par estimation ; car si l’on s’est trompé dans le calcul, il n’y a pas ici d’interdit de la Torah, puisque même un seul grain de blé rend le tas exempt de la Torah.

b.

Et

est prélevée

par la pensée,

car, s’il le veut, il porte son regard sur ce côté-ci et le fait terouma, tandis qu’il mange de l’autre côté, en vertu de ce qui est dit : « et elle sera considérée ».

De même, la teroumat maasser est prélevée par estimation et par la pensée.

c.

Et de même que le propriétaire a la permission de prélever la grande terouma, de même le propriétaire a la permission de prélever la teroumat maasser.

Michna :

Celui qui dépose des fruits

tevel dans sa maison, afin

de prélever sur eux [

en s’appuyant sur ces fruits]

terouma et maasserot, c’est-à-dire : il s’appuie sur les fruits qu’il possède chez lui pour manger d’autres fruits tevel qu’il possède, et dit : voici leur terouma ou leurs maasserot dans les fruits que j’ai réservés chez moi à cette fin ; et ainsi il agit toujours.

Et de même, celui qui dépose

de l’argent afin de prélever sur lui le maasser cheni

et de le désacraliser sur cet argent.

Celui-ci

prélève sur eux en présumant qu’ils existent,

et qu’ils n’ont pas été perdus.

et

si

il est allé les vérifier et a constaté qu’ils

étaient perdus :

Celui-ci craint

rétroactivement

durant les vingt-quatre heures

de peur qu’ils n’aient déjà été perdus ; et s’il n’a pas encore mangé les fruits tevel ou le maasser cheni, il doit en prélever ou les désacraliser ; et dans la Guemara, ils ont discuté de l’interprétation de « durant les vingt-quatre heures ».

Telles sont les paroles de Rabbi Éléazar ben Chamoua.

Rabbi Yehouda dit :

À trois périodes [

époques]

on vérifie le vin —

qu’on a déposé afin de prélever sur lui : s’il a tourné, il n’est plus apte à ce qu’on prélève de lui sur du vin, car on ne prélève pas du vinaigre sur du vin, et parce que, durant ces périodes, le vin a l’habitude de se détériorer. a.

Lors du vent d’est

de la sortie de la fête,

lorsque souffle un vent d’est [oriental] à la sortie de Souccot.

b.

Et lors de la sortie

des boutons de la vigne,

lorsque la vigne produit des boutons, ce qui a lieu après la fin de la floraison, et que les raisins apparaissent dans la grappe selon leur ordre.

c.

Et au moment où l’eau entre dans le raisin vert,

lorsque les raisins de la vigne commencent à recevoir de l’humidité.

Guemara :

Nous avons appris dans la Michna : s’ils ont été perdus, celui-ci craint durant les vingt-quatre heures :

Et nous expliquons :

Que signifie « durant les vingt-quatre heures » ?

Rabbi Yo’hanan dit :

celui-ci craint rétroactivement

durant les vingt-quatre heures [

vingt-quatre heures]

de la

la

vérification

au cours de laquelle il a constaté qu’ils étaient perdus ; c’est-à-dire : il craint seulement, durant les vingt-quatre heures précédentes, ce qu’il a fait en s’appuyant sur les fruits et l’argent ; et il ne craint pas ce qu’il a fait auparavant, car les Sages n’ont pas été plus rigoureux au point d’exiger de craindre au-delà de cela ; nous les maintenons plutôt dans leur présomption première, selon laquelle ils existaient.

Rabbi Éléazar ben Antignos dit au nom de Rabbi Éléazar fils de Rabbi Yanai :

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