Version texte de ce daf : original et traduction
Guittin 10a (י.) — le Talmud en français
Guittin 10a (גיטין י.): Et la Guemara conclut : en effet, même le Tanna kama pense selon l'opinion de Rabbi Eléazar, que adei mesira k'rati. Quoi qu'il en soit, il y a entre eux une divergence entre…
Texte original — Guittin 10a (י.)
ומיישבת הגמרא: אכן, גם תנא קמא סובר כשיטת רבי אלעזר, שעדי מסירה כרתי.
ומכל מקום,
איכא בינייהו
יש ביניהם מחלוקת בעניין עדים בעלי
שמות
גוים
מובהקין.
תנא קמא סובר, שאף במקרה כזה יש לחשוש שיבואו לסמוך עליהם ולמסור את הגט בפניהם. ולפיכך פסולים הם מדרבנן. ואילו רבי שמעון סובר, כיון שיהודים אינם נקראים בשמות כאלה כלל, אין גט זה נקרא מזוייף מתוכו. לפי שכולם יודעים שעדים אלה [החתומים] עובדי כוכבים הם, ולא יבואו לסמוך עליהם ללא עדי מסירה כשרים.
ושוב מקשה הגמרא:
והא
והרי - גם דין
חזרה
נזכר בברייתא, "רצה לחזור בשניהם - יחזור". ולדברי רבי מאיר, זה פסול
דאורייתא,
שהרי לאחר שביטל המשלח את שליחות השליח, אינו שלוחו, ואין כאן גירושין כלל.
והיינו פסול דאורייתא, שכן התורה אמרה "ונתן בידה", וכאן לא נתן, לא הוא ולא שלוחו.
ו
בכל זאת,
קתני?!
ומתרצת:
באמת אינו תלוי בדאורייתא ובדרבנן, כפי שאמרנו מקודם. אלא,
כי קתני
הברייתא שונה -
מילתא דאיתא
דבר [דין] שאינו -
בקידושין,
אלא רק בגיטי נשים ושחרורי עבדים כגון: אמירת "בפני נכתב ". וכן עד כותי כשר אבל
מילתא דאיתא
דבר שישנו -
בקידושין,
[ולא רק בגיטי נשים ושחרורי עבדים] כגון: "לשמה " ו"מחובר ",
לא קתני
אינה שונה.
אך מקשה גם על זה:
והא
והרי -
חזרה גופא
חזרה עצמה שנשנתה לעניין גט אשה ושטר שחרור,
איתא
ישנה גם
בקידושין
. שאם מסר שטר קידושין לשלוחו, ואחר כך רצה המשלח לחזור בו, הרי זה יכול לחזזור. לפי שאין בזכיית השליח בשטר הקידושין "זכות "לאשה, שהרי נאסרת היא בגללו להינשא לאדם אחר. ואף מזונות אינה מקבלת מהבעל על ידו, אלא משיכניסנה לחופה. ומתרצת הגמרא שבכל זאת יש הבדל ביניהם:
בשליחות בעל כורחה
של האשה, יש הבדל ביניהם.
בגירושין
איתא,
יש, שיכול הבעל לשלוח את הגט בעל כרחה.
ובקידושין ליתא
איננה.
מתניתין:
כל גט
היינו כל שטר -
שיש עליו עד
אחד [מתוך שניים] שהוא
כותי
-
פסול. חוץ מגיטי נשים ושחרורי עבדים
, שאם אחד מן העדים החתומים על הגט או על שטר השחרור הוא כותי - כשרים הם.
מעשה שהביאו לפני רבן גמליאל לכפר עותנאי
השוכן בדרום הגליל, בגבול ארץ הכותים -
גט אשה. והיו
שני
עדיו עדי כותים
-
והכשיר
רבן גמליאל את הגט.
גמרא:
הגמרא מנסה לברר מי אמר את משנתנו.
ושואלת הגמרא:
מני מתניתין
מי הוא התנא במשנתנו?
לא תנא קמא
, המכשיר כותים לגמרי [בברייתא להלן].
ולא רבי אלעזר
הפוסלם לגמרי.
ולא רבן שמעון בן גמליאל,
המחלק בין מצוות שהחזיקו בהן כותים למצוות שלא החזיקו.
דתניא: מצת כותי,
[שנאפתה על ידי כותי],
מותרת
לאכילה בפסח, ואין חוששין שמא החמיצה,
ואדם יוצא בה ידי חובתו
בלילה הראשון
בפסח
[זוהי דעת תנא קמא].
רבי אלעזר אוסר
מצה זו באכילה בפסח,
לפי שאין
הכותים
בקיאין בדקדוקי מצוות
, ושמא לא שמרוה כראוי והחמיצה. ועוד, שיש לחושדם שמא החמיצוה בידיים.
רבן שמעון בן גמליאל אומר: כל מצוה
שהחזיקו בה כותים, הרבה מדקדקין בה יותר מישראל.
מני
מי הוא התנא ששנה את משנתנו?
אי
אם נאמר שזהו -
תנא קמא
, אם כן יש להכשיר
אפילו שאר שטרות נמי
, שכן לדעתו כותים אינם חשודים לשקר.
אי רבי אלעזר,
אם כן
אפילו גט אשה
, החתום על ידי כותים,
נמי לא
גם אין להכשירו, שהרי לדעתו אינם בקיאין בדקדוקי מצוות. ועוד שחשודין הם לשקר.
ואי רבן שמעון בן גמליאל,
הרי לשיטתו זה תלוי אם החזיקו הכותים בהלכות גיטין ושטרות, או לא.
אי דאחזוק
אם החזיקו - אם כן יש להכשיר,
אפילו שאר שטרות נמי
, ולא רק גיטי נשים ושחרורי עבדים.
אי דלא אחזוק
אם לא החזיקו בהלכות אלו, אם כן
אפילו בגט אשה נמי לא
יכשירום לחתום.
וכי תימא
ואם תאמר - שמשנה זו לשיטת
רבן שמעון בן גמליאל היא, ודאחזוק
[ומדובר כאן שהחזיקו]
בהא
בגיטין ושחרורין.
ולא אחזוק בהא
ולא החזיקו בהלכות שאר שטרות. [ולפיכך, אין לסמוך עליהם בשטרות].
אם כן יקשה:
אי הכי
אם כך -
מאי איריא חד
מדוע הוכשר [בגיטי נשים ושחרורי עבדים] רק עד אחד כותי.
אפילו תרי
אפילו שנים -
נמי
גם כן יש להכשיר?
אלמה
ומדוע -
אמר רבי אלעזר
[על משנתנו]:
לא הכשירו בו
[בגט אשה]
אלא עד אחד כותי בלבד!
ומיישבת הגמרא:
לעולם
יש להעמיד את משנתנו לדעת
רבי אלעזר
, הסובר שכותים חשודים לשקר. ומה הטעם שהוכשר עד אחד כותי בגט? מדובר במקרה מיוחד.
וכגון: דחתים ישראל
שחתם העד היהודי -
לבסוף
מתחת חתימתו של הכותי. ואנו מכשירים את הגט מתוך הנחה,
Traduction française
Et la Guemara conclut : en effet, même le Tanna kama pense selon l'opinion de Rabbi Eléazar, que adei mesira k'rati.
Quoi qu'il en soit,
il y a entre eux
une divergence entre eux concernant les témoins qui possèdent
des noms
étrangers
manifestes.
Le Tanna kama soutient que, même dans un tel cas, on doit craindre qu'on vienne à s'appuyer sur eux et à leur faire remettre le get en leur présence. C'est pourquoi ils sont invalidés dérabanan. Mais Rabbi Shimon pense que, puisque les Juifs ne sont jamais appelés par de tels noms, ce get n'est pas considéré comme falsifié de l'intérieur. Car tout le monde sait que ces témoins [ceux qui signent] sont des idolâtres, et l'on ne viendra pas à se fier à eux sans des témoins de remise valables.
Et de nouveau la Guemara soulève une difficulté :
Or —
et voici — même la règle de la
révocabilité
est évoquée dans une baraïta, «s'il voulut se rétracter des deux choses — qu'il se rétracte». Et d'après Rabbi Méir, cela est invalide
de la Torah,
puisqu'ayant annulé la mission du envoyé, celui-ci n'est plus son représentant, et il n'y a là aucun divorce du tout.
Et ceci est invalide de la Torah, car la Torah a dit «et il la donna en sa main», et ici il n'a pas donné, ni lui ni son envoyé.
Et
néanmoins,
est-il enseigné ?!
Et l'on explique :
En vérité ce n'est pas dépendant ni de la Torah ni des Sages, comme nous l'avons dit ci‑dessus. Mais
car il est enseigné —
la baraïta diffère —
la chose apportée —
une chose [une règle] qui n'est pas —
dans les kiddouchin,
mais seulement dans les getim des femmes et les lettres de libération des esclaves, par exemple l'expression «écrit devant» . Et même le prosélyte est apte, mais
la chose apportée —
une chose qui est —
dans les kiddouchin,
[et non seulement dans les getim des femmes et les lettres de libération] telle que «à sa place» et «attaché ensemble»
n'est pas enseignée —
elle ne diffère pas.
Mais une objection est aussi portée contre cela :
Or —
voici —
la rétractation même —
la rétractation en soi qui est répétée concernant le get d'une femme et la lettre de libération est
présente —
elle existe aussi
dans les kiddouchin.
Car si l'on remit un acte de kiddouchin à son envoyé, et ensuite le donneur voulut se rétracter, alors il peut se rétracter. Puisqu'il n'y a pas dans l'acquisition par l'envoyé d'un acte de kiddouchin une «droit» pour la femme, car elle est interdite à tout le monde par cela ; et même elle ne reçoit pas de pension de la part du mari par son intermédiaire, mais seulement quand il la conduira sous la houppa. Et la Guemara répond qu'il y a néanmoins une différence entre eux :
en raison de la mission qui fait devenir contraint (sheluḥut baal ko'raḥa)
de la femme, il y a une différence entre eux.
Pour les divorces
il est enseigné,
qu'il y en a qui tiennent que le mari peut envoyer le get en rendant [la femme] contrainte.
Et dans les kiddouchin ce n'est pas
le cas.
Nous avons enseigné dans une Mishna :
Tout get
— c'est‑à‑dire toute lettre —
sur laquelle est l'un des témoins
[l'un des deux] qui est
un prosélyte
est invalide. Sauf les getim des femmes et les lettres de libération des esclaves,
car si l'un des témoins qui signèrent le get ou la lettre de libération est un prosélyte — ils sont valables.
Un cas apporté devant Rabban Gamliel pour la région d'Otnay —
qui réside dans le sud de la Galilée, à la frontière du pays des prosélytes —
un get d'une femme. Et
il y avait deux
témoins prosélytes
et Rabban Gamliel valida le get.
Guemara :
La Guemara s'efforce de déterminer qui est l'auteur de notre Mishna.
Et elle demande :
Qui de la Mishna
est le tannait de notre Mishna ?
N'est‑ce pas le Tanna kama,
qui rendait les prosélytes totalement aptes [la baraïta plus bas].
Et pas Rabbi Eléazar,
qui les rendait totalement invalides.
Et pas Rabban Shimon ben Gamliel,
qui distinguait entre les mitsvot auxquelles les prosélytes tenaient et celles auxquelles ils ne tenaient pas.
Il est enseigné : une matse d'un prosélyte,
[qui a été souillée par un prosélyte],
est permise
à la consommation à Pessah, et l'on ne craint pas qu'elle ait levé,
et l'homme accomplit ainsi son obligation
la première nuit
de Pessah
(telle est l'opinion du Tanna kama).
Rabbi Eléazar interdit
la consommation de cette matse à Pessah,
parce que les
prosélytes
ne sont pas versés dans les subtilités des mitsvot,
et peut‑être ne l'ont‑ils pas conservée correctement et elle a levé. Et encore, on craint qu'ils l'aient levée à la main.
Rabban Shimon ben Gamliel dit : toute mitsva
à laquelle les prosélytes tenaient, ils s'en occupent beaucoup et sont plus scrupuleux que les Israélites.
Qui
Qui est le tannaï qui a changé notre Michna ?
Si
si l'on dit que c'est
tanna kama
alors il faut le valider
même aussi les autres shtarot
car, selon lui, les Kutim ne sont pas suspectés de mentir.
Si Rabbi Eléazar,
alors
même le get d'une femme
signé par des Kutim
non plus
on ne doit pas non plus le rendre valable, car selon lui ils ne sont pas versés dans les subtilités des mitsvot; de plus, ils sont suspectés de mensonge.
Et si c'est Rabban Shimon ben Gamliel,
alors, selon sa manière de voir, cela dépend si les Kutim se sont tenus aux lois des Gitin et des shtarot, ou non.
si c'est par présomption (hazaka),
si ils se sont tenus — alors il faut valider
même aussi les autres shtarot
et pas seulement les Gitin de femmes et les libérations d'esclaves.
si ce n'est pas par présomption (hazaka),
si ils ne se sont pas tenus à ces lois, alors
même pour le get d'une femme non plus
on ne les rendra pas aptes à signer.
Et si tu dis,
et si tu dis que cette Michna est selon l'opinion de
Rabban Shimon ben Gamliel, et que c'est la hazaka
(et l'on entend ici qu'ils se sont tenus)
dans ceci
dans les Gitin et les affranchissements
et non la hazaka pour cela
]et qu'ils ne se sont pas tenus aux lois des autres shtarot. [Par conséquent on ne peut se fier à eux pour les shtarot].
Si c'est ainsi, voici la difficulté :
Si c'est ainsi,
alors
Quel est le point nouveau ?
Pourquoi, dans les Gitin de femmes et les libérations d'esclaves, a‑t‑on validé seulement un seul Kouti ?
Même deux
même deux
aussi
devrait‑on aussi les valider ?
Pourquoi ?
et pourquoi
a dit Rabbi Eléazar
]à propos de notre Michna :
il n'a pas été validé dans elle
] [dans le cas du get d'une femme]
sauf seulement un seul Kouti !
et la Guemara apporte la solution :
Toujours
il faut présenter notre Michna selon
Rabbi Eléazar
qui soutient que les Kutim sont suspects de mensonge. Et quelle est la raison pour laquelle on a admis un seul Kouti dans un get ? Il s'agit d'un cas particulier.
Par exemple : si des Israélites ont signé
que la signature du témoin juif
en dernier
sous la signature du Kouti. Et nous validons le get sur la base de la présomption que