Version texte de ce daf : original et traduction

Erouvin 92b (צב:) — le Talmud en français

Erouvin 92b (עירובין צב:): Mais les vignes qui sont dans la grande sont permises. Selon la règle : « Les habitants de la petite ne gouvernent pas dans la grande ». De même, si l’on a planté des…

Texte original — Erouvin 92b (צב:)

אבל ה

גפנים

שבגדולה

מותרין

. לפי הכלל ש"אין דיורי קטנה מושלין בגדולה".

וכן אם נטע

גפנים בקטנה

-

מותר לזרוע את הגדולה

בתבואה. שהרי לגבי הגדולה הוי "פתח", ופתח כמחיצה. ותנן בכלאים: אם היה גדר בין כרם לשדה תבואה - זה סומך כרמו לגדר מכאן, וזה סומך זרעיו לגדר מכאן, לפי שהמחיצה מפסקת.

וכן לענין קבלת הגט בחצירה של האשה המתגרשת. שמהאי טעמא דקטנה חשיבא כפיתחה של גדולה, וכמו שהיא בתוך הגדולה, ואילו הגדולה נחשבת כמובדלת במחיצה ופתח מן הקטנה - חצר גדולה וקטנה של אשה [שיכולה לזכות בגט מדין "חצר"] למאן דאמר במסכת גיטין שאין האשה מתגרשת כשנתן בעלה הגט בחצירה, אלא אם כן עומדת בתוך חצירה: אם היתה ה

אשה ב

חצר ה

גדולה ו

נתן לה בעלה

גט ב

חצר ה

קטנה

, הרי היא

מתגרשת

בגט זה, "שהרי היא כעומדת בקטנה, דכולה קטנה - בתר גדולה שייכא" [רש"י].

אבל אם היתה ה

אשה בקטנה, וגט בגדולה

-

אינה מתגרשת

, "דגדולה לאו בתר קטנה אזלא". [רש"י].

וכן:

צבור

, המתפללים

ב

חצר

גדולה, ושליח צבור

עומד

בקטנה

-

יוצאין ידי חובתן

, היות "דשליח ציבור שבקטנה, הכא [בגדולה] שייך".

אבל אם היה ה

ציבור בקטנה ושליח ציבור בגדולה

-

אין יוצאין ידי חובתן

, לפי שהמחיצה מפסקת ביניהם. ואין לומר: נשדי ציבור שבקטנה אצל ציבור שבגדולה, "דרובה בתר חד לא משתדו".

וכן:

תשעה

המתפללים

ב

חצר

גדולה, ויחיד

מתפלל

בקטנה,

הרי הן מצטרפין למנין, דשדינן ליה בתר רובא שבגדולה, וחשיב תפילה בצבור.

אבל

תשעה בקטנה

שהם הרוב,

ואחד בגדולה

, אין מצטרפין, שהמחיצה מפסקת.

ואין להחשיבם כנתונים בגדולה, דלא שדינן רובא בתר חד. וכן לענין קריאת שמע במקום שיש בו צואה.

אם היתה

צואה ב

חצר ה

גדולה

-

אסור לקרות קריאת שמע בקטנה

[ואפילו ירחיק ארבע אמות, כשיעור הרחקה מצואה. אבל אם היתה הצואה רחוקה מפתחה של גדולה ארבע אמות שרי, וכדאמרן לענין כלאים, ריטב"א].

אבל

צואה בקטנה

-

מותר לקרות קריאת שמע בגדולה

, ואפילו בלי הרחקת ארבע אמות [שולחן ערוך], שהמחיצה מפסקת.

והשתא הדרינן להא דאמרן לענין כלאים, דאף על גב דבעלמא כל שהרחיק ארבע אמות מן הכרם וזרע, אין בו משום כלאים. מכל מקום, אם זרע בקטנה, אפילו יש בין הזרעים והכרם יותר מארבע אמות, נאסרו הזרעים.

אמר

תמה

להו

לרבה, רבי זירא ורבה בר רב חנן -

אביי

דיתיב גבייהו:

אם כן מצינו מחיצה לאיסור!

שאילמלי אין מחיצה

כלל בין הגדולה והקטנה, וכולה חצר אחת,

(מרחיק ארבע אמות

ו - הגר"א מחקו]

זורע

, אם אך יש ביניהם ארבע אמות.

ואילו השתא

כיון שבגדולה יש מחיצה -

אסורה

כל הקטנה, דשדינן כולה בתר גדולה, ונמצאת המחיצה שבגדולה אוסרת?!

אמר ליה רבי זירא לאביי: ו

כי

לא מצינו מחיצה לאיסור?

והא תנן

במשנתנו:

חצר גדולה שנפרצה לקטנה, גדולה מותרת וקטנה אסורה, מפני שהיא כפיתחה של גדולה!

ואילו

עשה מחיצות נוספות ו

השוה

על ידיהן

את גיפופיה

של הגדולה, והיינו: שהיצר את רוחב החצר הגדולה, על ידי שעשה מחיצות מקבילות בתוך הגדולה, "והוציא" את הגיפופים מחוצה לה,

גדולה נמי אסורה

, שהרי עכשיו שבטלו גיפופיה, פרוצה היא במילואה לקטנה. ונמצאו המחיצות - שהשוה בהן את הגיפופין - גורמות איסור לגדולה, הרי שמצינו מחיצה לאיסור?!

אמר ליה

אביי לרבי זירא: לא דמי!

התם

כשהשוה את גיפופיה

סילוק מחיצות

[גיפופין]

הוא

, ומשום כך נאסרו ולא משום תוספת המחיצות. אבל הכא, תוספת המחיצה שבין גדולה לקטנה, גרמו איסור לקטנה משום יתור מחיצה.

אמר ליה רבא לאביי: ו

כי

לא מצינו מחיצה לאיסור?!

והא אתמר

:

Traduction française

Mais les

vignes

qui sont dans la grande

sont permises.

Selon la règle : « Les habitants de la petite ne gouvernent pas dans la grande ».

De même, si l’on a planté des

vignes dans la petite,

il est permis de semer la grande

en céréales. Car, relativement à la grande, c’est une « ouverture », et une ouverture équivaut à une cloison. Et nous avons appris dans le traité Kil’ayim : si une clôture se trouvait entre une vigne et un champ de céréales, celui-ci peut rapprocher sa vigne de la clôture de ce côté, et celui-là peut rapprocher ses semences de la clôture de l’autre côté, puisque la cloison sépare.

De même en ce qui concerne la réception du guett dans la cour de la femme qui divorce. Car, pour cette même raison, la petite est considérée comme l’ouverture de la grande, et comme étant à l’intérieur de la grande, tandis que la grande est considérée comme séparée par une cloison et une ouverture de la petite : dans le cas d’une grande et d’une petite cour appartenant à une femme [qui peut acquérir le guett par le principe de la « cour »], selon celui qui dit dans le traité Guittin qu’une femme ne divorce pas lorsque son mari a déposé le guett dans sa cour, à moins qu’elle ne se trouve à l’intérieur de sa cour : si

la femme se trouvait dans la

cour

grande et que

son mari lui a donné

un guett dans la

cour

petite,

la voici

divorcée

par ce guett, « car elle est comme se tenant dans la petite, puisque toute la petite relève de la grande » [Rachi].

Mais si

la femme se trouvait dans la petite et le guett dans la grande

elle ne divorce pas, «

car la grande ne relève pas de la petite » [Rachi].

De même : une

assemblée

qui prie

dans la

cour

grande, et l’officiant

se tient

dans la petite

s’acquitte de son obligation,

puisque « l’officiant qui se trouve dans la petite appartient ici [dans la grande] ».

Mais si

l’assemblée se trouve dans la petite et l’officiant dans la grande,

elle ne s’acquitte pas de son obligation,

car la cloison les sépare. Et l’on ne peut pas dire : attribuons l’assemblée qui se trouve dans la petite à l’assemblée qui se trouve dans la grande, « car la majorité ne peut pas être attribuée à un seul ».

De même :

neuf

qui prient

dans la

cour

grande, et un seul

prie

dans la petite,

ils se joignent pour le compte, car nous l’attribuons à la majorité qui se trouve dans la grande, et cela est considéré comme une prière en assemblée.

Mais

neuf dans la petite,

qui constituent la majorité, et

un dans la grande,

ils ne se joignent pas, car la cloison sépare.

Et il ne faut pas les considérer comme se trouvant dans la grande, car nous n’attribuons pas la majorité à un seul. De même en ce qui concerne la récitation du Chema dans un endroit où se trouvent des excréments.

Si

des excréments se trouvent dans la

cour

grande,

il est interdit de réciter le Chema dans la petite

[et même s’il s’en éloigne de quatre coudées, comme pour la distance requise par rapport aux excréments. Mais si les excréments se trouvent à quatre coudées de l’ouverture de la grande, cela est permis, comme nous l’avons dit au sujet du mélange de la vigne, Ritba].

Mais

des excréments dans la petite,

il est permis de réciter le Chema dans la grande,

même sans s’en éloigner de quatre coudées [Choul’han Aroukh], car la cloison sépare.

Et maintenant, nous revenons à ce que nous avons dit au sujet du mélange de la vigne : bien qu’en général, lorsqu’on s’est éloigné de quatre coudées de la vigne et que l’on a semé, il n’y ait pas d’interdit de mélange, néanmoins, si l’on a semé dans la petite, même s’il y a plus de quatre coudées entre les semences et la vigne, les semences deviennent interdites.

Il dit, étonné,

à eux — à Rabba, Rabbi Zeïra et Rabba bar Rav ‘Hanan —

Abayé,

qui était assis auprès d’eux :

Si tel est le cas, nous trouvons une cloison qui entraîne un interdit !

Car s’il n’y avait aucune cloison

entre la grande et la petite, et que toute la cour ne formait qu’une seule cour,

(s’éloigne de quatre coudées

— le Gaon de Vilna l’a supprimé]

et sème,

pourvu qu’il y ait quatre coudées entre eux.

Mais maintenant,

puisqu’il y a une cloison dans la grande,

toute la petite est interdite,

car nous l’attribuons entièrement à la grande, et il se trouve que la cloison qui se trouve dans la grande entraîne l’interdit ?!

Rabbi Zeïra dit à Abayé : et

si

nous ne trouvions pas une cloison qui entraîne un interdit ?

Et pourtant nous avons appris

dans notre Michna :

une grande cour qui a été ouverte sur une petite : la grande est permise et la petite est interdite, parce qu’elle est comme l’ouverture de la grande !

Mais si,

il construisait des cloisons supplémentaires et

égalait

par leur intermédiaire

ses retours

à ceux de la grande, c’est-à-dire qu’il réduisait la largeur de la grande cour en construisant à l’intérieur de la grande des cloisons parallèles, et « faisait sortir » les retours à l’extérieur de celle-ci,

la grande serait également interdite,

car maintenant que ses retours ont été annulés, elle est entièrement ouverte sur la petite. Et il se trouve que les cloisons — par lesquelles il a égalé les retours — entraînent l’interdit pour la grande : nous trouvons donc bien une cloison qui entraîne un interdit ?!

Abayé lui dit

à Rabbi Zeïra : cela n’est pas comparable !

Là-bas,

lorsqu’il a égalé ses retours,

c’est une suppression des cloisons

[des retours] qui

est en cause,

et c’est pour cette raison qu’elle est devenue interdite, et non en raison de l’ajout des cloisons. Mais ici, c’est l’ajout de la cloison entre la grande et la petite qui a entraîné l’interdit pour la petite, en raison d’une cloison supplémentaire.

Rava dit à Abayé : et

si

nous ne trouvions pas une cloison qui entraîne un interdit ?

Et pourtant il a été dit :

Mots de ce daf dans le dictionnaire