Version texte de ce daf : original et traduction
Houlin 61a (סא.) — le Talmud en français
Houlin 61a (חולין סא.): Et nous l’apprenons de lui par une construction d’un principe : que l’aigle est particulier par quatre traits : 1. qu’il n’a pas de doigt supplémentaire, plus haut que les…
Texte original — Houlin 61a (סא.)
וילפינן מיניה בבנין אב:
מה נשר מיוחד
בארבעה דברים:
א.
שאין לו אצבע
יתרה גבוהה אחרי שאר האצבעות.
ב.
ו
אין לו
זפק.
כיס שהאוכל מתקבץ בו.
ג.
ואין קורקבנו נקלף
מן הבשר בלא חיתוך סכין.
ד.
ודורס
אוחז בצפורניו ומגביה מן הקרקע,
ואוכל
-
הרי הוא
טמא.
אף כל
עוף
כיוצא בו,
שאין לו את ארבעת הסימנים הללו, הרי הוא
טמא.
אבל עוף, שיש בו אחד מארבעת הסימנים הרי הוא טהור, חוץ מהעופות המפורשים בתורה שהם טמאים, אף על פי שיש להם סימן טהרה.
וכמו כן כתיב בתורה "
תורין"
, שהם עופות טהורים, שהרי מהם מביאים קרבנות העוף. ומהתורים הללו אתה למד בבנין אב לשאר העופות: מה תורים,
שיש להן אצבע יתרה, וזפק, וקורקבן נקלף, ואין דורסין ואוכלין
הרי הן
טהורין. אף כל
עוף
כיוצא בהן, טהורין
.
ואם כן קשה, אמאי אמרה המשנה שסימני העוף לא נאמרו בתורה, והרי ילפינן להו מבנין אב מנשר!?
ומשנינן:
אמר אביי
: מה שאמרה המשנה שלא נאמרו בתורה סימני העוף, היינו,
לא נאמר פירושן מדברי תורה.
שלא נתפרשו הסימנין בפירוש בתורה,
אלא מדברי סופרים
ילפינן להו - מבנין אב, מנשר ומתורין.
תני רבי חייא: עוף הבא
לפנינו
בסימן אחד
של טהרה -
טהור
[וכל שכן אם בא בשנים או בשלשה סימנים של טהרה, ובלבד שיכיר בו שאינו מעשרים וארבעה עופות הטמאים המפורשים בתורה],
לפי שאין דומה
עוף שיש לו סימן אחד,
לנשר,
שהוא עוף טמא.
נשר, דלית ליה כלל
שום סימן טהרה,
הוא
שאמר רחמנא
דלא תיכול
אותו.
הא איכא
עוף
דאית ליה חד
סימן טהרה -
תיכול!
והוינן בה: מדוע נלמד מנשר להכשיר עוף הבא בסימן אחד!?
ולילף מתורין: מה תורין, דאיכא
בהו
כולהו ארבעה
סימני טהרה, ואותם התורה הכשירה,
אף הכי נמי
שאר עופות, רק
עד דאיכא כולהו ארבעה
סימני טהרה - ליתכשרו. אבל בפחות מארבעה סימני טהרה, לא נכשיר אותם!? ומשנינן:
אם כן,
אם תאמר דבעינן ארבעת סימני טהרה,
שאר
עשרים וארבעה
עופות טמאים דכתב רחמנא, למה לי?
הלא אין באף אחד מהן את כל ארבעת סימני טהרה. ומכך שהוצרך הכתוב לומר שאסור לאוכלם, משמע שבסימן אחד של טהרה די להכשיר את העוף.
ומקשינן:
ונילף מינייהו,
בכל שכן מעשרים עופות הטמאים המוזכרים בתורה שיש להם שלשת סימני טהרה. ונימא:
מה התם,
שיש להו
תלתא
שלשה סימני טהרה,
ו
בכל זאת
לא אכלינן
להו.
אף כל
עוף הבא ב
תלתא
סימנים, נילף שהוא טמא
ולא ניכול
ליה,
וכל שכן
עוף שיש בו רק
תרי
סימנים,
וחד
סימן, שלא נאכל אותם!?
ומשנינן:
אם כן,
שאפילו עוף הבא בשלשה סימנין ילפינן לאסור מעופות המפורשים בתורה -
עורב, דכתב רחמנא
שהוא עוף טמא, אף על פי שיש לו רק שני סימני טהרה,
למה לי?!
השתא,
היכא
דאית ליה תלתא
סימנים של טהרה
לא אכלינן,
עורב,
דאית ליה תרי
סימנין בלבד,
מיבעיא
למיכתב דלא אכלינן!? ומכך שכתבה התורה שאסור לאכול עורב, שיש בו שני סימני טהרה, שמע מינה שבשלשה סימני טהרה, עוף טהור הוא!
Traduction française
Et nous l’apprenons de lui par une construction d’un principe :
que l’aigle est particulier
par quatre traits :
1.
qu’il n’a pas de doigt
supplémentaire, plus haut que les autres doigts.
2.
et
il n’a pas de
jabot.
Une poche dans laquelle la nourriture s’amasse.
3.
et son gésier ne se détache pas
de la chair sans incision au couteau.
4.
et il déchire
il saisit avec ses serres et soulève du sol,
et mange —
il est
impur.
De même, tout
oiseau
semblable à lui,
qui n’a pas ces quatre signes, est
impur.
Mais un oiseau qui possède l’un des quatre signes est pur, à l’exception des oiseaux explicitement énumérés dans la Torah comme impurs, bien qu’ils possèdent un signe de pureté.
De même, il est écrit dans la Torah
« tourterelles »,
qui sont des oiseaux purs, car c’est d’elles que l’on apporte les offrandes d’oiseaux. Et de ces tourterelles, tu apprends par une construction d’un principe pour les autres oiseaux : de même que les tourterelles,
qui ont un doigt supplémentaire, un jabot, un gésier qui se détache, et qui ne déchirent pas et ne mangent pas
sont
pures, de même tout
oiseau
qui leur est semblable est pur.
Et dès lors, il est difficile : pourquoi la Michna a-t-elle dit que les signes de l’oiseau n’ont pas été énoncés dans la Torah, alors que nous les apprenons par une construction d’un principe à partir de l’aigle !?
Et nous répondons :
Abayé a dit :
ce que la Michna a dit, à savoir que les signes de l’oiseau n’ont pas été énoncés dans la Torah, c’est
que leur interprétation n’a pas été énoncée dans les paroles de la Torah.
Les signes n’ont pas été explicitement détaillés dans la Torah,
mais par les paroles des Sages
nous les apprenons — par une construction d’un principe, à partir de l’aigle et des tourterelles.
Rabbi Hiya enseigna : un oiseau qui vient
devant nous
avec un seul signe
de pureté —
est pur [
et à plus forte raison s’il vient avec deux ou trois signes de pureté, à condition de reconnaître qu’il ne fait pas partie des vingt-quatre oiseaux impurs explicitement énumérés dans la Torah],
car il n’est pas semblable
à un oiseau qui possède un seul signe
à l’aigle,
qui est un oiseau impur.
L’aigle, qui n’en possède absolument aucun
signe de pureté,
c’est lui
que le Miséricordieux
a dit de ne pas manger
lui.
Mais s’il existe
un oiseau
qui possède un seul
signe de pureté —
mange-le !
Et nous nous sommes interrogés à ce sujet : pourquoi apprend-on de l’aigle à rendre apte un oiseau qui vient avec un seul signe ?
Et que l’on apprenne des tourterelles : de même que les tourterelles, qui possèdent
en elles
les quatre
signes de pureté, et que la Torah a déclarées aptes,
de même aussi
les autres oiseaux, seulement
tant qu’ils possèdent les quatre
signes de pureté — qu’ils soient déclarés aptes. Mais avec moins de quatre signes de pureté, nous ne les déclarerons pas aptes !? Et nous répondons :
dans ce cas,
si tu dis que nous exigeons les quatre signes de pureté,
les autres
vingt-quatre
oiseaux impurs que le Miséricordieux a écrits, à quoi servent-ils ?
Aucun d’entre eux ne possède les quatre signes de pureté. Et du fait que l’Écriture a dû dire qu’il est interdit de les manger, il ressort qu’un seul signe de pureté suffit pour rendre l’oiseau apte.
Et nous objectons :
et que l’on apprenne d’eux,
par un kal va’homer, des vingt oiseaux impurs mentionnés dans la Torah, qui possèdent trois signes de pureté. Et disons :
de même que là-bas,
ils possèdent
trois
trois signes de pureté,
et
malgré cela
nous ne les mangeons pas
eux,
de même tout
oiseau venant avec
trois
signes, apprenons qu’il est impur
et ne le mangeons pas
lui,
et à plus forte raison
un oiseau qui ne possède que
deux
signes,
et un seul
signe : nous ne les mangerons pas !?
Et nous répondons :
dans ce cas,
si même d’un oiseau qui vient avec trois signes nous apprenons l’interdiction à partir des oiseaux explicitement énumérés dans la Torah —
le corbeau, que le Miséricordieux a écrit
comme étant un oiseau impur, bien qu’il ne possède que deux signes de pureté,
à quoi sert-il ?!
À présent,
lorsque
il possède trois
signes de pureté,
nous ne le mangeons pas,
le corbeau,
qui possède deux
signes seulement,
est-il nécessaire
d’écrire que nous ne le mangeons pas !? Et du fait que la Torah a écrit qu’il est interdit de manger le corbeau, qui possède deux signes de pureté, apprends-en que lorsqu’un oiseau possède trois signes de pureté, il est pur !