Version texte de ce daf : original et traduction

Houlin 53b (נג:) — le Talmud en français

Houlin 53b (חולין נג:): Car ils divergent lorsque lui se tait, tandis qu’eux gloussent. Le maître, Samuel, pense que c’est un acte de piétinement qu’il accomplit à leur égard. Et le maître, Rav…

Texte original — Houlin 53b (נג:)

כי פליגי, דאיהו קא שתיק, ואינהו קמקרקרן.

מר

, שמואל,

סבר, מעשה

של דריסה

קא עביד בהו.

ומר

, רב,

סבר

, לא מחמת שדרס קא מקרקרן, אלא רק

מחמת בעתותיה הוא דקא עבדן.

אמר אמימר: הלכתא

-

חוששין לספק דרוסה.

אמר ליה רב אשי לאמימר: האי דרב

, דאמר לא חיישינן לספק דרוסה

, מאי

עבידת לה, ומדוע אין אתה מכריע כמוהו?

אמר ליה: לא שמיע לי! כלומר, לא סבירא לי!

ואי בעית אימא: הדר ביה רב לגבי דשמואל.

דההוא שרקפא

, סל מלא עופות,

דספק דרוסות

הוו, שנכנס הנץ ביניהם,

דאתא לקמיה דרב. שדרינהו רב לקמיה דשמואל.

חנקינהו

שמואל,

ושדנהו בנהרא.

ואי סלקא דעתך לא הדר ביה

רב

, לישרינהו

רב, ואמאי שלחם לשמואל!?

ותמהה הגמרא:

אלא מאי

אמרת,

הדר ביה

רב, וסבר כשמואל, אם כן, תיקשי,

ליסרינהו

רב בעצמו!?

אלא

, אין להוכיח מזה ששלח רב לשמואל, שהכריע כמותו. ומה שלא פסק להיתירא, כי אותו מקום

אתריה דשמואל הוה

, ואין זה ראוי להתיר במקום שהמרא דאתרא אוסר.

והוינן בה:

למה לי

לשמואל

למיחנקינהו? לישדינהו הכי

כשהם חיים

בנהרא,

ויטבעו בנהר!?

ומשנינן:

מפרחן וסלקן

, וימצאום ציידים וימכרום לישראל.

ואכתי הוינן בה: אמאי חנקינהו שמואל?

ולשהינהו שנים עשר חודש,

ואם יחיו הרי זה סימן שלא נדרסו!?

ומשנינן:

אתי בהו לידי תקלה.

וליזבנינהו לעובדי כוכבים?!

אתו לזבנינהו לישראל.

וליחנקינהו, ולישדינהו לאשפה?!

וליטעמיך, נישדינהו לכלבים?!

אלא

, שמואל עביד הכי, שהלך לנהר, כדי

לפרסומי מלתא דאיסורא.

ההוא בר אווזא דהוה בי רב אשי. על לביני קניא

, בין קני סוף.

נפק, אתא כי ממסמס

מלוכלך

קועיה

צוארו ב

דמא

.

אמר רב אשי

: האם

לא אמרינן

כאשר הספק הוא

ספק כלבא ספק שונרא

-

אימר כלבא! הכא נמי, ספק קניא

פצעו,

ספק שונרא

דרסו -

אימר קניא מחייה,

הכהו ולא חתול דרסו.

אמרי בני רבי חייא: דרוסה שאמרו

-

צריכה בדיקה כנגד בני מעיים.

אמר רב יוסף: הא דבני רבי חייא

-

כבר פירשה שמואל!

דאמר שמואל משום רבי חנינא בן אנטיגנוס: דרוסה שאמרו

-

צריכה בדיקה כנגד בני מעיים.

בעי אילפא: יש דרוסה לסימנים,

אם נדרסה כנגד הסימנים,

או אין דרוסה לסימנים?!

מי אמרינן הסימנים קשים הם, ואין הדריסה משפיעה עליהם. או דילמא גם דריסה כנגד הסימנים חשיב דריסה!?

אמר רבי זירא

: הא דבעי אילפא - כבר פירשה

רב חנן בר רבא

.

דאמר רב חנן בר רבא אמר רב: דרוסה שאמרו

-

צריכה בדיקה כנגד בית החלל כולו, ואפילו

נדרסה

בסימנין.

בעי אילפא: סימנין שנדלדלו

-

בכמה?

אמר רבי זירא

: הא

דבעי אילפא

-

כבר פירשה רבה בר בר חנה.

דאמר רבה בר בר חנה אמר שמואל: סימנים שנדלדלו

-

ברובן.

בעי רב אמי: המסמסה,

דרסה בירך, שלא כנגד החלל, ונדלדל הבשר לאחר מכן -

מהו? אמר רבי זירא: הא דבעי רב אמי

-

כבר פירשה רב יהודה.

דאמר רב יהודה אמר רב בדרוסה

-

עד שיאדים בשר כנגד בני מעיים.

נתמסמס הבשר

במקום אחד -

רואין אותו כאילו אינו.

ואם יש בו טרפות כשניטל כולו, וכגון בצומת הגידין, הרי הוא טרפה. כי כשנתמסמס הבשר הרי הוא כאילו ניטל ממקומו.

היכי דמי "נתמסמס"?

אמר רב הונא בריה דרב יהושע: כל שהרופא גורדו, ומעמידו על בשר חי.

אמר רב אשי: כי הוינן בי רב כהנא, אייתו קמן ההיא ריאה, דכי הוו מיתבי לה,

כאשר הושיבו אותה בצורת ישיבה,

יתבה שפיר. וכי הוו מדלו לה

, כאשר היו תולין אותה,

הוה מיתלהא,

מתפרקת,

ונפלה תילהי תילהי,

חתיכות - חתיכות.

וטריפנא לה מדרב הונא בריה דרב יהושע

, דאמר, כל שהרופא גורדו נקרא "המסמסה". וחתיכות אלו העומדות ליפול, נחשבות כאילו ניטלו מהריאה, ונמצא שחסרה הריאה.

רב נחמן אמר

: נדרסה

בקוץ

עד

שתינקב לחלל

הבהמה אין לחוש. אבל משהגיע הקוץ לחלל הבהמה, יש לחוש שמא ניקב את האיברים שבתוך החלל.

בדרוסה

-

משיאדים בשר כנגד בני מעיים.

רב זביד מתני הכי: בדרוסה

-

משיאדים בשר כנגד בני מעיים.

נדרסה

בסימנים

-

עד שיאדימו סימנים עצמם.

אמר רב פפי: בעי רב ביבי בר אביי

:

Traduction française

Car ils divergent lorsque lui se tait, tandis qu’eux gloussent.

Le maître,

Samuel,

pense que c’est un acte

de piétinement

qu’il accomplit à leur égard.

Et le maître,

Rav,

pense

que ce n’est pas parce qu’il les a piétinés qu’ils gloussent, mais seulement

parce qu’il les effraie qu’ils le font.

Ammemar dit : La halakha —

on tient compte du doute de piétinement.

Rav Achi dit à Ammemar : Cet enseignement de Rav,

qui dit que l’on ne tient pas compte du doute de piétinement,

qu’en

as-tu fait, et pourquoi ne tranches-tu pas comme lui ?

Il lui dit : Je ne l’ai pas entendu ! C’est-à-dire : je ne le tiens pas pour établi !

Et si tu veux, dis plutôt : Rav est revenu vers l’avis de Samuel.

Car il y avait cette corbeille,

un panier rempli de volailles,

qui étaient des cas de doute de piétinement,

car l’épervier était entré parmi elles,

et qui vint devant Rav. Rav les envoya devant Samuel.

Samuel les étrangla,

Samuel

et les jeta dans le fleuve.

Et si tu penses que Rav n’est pas revenu,

Rav,

qu’il les autorise,

Rav ; et pourquoi les a-t-il envoyées à Samuel ?!

La Guemara s’étonne :

Mais que

dis-tu,

Rav est revenu

et pensait comme Samuel ? Dans ce cas, une difficulté se pose :

qu’il les interdise

Rav lui-même ?!

Mais

on ne peut pas prouver du fait que Rav les a envoyées à Samuel qu’il a tranché comme lui. Et s’il ne les a pas déclarées permises, c’est parce que cet endroit

était le domaine de Samuel,

et il ne convenait pas de permettre dans un endroit où le maître du lieu interdit.

Et nous nous interrogeons :

Pourquoi faut-il

que Samuel

les étrangle ? Qu’il les jette ainsi,

alors qu’elles sont vivantes,

dans le fleuve,

et qu’elles se noient dans le fleuve ?!

Et nous répondons :

Elles s’envolent et remontent,

et des chasseurs les trouveraient et les vendraient à un Juif.

Et nous nous interrogeons encore : pourquoi Samuel les a-t-il étranglées ?

Qu’il les laisse douze mois,

et si elles vivent, ce sera le signe qu’elles n’ont pas été piétinées ?!

Et nous répondons :

Elles pourraient entraîner une transgression.

Et qu’il les vende à des adorateurs d’astres ?!

Ils viendraient les vendre à des Juifs.

Et qu’il les étrangle et les jette à la décharge ?!

Et selon ton raisonnement, qu’il les jette aux chiens ?!

Mais

Samuel agit ainsi : il alla au fleuve afin

de rendre publique la question de l’interdit.

Il y avait ce canard qui se trouvait chez Rav Achi. Il entra parmi les roseaux,

entre les roseaux,

il sortit et vint, le cou tout barbouillé,

sale,

son cou,

son cou,

de sang.

Rav Achi dit :

Est-ce que

nous ne disons pas,

lorsque le doute est

un doute : chien, un doute : chat —

dis : un chien ! Ici aussi, c’est un doute : un roseau

l’a blessé,

un doute : un chat

l’a piétiné —

dis : le roseau l’a frappé,

il l’a frappé, et ce n’est pas un chat qui l’a piétiné.

Les fils de Rabbi ‘Hiyya dirent : Le piétinement dont ils ont parlé —

nécessite un examen en regard des viscères.

Rav Yossef dit : Cet enseignement des fils de Rabbi ‘Hiyya —

Samuel l’a déjà expliqué !

Car Samuel a dit au nom de Rabbi ‘Hanina fils d’Antigonos : Le piétinement dont ils ont parlé —

nécessite un examen en regard des viscères.

Ilfa demanda : Y a-t-il un piétinement pour les signes,

si l’animal a été piétiné en regard des signes,

ou n’y a-t-il pas de piétinement pour les signes ?!

Dit-on que les signes sont résistants et que le piétinement n’a pas d’effet sur eux ? Ou peut-être qu’un piétinement en regard des signes est lui aussi considéré comme un piétinement ?!

Rabbi Zéra dit :

Ce qu’Ilfa a demandé,

Rav ‘Hanan fils de Rava l’a déjà expliqué.

Car Rav ‘Hanan fils de Rava a dit au nom de Rav : Le piétinement dont ils ont parlé —

nécessite un examen en regard de toute la cavité corporelle, et même

si l’animal a été piétiné

au niveau des signes.

Ilfa demanda : Les signes qui se sont détachés —

dans quelle mesure ?

Rabbi Zéra dit :

Ce

qu’Ilfa a demandé —

Rabba fils de Rabba fils de ‘Hana l’a déjà expliqué.

Car Rabba fils de Rabba fils de ‘Hana a dit au nom de Samuel : Les signes qui se sont détachés —

pour la plus grande partie.

Rav Ami demanda : Celui qui s’est décomposé,

qui a été piétiné à la cuisse, non en regard de la cavité, puis dont la chair s’est détachée ensuite —

qu’en est-il ? Rabbi Zéra dit : Ce que Rav Ami a demandé —

Rav Yehouda l’a déjà expliqué.

Car Rav Yehouda a dit au nom de Rav, au sujet du piétinement —

jusqu’à ce que la chair rougisse en regard des viscères.

Si la chair s’est décomposée

en un endroit —

on la considère comme si elle n’existait pas.

Et si elle comporte une tare lorsqu’elle est entièrement retirée, comme au niveau de la jonction des tendons, l’animal est alors interdit. Car lorsque la chair s’est décomposée, elle est considérée comme si elle avait été retirée de son emplacement.

À quoi ressemble le cas de « s’est décomposé » ?

Rav Houna fils de Rav Yehochoua dit : Toute chair que le médecin gratte et qui laisse apparaître de la chair vive.

Rav Achi dit : Lorsque nous étions chez Rav Kahana, on nous apporta ce poumon qui, lorsqu’on le posait,

lorsqu’on le plaçait en position assise,

tenait correctement. Mais lorsqu’on le soulevait,

lorsqu’on le suspendait,

il se déchirait,

se désagrégeait,

et ses morceaux tombaient les uns après les autres,

morceau après morceau.

Et nous le déclarâmes interdit conformément à Rav Houna fils de Rav Yehochoua,

qui disait que toute chair que le médecin gratte est appelée « décomposée ». Et ces morceaux qui étaient sur le point de tomber sont considérés comme s’ils avaient été retirés du poumon ; il s’est donc trouvé que le poumon était incomplet.

Rav Na‘hman dit :

Si l’animal a été piétiné

par une épine —

jusqu’à ce qu’elle

perfore la cavité,

il n’y a pas lieu de craindre avant que l’épine n’atteigne la cavité de l’animal. Mais lorsque l’épine a atteint la cavité de l’animal, il y a lieu de craindre qu’elle ait perforé les organes qui se trouvent dans la cavité.

Concernant le piétinement —

à partir du moment où la chair rougit en regard des viscères.

Rav Zevid enseignait ainsi : Concernant le piétinement —

à partir du moment où la chair rougit en regard des viscères.

Si l’animal a été piétiné

au niveau des signes —

jusqu’à ce que les signes eux-mêmes rougissent.

Rav Papi dit : Rav Bibi fils d’Abayé demanda :

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