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Houlin 39a (לט.) — le Talmud en français

Houlin 39a (חולין לט.): Et Rabbi Éliézer vint dire : nous apprenons l’extérieur de l’intérieur, car la Torah rend passible celui qui pratique l’idolâtrie et accomplit des actes de service qui…

Texte original — Houlin 39a (לט.)

ואתא רבי אליעזר למימר: ילפינן חוץ מפנים,

שהרי התורה מחייבת עובד עבודת כוכבים שעושה עבודות הראויות למקום אפילו כשאין דרך עבודת כוכבים בכך, לכן גם לענין המחשבה יש ללמוד עובד עבודת כוכבים מעבודת פנים .

ואתא רבי יוסי למימר: אפילו בפנים נמי, זה מחשב וזה עובד לא אמרינן.

אתמר: השוחט את הבהמה

ולא התכוין שתהיה שחיטה זו עבודה לעבודת כוכבים, אלא שחטה לעצמו על מנת

לזרוק דמה לעבודת כוכבים, ולהקטיר

[או להקטיר]

חלבה לעבודת כוכבים.

רבי יוחנן אמר: פסולה

ואסורה הבהמה בהנאה, אפילו אם לבסוף לא נזרק הדם ולא הוקטר החלב לעבודה זרה.

רבי שמעון בן לקיש אמר: מותרת

376 .

ומסברינן לפלוגתא:

רבי יוחנן אמר: פסולה, מחשבין מעבודה

אחת

לעבודה

אחרת שתהיה לעבודה זרה, והרי זה כמו שהיתה מחשבה של עבודה זרה בשחיטה.

ו

מקור הדבר הוא ד

ילפינן

שחיטת חולין ב

חוץ

לעבודה זרה

מ

שחיטת קדשים ב

פנים

378 ,

ששם מחשבת הפסול הוא מעבודה לעבודה, שהשוחט על מנת לזרוק דם למחר או להקטיר אימורים למחר זהו פיגול.

ריש לקיש אמר: מותרת, אין מחשבין מעבודה לעבודה, ולא גמרינן חוץ מפנים

379 .

ואמרינן:

ואזדו לטעמייהו

[רבי יוחנן וריש לקיש הולכים לשיטתם] במחלוקת שנחלקו בפסול מחשבת שלא לשמה בקרבנות שהמחשבה לשם קרבן אחר פוסלת בהם .

דאתמר

: חטאת ש

שחטה לשמה

על מנת

לזרוק דמה שלא לשמה.

רבי יוחנן אמר: פסולה.

רבי שמעון בן לקיש אמר: כשרה.

רבי יוחנן אמר: פסולה, מחשבין מעבודה לעבודה, וגמרינן

מחשבת שלא לשמה הפוסלת

ממחשבת פיגול.

רבי שמעון בן לקיש אמר: כשרה, אין מחשבין

מחשבת שלא לשמה

מעבודה לעבודה, ולא גמרינן ממחשבת פיגול,

מפני שכל מחשבת הפיגול אינה אלא שחושב כשעושה עבודה אחת על עבודה אחרת שתעשה שלא בזמנה, ואין ללמוד משם למקום שהמחשבה פוסלת בעבודה עצמה .

ואמרינן:

וצריכא

להשמיע את שתי המחלוקת כי יש מקום לחלק ביניהם.

דאי איתמר בהא

דשוחט על מנת לזרוק לעבודה זרה, הוה אמינא דוקא

בהא קאמר רבי שמעון בן לקיש, משום דחוץ מפנים לא ילפינן, אבל

בשוחט על מנת לזרוק שלא לשמה, שיש ללמוד

פנים מפנים, אימא מודי ליה לרבי יוחנן

בזה.

ואי אתמר בהך

דשוחט על מנת לזרוק שלא לשמה, הוה אמינא דוקא

בההיא קאמר רבי יוחנן

שיש ללמוד עבודת פנים מעבודת פנים,

אבל בהא

דעבודה זרה

אימא מודי ליה לרבי שמעון בן לקיש

שאין ללמוד עבודת חוץ מעבודת פנים.

צריכא.

מתיב רב ששת

ממשנתנו על רבי יוחנן וריש לקיש:

שנינו במשנתנו:

אמר רבי יוסי: קל וחומר הדברים, ומה במקום שמחשבה פוסלת במוקדשין, אין הכל הולך אלא אחר העובד, מקום שאין מחשבה פוסלת בחולין, אינו דין שלא יהא הכל הולך אלא אחר השוחט.

והוי בה רב ששת:

מאי "אין מחשבה פוסלת בחולין" אילימא, דלא פסלה כלל

מחשבת עבודה זרה,

אלא זביחה דעבודת כוכבים דמיתסרא היכי משכחת לה

382 .

והלוא אין ספק שזבחי מתים אסורים בהנאה מהתורה ?!

ואמר רב ששת:

אלא פשיטא

שההבדל שיש בין חולין לקדשים הוא במחשבה

מעבודה לעבודה, והכי קאמר

רבי יוסי:

ומה במקום שמחשבה פוסלת במוקדשין מעבודה לעבודה,

והחושב בזמן השחיטה שיזרק הדם למחר או שיזרק שלא לשמו - פוסל את הקרבן, יש שם קולא ש

אין הכל הולך אלא אחר העובד

והבעלים לא פוסלים,

מקום שאין מחשבה פוסלת בחולין מעבודה לעבודה,

ואין מחשבת עבודה זרה פוסלת

אלא באותה עבודה, אינו דין שלא יהא הכל הולך אלא אחר השוחט.

ומקשה רב ששת: הא דפסל רבי יוסי מעבודה לעבודה בעבודת

פנים, קשיא לרבי שמעון בן לקיש.

והא דהכשיר רבי יוסי מעבודה לעבודה ב

חוץ, קשיא לרבי יוחנן!

ואמרינן:

בשלמא, פנים לרבי שמעון בן לקיש לא קשיא,

כי יש לומר ד

הא

דהכשיר ריש לקיש היה זה מסברתו

מקמי דשמעה

[לפני ששמע] את משנתנו

מרבי יוחנן

רבו ,

הא לבתר דשמעה מרבי יוחנן

את המשנה ואז חזר בו,

אלא חוץ קשיא לרבי יוחנן!

הוא

[רב ששת]

מותיב לה והוא מפרק לה

: לא דבר רבי יוסי על מחשבה מעבודה לעבודה כלל, ואין קושיא לא על רבי יוחנן ולא על ריש לקיש, והחומרא שיש בפנים היא שהמחשבה פוסלת בה

ב

שעת עשית אחת מ

ארבע עבודות

שהם שחיטה, קבלת הדם, הולכה וזריקה, ואילו המקבל דם ומוליכו לעבודה זרה אינו אוסר את הבשר.

והכי קאמר

רבי יוסי:

ומה במקום שמחשבה פוסלת במוקדשין בארבע עבודות, אין הכל הולך אלא אחר העובד,

Traduction française

Et Rabbi Éliézer vint dire : nous apprenons l’extérieur de l’intérieur,

car la Torah rend passible celui qui pratique l’idolâtrie et accomplit des actes de service qui conviennent au Lieu, même lorsque telle n’est pas la manière de servir l’idolâtrie ; de même, en ce qui concerne la pensée, il faut apprendre le cas de celui qui pratique l’idolâtrie du service intérieur.

Et Rabbi Yossi vint dire : même dans l’intérieur également, nous ne disons pas : celui-ci pense et celui-ci accomplit.

Il a été dit : celui qui égorge l’animal

et n’a pas eu l’intention que cet égorgement soit un service destiné à l’idolâtrie, mais l’a égorgé pour lui-même, avec l’intention

de jeter son sang pour l’idolâtrie, et de brûler [

ou de brûler ]

sa graisse pour l’idolâtrie.

Rabbi Yo'hanan dit : elle est invalide

et il est interdit de tirer profit de l’animal, même si, finalement, le sang n’a pas été jeté et la graisse n’a pas été brûlée pour l’idolâtrie.

Rabbi Chim'on ben Lakich dit : elle est permise 376 .

Et nous expliquons leur controverse :

Rabbi Yo'hanan dit : on considère une pensée d’un acte de service comme une pensée pour

un

autre acte de service

qui serait destiné à l’idolâtrie ; c’est donc comme s’il y avait eu une pensée d’idolâtrie lors de l’égorgement.

Et

la source de la chose est que

nous apprenons

l’égorgement profane, à

l’extérieur

pour l’idolâtrie,

de

l’égorgement des consécrations, à

l’intérieur 378 ,

où la pensée d’invalidité va d’un acte de service à un autre : celui qui égorge avec l’intention de jeter le sang le lendemain ou de brûler les parties offertes le lendemain, c’est cela le pigoul.

Reich Lakich dit : elle est permise ; on ne considère pas une pensée d’un acte de service comme une pensée pour un autre acte de service, et nous ne déduisons pas l’extérieur de l’intérieur 379 .

Et nous disons :

et ils suivent leur principe [

Rabbi Yo'hanan et Reich Lakich suivent leur position ] dans la controverse qui les opposa au sujet de l’invalidité de la pensée « qui n’est pas pour son propre nom » concernant les sacrifices, lorsque la pensée au nom d’un autre sacrifice les rend invalides .

Il a été dit :

un sacrifice expiatoire qui,

l’ayant égorgé pour son propre nom,

avec l’intention

de jeter son sang qui n’est pas pour son propre nom.

Rabbi Yo'hanan dit : il est invalide.

Rabbi Chim'on ben Lakich dit : il est valide.

Rabbi Yo'hanan dit : il est invalide ; on considère une pensée d’un acte de service comme une pensée pour un autre acte de service, et nous déduisons

la pensée « qui n’est pas pour son propre nom » qui rend invalide

de la pensée de pigoul.

Rabbi Chim'on ben Lakich dit : il est valide ; on ne considère pas

la pensée « qui n’est pas pour son propre nom »

d’un acte de service à un autre, et nous ne déduisons pas de la pensée de pigoul,

car toute la pensée de pigoul n’est autre que le fait de penser, lors de l’accomplissement d’un acte de service, à un autre acte de service qui sera accompli hors de son temps ; on ne peut pas apprendre de là pour le cas où la pensée rend invalide l’acte de service lui-même .

Et nous disons :

et c’est nécessaire

de faire entendre les deux controverses, car il y a lieu de les distinguer.

Car si cela avait été dit dans ce cas

où il égorge avec l’intention de jeter [le sang] pour l’idolâtrie, nous aurions pensé que c’est précisément

dans ce cas que Rabbi Chim'on ben Lakich parle, parce que nous n’apprenons pas l’extérieur de l’intérieur ; mais

dans le cas où il égorge avec l’intention de jeter [le sang] qui n’est pas pour son propre nom, alors qu’il faut apprendre

l’intérieur de l’intérieur, dis que Rabbi Yo'hanan lui donne raison

dans ce cas.

Et si cela avait été dit dans cet autre cas

où il égorge avec l’intention de jeter [le sang] qui n’est pas pour son propre nom, nous aurions pensé que c’est précisément

dans ce cas que Rabbi Yo'hanan parle,

car il faut apprendre le service intérieur du service intérieur ;

mais dans ce cas

de l’idolâtrie,

dis qu’il donne raison à Rabbi Chim'on ben Lakich

car il ne faut pas apprendre le service extérieur du service intérieur.

C’est nécessaire.

Rav Chéchet objecta

à Rabbi Yo'hanan et à Reich Lakich à partir de notre Michna :

Nous avons enseigné dans notre Michna :

Rabbi Yossi dit : c’est un raisonnement a fortiori : et si, dans un endroit où la pensée rend invalides les consacrés, tout ne dépend que de celui qui accomplit [le service], dans un endroit où la pensée ne rend pas invalides les חולין, n’est-il pas évident que tout ne doit dépendre que de celui qui égorge ?

Et Rav Chéchet l’examina :

que signifie « la pensée ne rend pas invalides les חולין » ? Si tu dis qu’elle ne les invalide absolument pas

par une pensée d’idolâtrie,

alors comment trouves-tu un égorgement d’idolâtrie qui soit interdit 382 .

N’est-il pas certain que les sacrifices des morts sont interdits au profit par la Torah ?

Et Rav Chéchet dit :

mais, c’est évident

que la différence entre les חולין et les consécrations concerne la pensée

d’un acte de service à un autre, et c’est ainsi qu’il dit

Rabbi Yossi :

et si, dans un endroit où la pensée rend invalides les consacrés d’un acte de service à un autre,

et celui qui pense, au moment de l’égorgement, que le sang sera jeté le lendemain ou qu’il sera jeté non pour son propre nom, rend le sacrifice invalide, il y a là une indulgence :

tout ne dépend que de celui qui accomplit [le service]

et les propriétaires ne rendent pas [le sacrifice] invalide,

dans un endroit où la pensée ne rend pas invalides les חולין d’un acte de service à un autre,

et où une pensée d’idolâtrie ne rend pas invalide

si ce n’est dans ce même acte de service, n’est-il pas évident que tout ne doit dépendre que de celui qui égorge ?

Rav Chéchet objecte : le fait que Rabbi Yossi rende invalide, d’un acte de service à un autre, dans le service

intérieur, est une difficulté pour Reich Lakich.

Et le fait que Rabbi Yossi valide, d’un acte de service à un autre, à

l’extérieur, est une difficulté pour Rabbi Yo'hanan !

Et nous disons :

pour l’intérieur, à l’égard de Reich Lakich, ce n’est certes pas une difficulté,

car on peut dire que

ce

qu’a validé Reich Lakich, c’était selon son propre raisonnement,

avant qu’il ne l’ait entendu [

avant qu’il n’ait entendu ]

de Rabbi Yo'hanan

son maître ;

mais après qu’il l’eut entendue de Rabbi Yo'hanan

la Michna, il revint sur son opinion,

mais l’extérieur est une difficulté pour Rabbi Yo'hanan !

Il [

Rav Chéchet ]

objecte et y répond :

Rabbi Yossi n’a pas parlé du tout d’une pensée allant d’un acte de service à un autre, et il n’y a de difficulté ni pour Rabbi Yo'hanan ni pour Reich Lakich ; la rigueur qui existe à l’intérieur est que la pensée rend invalide

au

moment de l’accomplissement de l’une des

quatre prestations

qui sont l’égorgement, la réception du sang, son transport et son aspersion ; tandis que celui qui reçoit le sang et le transporte pour l’idolâtrie n’interdit pas la viande.

Et c’est ainsi que dit

Rabbi Yossi :

et si, dans un endroit où la pensée rend invalides les consacrés dans les quatre prestations, tout ne dépend que de celui qui accomplit [le service],

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