Version texte de ce daf : original et traduction

Houlin 21b (כא:) — le Talmud en français

Houlin 21b (חולין כא:): De même que le sacrifice expiatoire d’un animal ne provient que de deniers profanes, car il est impossible de l’acheter avec des deniers de la seconde dîme, et on ne l’offre…

Texte original — Houlin 21b (כא:)

מה חטאת בהמה אינה באה

אלא מן

מעות

החולין,

שאי אפשר לקנותה ממעות מעשר שני,

ו

אין מקריבין אותה אלא

ביום

ולא בלילה,

ו

עבודתה אינה נעשית אלא

בידו הימנית

של הכהן, שכל הדינים הללו נלמדים מהמקרא שהם נוהגין בחטאת בהמה.

אף עולת העוף

-

אינה באה אלא מן החולין, וביום, ובידו הימנית.

אי,

שמא תאמר, אם נלמד מחטאת בהמה, יש לנו ללמוד גם לענין נוסף:

מה להלן

שחיטתה

ברוב שנים

של הסימנים, ואין צורך לשחוט את כל הסימנים,

אף כאן

בעולת העוף תהא מליקתה

ברוב שנים

בלבד?

תלמוד לומר

בעולת העוף של נדבה "

ומלק

את ראשו,

והקטיר

המזבחה". הקיש הכתוב מליקה להקטרה, לומר,

מה הקטרה

מקטירין את

הראש בעצמו ו

את

הגוף בעצמו,

אף

מליקה יעשנה כך, שיהא

הראש בעצמו והגוף בעצמו.

דהיינו, שיחתוך את כל שני הסימנים ולא רק את רובם.

רבי ישמעאל אומר: "כמשפט"

האמור בעולת העוף היינו

כמשפט חטאת העוף

הכתוב בפרשה לפני דין עולת העוף בסמוך לה. ומסתבר שעליה נאמר ה"כמשפט".

מה חטאת העוף

מליקתה

ממול

ה

עורף, אף עולת העוף ממול עורף,

שלא נאמר בתורה "מול עורף" אלא בחטאת העוף, וממנה אנו למדים לעולת העוף.

אי,

שמא תאמר, אם נלמד מחטאת העוף, יש לנו ללמוד גם לענין נוסף:

מה להלן מולק

סימן אחד בלבד,

ואינו מבדיל

הראש מהגוף אלא משאיר אותם מחוברים

בסימן אחד,

היינו על ידי הסימן השני, שלא נמלק, שהרי בחטאת העוף נאמר "ולא יבדיל",

אף כאן,

בעולת העוף,

מולק ואינו מבדיל בסימן אחד?

תלמוד לומר

בעולת העוף "

והקריבו",

דמשמע שמליקתה שונה משל חטאת העוף.

רבי אלעזר ברבי שמעון אומר: "כמשפט"

היינו

כמשפט חטאת העוף.

Traduction française

De même que le sacrifice expiatoire d’un animal ne provient

que de

deniers

profanes,

car il est impossible de l’acheter avec des deniers de la seconde dîme,

et

on ne l’offre que

le jour

et non la nuit,

et

son service ne s’accomplit que

de sa main droite

du

, car tous ces décrets sont appris de l’Écriture comme s’appliquant au sacrifice expiatoire d’un animal.

De même, le holocauste de l’oiseau — ne provient que des deniers profanes, [il est offert] le jour, et [son service est accompli] de sa main droite.

Certes,

peut-être diras-tu : si nous l’apprenons du sacrifice expiatoire d’un animal, nous devons également l’apprendre pour un autre point :

de même que là,

son abattage est

sur la majorité des deux

signes, et qu’il n’est pas nécessaire d’abattre la totalité des signes,

de même ici,

dans le holocauste de l’oiseau, sa melika sera

sur la majorité des deux

seulement ?

L’Écriture enseigne

au sujet du holocauste volontaire de l’oiseau : «

Il fera la melika

de sa tête,

et il fera fumer

sur l’autel ». Le texte a assimilé la melika à la montée en fumée, pour dire :

de même que, pour la montée en fumée,

on fait fumer

la tête séparément et

le corps séparément,

de même

on accomplira la melika de cette manière, de sorte que

la tête soit séparée et le corps séparé.

C’est-à-dire qu’il sectionnera les deux signes dans leur totalité, et non pas seulement leur majorité.

Rabbi Ichmaël dit : « Selon la règle »

qui est dit au sujet du holocauste de l’oiseau, c’est-à-dire

selon la règle du sacrifice expiatoire de l’oiseau,

qui est écrit dans la section précédant immédiatement la règle du holocauste de l’oiseau. Et il est logique que ce soit à son sujet qu’ait été dit le « selon la règle ».

De même que, pour le sacrifice expiatoire de l’oiseau,

sa melika se fait

en face de

la

nuque, de même le holocauste de l’oiseau se fait en face de la nuque,

car l’expression « en face de la nuque » n’a été dite dans la Tora qu’au sujet du sacrifice expiatoire de l’oiseau, et c’est de lui que nous l’apprenons pour le holocauste de l’oiseau.

Certes,

peut-être diras-tu : si nous l’apprenons du sacrifice expiatoire de l’oiseau, nous devons également l’apprendre pour un autre point :

de même que là, il fait la melika

d’un seul signe,

et il ne sépare pas

la tête du corps, mais les laisse attachés

par un seul signe, c’est-à-dire par le second signe, qui n’est pas soumis à la melika, car il est dit au sujet du sacrifice expiatoire de l’oiseau : « et il ne séparera pas »,

de même ici,

pour le holocauste de l’oiseau,

fait-il la melika sans séparer, par un seul signe ?

L’Écriture enseigne

au sujet du holocauste de l’oiseau : «

et ils le présenteront »,

ce qui implique que sa melika diffère de celle du sacrifice expiatoire de l’oiseau.

Rabbi Éléazar, fils de Rabbi Chim‘on, dit : « Selon la règle »,

c’est-à-dire

selon la règle du sacrifice expiatoire de l’oiseau.

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