Version texte de ce daf : original et traduction
Haguiga 21a (כא.) — le Talmud en français
Haguiga 21a (חגיגה כא.): 11. L'onen — celui qui eut un mort ce jour même, et même s'il ne s'imprègne pas de son mort, il lui est interdit de manger des kodeshim de la Torah du fait de son deuil, et…
Texte original — Haguiga 21a (כא.)
יא.
האונן
, שמת לו מת באותו היום, ואף שלא נטמא במתו, ואסור לו לאכול קדשים מן התורה מצד אנינותו, ואף בלילה אסור מדרבנן [מאירי] -
ומחוסר כפורים
[טמאים שטבלו והעריב שמשם, וצריכים להביא קרבנות לכפרתם, כגון: זב זבה ויולדת] ואסורים באכילת קדשים עד שיביאו כפרתם -
הרי אלו - האונן לאחר אנינותו, ומחוסר כפורים אחר שהביא כפרתו -
צריכין טבילה ל
אכילת
קודש
.
כיון שעד עכשיו היו אסורין, הצריכום חכמים טבילה לקודש, שמא הסיחו דעתם משמירת טהרתם.
אבל לא
הצריכום חכמים טבילה
ל
אכילת
תרומה
.
גמרא:
שנינו במשנה: מטבילין כלים בתוך כלים לתרומה אבל לא לקודש:
והוינן בה:
בקודש, מאי טעמא לא
מטבילין כלי בתוך כלי?
אמר רבי אילא: מפני שכבידו
[כובדו]
של כלי
הפנימי
חוצץ
.
שלענין קודש החמירו לחוש, שמא כובדו של הכלי הפנימי מהדק אותו לתחתית הכלי החיצון, ומונע את ביאת המים בין שני הכלים, ולא עלתה טבילה לכלי הפנימי [ואף לא לחיצון, אם גם הוא היה טמא].
ותמהינן עלה:
והא מדסיפא
[המעלה החמישית שבמשנתנו], טעמה הוא
משום חציצה
, הרי משמע שהטעם של ה
רישא לאו משום חציצה
הוא. כי אם תאמר שטעם שתיהן הוא משום חציצה, והשמיעתנו המשנה שלגבי קודש כל דבר שהוא דומה לחציצה הרי הוא פוסל ובתרומה אינו פוסל, אין המשנה לחזור ולשנות זאת, ודיינו שתשמיענו זאת בפעם אחת.
דקתני סיפא: ולא כמדת הקודש
בחציצת טבילותיו
מדת התרומה
.
שבקודש: מתיר, ומנגיב, ומטביל, ואחר כך קושר
.
ובתרומה: קושר, ואחר כך מטביל
.
ומשנינן: לעולם טעמם של
רישא וסיפא משום חציצה
הוא.
וצריכא
משנתנו להשמיענו דיני חציצה בשני האופנים, כי אין ללמוד את החציצה האחת מחברתה.
דאי אשמעינן
רק
רישא
, שלקודש אין מטבילין כלי בתוך כלי,
הוה אמינא: היינו
טעמא דלקודש לא
מטבילין כלי בתול כלי,
משום כבידו של כלי, דאיכא
בו. שיש כובד בכלי הפנימי הלוחץ אותו על הכלי החיצון, ולכן יש מקום להחמיר לחשוש לחציצה.
אבל סיפא, דליכא
שם
כבידו של כלי
, אלא רק קשר,
אימא לקודש נמי לא הוי
הקשר
חציצה
. לכן השמיעה המשנה את המעלה שאפילו קשר חוצץ בטבילה לקודש.
ואי אשמעינן
רק
סיפא
, שהקשר חוצץ לקודש,
הוה אמינא: היינו טעמא דלקודש לא
מטבילין בבגד שיש בו קשר,
משום
דקיטרא אהדוקי מיהדק
[הקשר מהודק] וקרוב הוא לחציצה.
Traduction française
11.
L'onen
— celui qui eut un mort ce jour même, et même s'il ne s'imprègne pas de son mort, il lui est interdit de manger des kodeshim de la Torah du fait de son deuil, et même la nuit il est interdit d'après les Sages [Meïri] —
et celui qui est privé d'expiation
(les impurs qui se sont immergés et qui attendent le coucher du soleil pour être qualifiés là‑bas, et qui doivent apporter des sacrifices pour leur expiation, par exemple : zava, zava'ah et yoldet) et qui sont interdits de manger des kodeshim jusqu'à ce qu'ils apportent leur expiation —
voici ces cas — l'onen tant que dure son deuil, et le privé d'expiation jusqu'à ce qu'il apporte son expiation —
nécessitent une immersion pour
la consommation de
kodesh.
Car jusqu'à présent ils étaient interdits ; les Sages ont exigé leur immersion pour le kodesh, de peur qu'ils ne se soient relâchés dans l'observation de leur pureté.
Mais non
— les Sages ne leur ont pas imposé l'immersion
pour
la consommation de
la terouma.
Guemara :
Nous avons appris dans la Michna : on immerge des récipients à l'intérieur d'autres récipients pour la terouma mais pas pour le kodesh :
et voici qu'elles sont discutées ici :
En ce qui concerne le kodesh, quelle est la raison qu'on n'immerge pas un récipient à l'intérieur d'un autre ?
Rabbî Ila dit : à cause du poids
du récipient
intérieur
qui
constitue une barrière.
Car à propos du kodesh ils furent sévères par crainte que le poids du récipient intérieur ne le presse contre le fond du récipient extérieur et n'empêche l'entrée de l'eau entre les deux récipients, et que l'immersion n'atteigne pas le récipient intérieur [et pas non plus l'extérieur si lui aussi était impur].
Et nous nous étonnons :
Et la suite
(le cinquième degré de notre Michna), sa raison est
à cause de la barrière ; il en résulte que la raison de la
ouverture
non au début ne serait pas à cause de la barrière. Car si tu dis que la raison des deux est à cause de la barrière, et que notre Michna nous enseigne qu'en ce qui concerne le kodesh toute chose qui ressemble à une barrière le rend invalide et qu'en ce qui concerne la terouma il ne le rend pas invalide, la Michna n'aurait pas nécessité de répéter cela ; il aurait suffi qu'elle nous le dise une seule fois.
Il est appris dans la suite : et la règle de la terouma n'est pas la règle du kodesh
pour la barrière de ses immersions ;
la règle de la terouma.
Que pour le kodesh : on permet, on essuie, on immerge, et ensuite on relie.
Et pour la terouma : on relie, puis ensuite on immerge.
Et nous réitérons : toujours la raison des deux, début et fin, est à cause de la barrière.
Et il est nécessaire
que notre Michna nous enseigne la loi de la barrière sous les deux formes, car l'une n'est pas déduite de l'autre.
Car si nous n'apprenions
que
le début seul,
que pour le kodesh on n'immerge pas un récipient dans un autre,
je dirais : voici
la raison pour le kodesh qu'on n'immerge pas un récipient dans un autre
est à cause du poids du récipient, puisqu'il y a là un aplatissement dû au récipient intérieur qui le comprime sur le récipient extérieur, et c'est pourquoi on doit craindre la barrière.
Mais la suite, où il n'y a pas
là
le poids du récipient
mais seulement un lien,
je dirais même pour le kodesh cela ne serait pas
le lien
comme barrière.
C'est pourquoi la Michna annonça le degré selon lequel même un lien constitue une barrière à l'immersion pour le kodesh.
Et si nous n'apprenions
que
la suite seule,
que le lien barre pour le kodesh,
je dirais : voici la raison pour le kodesh qu'on n'immerge pas un vêtement qui présente un lien
est à cause
!( )
du fait que le lien est serré et presserait
(le lien serré) et il est proche d'une barrière.