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Békhorot 59a (נט.) — le Talmud en français

Békhorot 59a (בכורות נט.): et tout cela est appris de « et sera compté » », Même la teroumat maasser est prélevée selon une estimation et par la pensée, car « il sera considéré » est dit à propos des…

Texte original — Békhorot 59a (נט.)

אף תרומת מעשר ניטלת באומד

ובמחשבה

, שהרי "ונחשב" ביחס לשתי התרומות נאמר.

ומעשר

דגן הרי

קרייה רחמנא

"

תרומה

",

דכתיב

[במדבר יח כד] גבי מעשר ראשון: "

כי את מעשר בני ישראל אשר ירימו לה

'

תרומה נתתי ללויים לנחלה

", ומזה יש ללמוד, שאף מעשר דגן ניטל באומד ובמחשבה,

ו

הרי

איתקש מעשר בהמה למעשר דגן

במאמר הכתוב "עשר תעשר" שבשתי מעשרות הכתוב מדבר כדלעיל נג ב, ולמדנו:

מה מעשר דגן ניטל באומד ובמחשבה, אף

מעשר בהמה ניטל באומד ובמחשבה

, ולפיכך סובר רבי יוסי ברבי יהודה שאף אם לא מנה אותן אחת אחת, אלא הוציא עשרה מתוך מאה אף זה מעשר, כי גם זו מחשבה היא.

אמר רבא: עשירי קדוש מאליו

, וכגון שהיה מונה את הבהמות ויצא התשיעי, והעשירי נשתייר בדיר, הרי הוא קדוש מאליו, ואף שלא אמר שיהיה קדוש ואפילו לא קראו "עשירי".

שואלת הגמרא:

מנא ליה לרבא הא

[מנין למד כן]?

אילימא מהא דתניא

בברייתא המובאת לעיל נח ב:

אין לי

שהעשירי קדוש

אלא

בכגון

שקרא שמו

"

עשירי

", אבל אם

לא קרא שמו

"

עשירי

",

מנין

שהוא קדוש?

תלמוד לומר

"העשירי

יהיה קודש

"

מכל מקום.

הרי אי אפשר לומר כך, כי -

ודילמא

"

עשירי

"

הוא דלא קרייה

, אבל "

קודש

"

קרייה

, שמא לא ריבתה הברייתא אלא בכגון שלא קרא אותו "עשירי", אך מכל מקום אמר עליו שיהיה קדוש. אבל באופן של רבא, שאף לא קראו "קודש", עדיין לא שמענו.

שנינו במשנה לקמן ס א:

א. קרא לתשיעי "עשירי", ולעשירי [קרא] "תשיעי", ולאחד עשר [קרא] "עשירי", [הרי] שלשתן מקודשים. התשיעי נאכל במומו, והעשירי מעשר, והאחד עשר קרב שלמים.

והכל נלמד מדרשות הפסוקים בסוגיא שם.

ב. קרא לתשיעי עשירי, ולעשירי עשירי, ולאחד עשר עשירי, אין אחד עשר מקודש. זה הכלל: כל שלא נעקר שם עשירי ממנו [מן העשירי], אין אחד עשר מקודש.

אלא

שמא תאמר שמקורו של רבא הוא

מהא דתניא

:

קרא לתשיעי

"

עשירי

",

ויצא העשירי ולא דיבר, התשיעי נאכל במומו

כיון שקרא עליו שם "עשירי",

והעשירי מעשר

. הרי למדנו, שהעשירי קדוש מאליו.

הרי אף כך אי אפשר לומר, כי -

ודילמא שאני התם דאיברר ליה

שהוא ה

עשירי

[נתברר שהוא העשירי], שהרי יצא באותו פתח שיצאו התשעה שלפניו, אבל אם נשתייר העשירי בדיר, או שיצא בפתח אחר, עדיין לא שמענו.

אי נמי,

יש לומר שהברייתא עוסקת בכגון

דאחוי עילויה

[הראה באצבעו על העשירי].

אלא

שמא תאמר שמקורו של רבא הוא

מהא דתניא

:

קרא לתשיעי

"

עשירי

",

ומת עשירי בדיר

, הרי ה

תשיעי נאכל במומו

משום שקרא שמו "עשירי",

וכולם פטורין

מן המעשר -

והרי

מאי טעמא כולם פטורים?

וכי

לאו משום דקדש ליה עשירי

מאליו קודם שמת, ונמצא שהפרש מעשר, הרי שעשירי קדוש מאליו.

הרי אף כך אי אפשר לומר, כי -

ודילמא

הטעם שנפטרו כולם אינו משום שחל המעשר, אלא אף על גב שלא חל המעשר, ומשום

דאיפטרו במנין הראוי

-

כלומר, היות ובשעה שנמנו היו הם ראויים שיושלם המנין ויופרש העשירי, הרי הם פטורים, אף על גב שלבסוף מת העשירי ולא נתקדש.

דהאמר רבא: מנין הראוי פוטר

.

אלא

מסיקה הגמרא, שמקורו של רבא הוא

מהא דתניא

:

קרא לתשיעי

"

עשירי

",

ונשתייר עשירי בדיר

, הרי

התשיעי נאכל במומו, והעשירי מעשר

, הרי מבואר שהעשירי קדוש מאליו אף כשהוא עדיין בדיר.

ואגב שהובאה הברייתא, מקשינן עלה:

והתניא

ברייתא אחרת ששנינו בה: קרא לתשיעי עשירי, ונשתייר עשירי בדיר, הרי ה

תשיעי חולין

, ולא כמבואר בברייתא הקודמת שהתשיעי נאכל במומו!?

תני תנא קמיה דרב ששת

ליישב את הברייתות:

הא מני

הברייתא שסוברת תשיעי חולין -

רבי שמעון בן יהודה היא!

דתניא

על המשנה ששנינו לקמן ס א שהתשיעי נאכל במומו, כיון שקרא עליו שם עשירי, ומבואר בסיפא של המשנה, שאחד עשר אינו קדוש - ואף שקראו עשירי - אלא אם כן, נעקר מן העשירי שם עשירי, כי קראו תשיעי, ומזה משמע, שהתשיעי נאכל במומו כשקראו עשירי, אפילו אם קרא אחריו לעשירי עשירי, שלא נעקר שם עשירי מן העשירי. ועל פרט זה חלק רבי שמעון בן יהודה:

רבי שמעון בן יהודה אומר משום רבי שמעון

:

Traduction française

et tout cela est appris de « et sera compté »

»,

Même la teroumat maasser est prélevée selon une estimation et par la pensée,

car « il sera considéré » est dit à propos des deux teroumot.

Et le maasser

du grain,

l’Écriture l’a appelé

« terouma »,

comme il est écrit [Nombres 18, 24] à propos du premier maasser :

« Car le maasser des enfants d’Israël qu’ils prélèveront pour l’Éternel,

je l’ai donné aux Lévites comme terouma

en héritage »,

et l’on apprend de là que même le maasser du grain est prélevé selon une estimation et par la pensée,

et

voici que

le maasser du bétail a été assimilé au maasser du grain

par l’expression scripturaire « tu prélèveras certainement le maasser », dont il a été dit plus haut, en 53b, qu’elle concerne les deux maasserot ; et nous avons appris :

De même que le maasser du grain est prélevé selon une estimation et par la pensée, de même

le maasser du bétail est prélevé selon une estimation et par la pensée,

et c’est pourquoi Rabbi Yossi fils de Rabbi Yehouda estime que, même s’il ne les a pas comptés un à un, mais qu’il en a sorti dix sur cent, cela aussi est un maasser, car cela aussi relève de la pensée.

Rava a dit : le dixième est consacré de lui-même,

par exemple lorsqu’il comptait les animaux, que le neuvième est sorti et que le dixième est resté dans l’enclos : celui-ci est consacré de lui-même, même s’il n’a pas dit qu’il serait consacré et même s’il ne l’a pas appelé « dixième ».

La Guemara demande :

d’où Rava tient-il cela

[d’où l’a-t-il appris] ?

Si tu dis que c’est de ce qu’enseigne

la baraïta rapportée plus haut, en 58b :

je ne dispose

que de l’enseignement selon lequel le dixième est consacré

si ce n’est

dans le cas

où il a appelé par son nom

« dixième »,

mais si

il ne l’a pas appelé par son nom

« dixième »,

d’où

savons-nous qu’il est consacré ?

L’Écriture enseigne :

« Le dixième

sera consacré »

en toute circonstance.

On ne peut pourtant pas le dire ainsi, car —

Peut-être que

« dixième »

est ce qu’il ne l’a pas appelé,

mais

« consacré »

est ce qu’il l’a appelé : peut-être la baraïta n’a-t-elle étendu la loi qu’au cas où il ne l’a pas appelé « dixième », mais où, malgré tout, il a dit à son sujet qu’il serait consacré. Mais dans le cas de Rava, où il ne l’a même pas appelé « consacré », nous ne l’avons pas encore appris.

Nous avons appris dans la Michna, plus loin, en 60a :

a. S’il a appelé le neuvième « dixième », le dixième « neuvième », et le onzième « dixième », tous les trois sont consacrés. Le neuvième est mangé avec son défaut, le dixième est le maasser, et le onzième est offert comme chélamim.

Tout cela est appris des exégèses des versets dans la sougya correspondante.

b. S’il a appelé le neuvième « dixième », le dixième « dixième » et le onzième « dixième », le onzième n’est pas consacré. Telle est la règle : tant que le nom « dixième » n’a pas été retiré de lui [du dixième], le onzième n’est pas consacré.

Mais

peut-être diras-tu que la source de Rava est

ce qu’enseigne la baraïta :

S’il a appelé le neuvième

« dixième »,

et que le dixième est sorti sans qu’il ait parlé, le neuvième est mangé avec son défaut,

puisqu’il lui a attribué le nom de « dixième »,

et le dixième est le maasser.

Nous avons donc appris que le dixième est consacré de lui-même.

On ne peut pas non plus le dire ainsi, car —

Peut-être que, là-bas, la situation est différente, car il lui a été établi

qu’il était le

dixième

[il a été établi qu’il était le dixième], puisque celui-ci est sorti par la même porte que les neuf qui l’ont précédé ; mais si le dixième est resté dans l’enclos ou s’il est sorti par une autre porte, nous ne l’avons pas encore appris.

Ou bien,

on peut dire que la baraïta traite d’un cas où

il l’a désigné devant lui

[il a montré du doigt le dixième].

Mais

peut-être diras-tu que la source de Rava est

ce qu’enseigne la baraïta :

S’il a appelé le neuvième

« dixième »,

et que le dixième est mort dans l’enclos,

voici que le

neuvième est mangé avec son défaut,

parce qu’il lui a attribué le nom de « dixième »,

et que tous sont dispensés

du maasser —

et voici

pour quelle raison tous sont-ils dispensés ?

Ne serait-ce pas

parce que le dixième a été consacré

de lui-même avant de mourir, de sorte que le prélèvement du maasser a été effectué ? Il s’ensuit donc que le dixième est consacré de lui-même.

On ne peut pas non plus le dire ainsi, car —

Peut-être que

la raison pour laquelle tous ont été dispensés n’est pas que le maasser s’est appliqué, mais que, bien que le maasser ne se soit pas appliqué, c’est

parce qu’ils ont été dispensés par le compte convenable —

c’est-à-dire que, puisqu’au moment où ils ont été comptés, ils étaient aptes à ce que le compte soit achevé et que le dixième soit prélevé, ils sont dispensés, bien qu’en fin de compte le dixième soit mort et n’ait pas été consacré.

Car Rava a dit : le compte convenable dispense.

Mais,

la Guemara conclut que la source de Rava est

ce qu’enseigne la baraïta :

S’il a appelé le neuvième

« dixième »,

et que le dixième est resté dans l’enclos,

voici que

le neuvième est mangé avec son défaut, et le dixième est le maasser ;

il est donc clairement établi que le dixième est consacré de lui-même, même lorsqu’il se trouve encore dans l’enclos.

Et puisque la baraïta a été rapportée, nous lui objectons :

Mais n’enseigne-t-on pas dans une baraïta

une autre baraïta dans laquelle nous avons appris : s’il a appelé le neuvième « dixième » et que le dixième est resté dans l’enclos, voici que le

neuvième est profane,

et non comme il est dit dans la baraïta précédente, selon laquelle il est mangé avec son défaut !?

Un tanнай enseigna devant Rav Chetet

pour concilier les baraïtot :

de qui est-elle —

la baraïta qui considère le neuvième comme profane —

c’est l’opinion de Rabbi Chimone ben Yehouda !

Car il est enseigné

au sujet de la Michna que nous avons apprise plus loin, en 60a, selon laquelle le neuvième est mangé avec son défaut puisqu’il lui a attribué le nom de dixième ; il ressort de la fin de la Michna que le onzième n’est pas consacré — même s’il l’a appelé « dixième » — à moins que le nom « dixième » n’ait été retiré du dixième, puisqu’il l’a appelé « neuvième ». Il ressort de là que le neuvième est mangé avec son défaut lorsqu’il l’a appelé « dixième », même s’il a ensuite appelé le dixième « dixième », de sorte que le nom « dixième » n’a pas été retiré du dixième. Sur ce point, Rabbi Chimone ben Yehouda est en désaccord :

Rabbi Chimone ben Yehouda dit au nom de Rabbi Chimone :

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