Version texte de ce daf : original et traduction
Békhorot 55b (נה:) — le Talmud en français
Békhorot 55b (בכורות נה:): Mais n’y a-t-il pas les sources de la ligne médiane [et voici qu’il y a des sources d’eau qui jaillissent dans de hautes montagnes, plus élevées que l’Euphrate], et il est…
Texte original — Békhorot 55b (נה:)
והאיכא
עינתא דמידליין
[והרי יש עינות מים הנובעים בהרים רמים הגבוהים מן הפרת], ואי אפשר שמקור מימיהם הוא הפרת הנמוך מהם!?
אמר
תירץ
רב משרשיא: הנהו
עינות מים
סולמי דפרת נינהו
. כלומר, אף הם מן הפרת, אלא שעולים מן הפרת להרים הרמים כמו סולם.
תו מקשינן:
והא כתיב
בפרשת בראשית עם שלשת הנהרות הנזכרים: "
והנהר הרביעי הוא פרת
", ומשמע שהוא כמותם, ואינו מקור להם!?
אמר רב נחמן בר יצחק ואיתימא רב אחא בר יעקב
:
מה שאמר הכתוב: והנהר הרביעי "הוא פרת", היינו:
הוא פרת דמעיקרא
, הוא זה הנזכר לפני זה "ונהר יוצא מעדן להשקות את הגן ומשם יפרד והיה לארבעה ראשים", ואם כן, מבואר, שמקור שלשת הנהרות הוא הפרת.
תניא: רבי מאיר אומר
:
"
יובל
" הוא
שמו
של נהר פרת,
שנאמר
[ירמיה יז יח]: "
והיה כעץ שתול על מים, ועל יובל ישלח שרשיו
", ועל עץ החיים אשר בתוך גן העדן מוסב הפסוק, ופרת הוא המשקה את גן העדן, וכמו שנאמר: "ונהר יוצא מעדן להשקות את הגן... והנהר הרביעי הוא פרת".
ולמה נקרא שמו
"
פרת
", משום
שמימיו פרים ורבים
מעצמם ואין צריכים למי גשמים.
וחכמים אומרים
: "
פרת
" הוא
שמו
.
אמר מר
:
שמימיו
של פרת -
פרים ורבים
-
והרי זה
מסייע ליה לשמואל!
מי גשמים אינם מטהרים את הטמא אלא כאשר נקוו המים אל מקום אחד ואינם זוחלים ["אשבורן"], מה שאין כן המעיינות והנהרות שבטבעם זוחלים הם, הרי הם מטהרים בזחילה.
דאמר שמואל: נהרא מכיפיה מיבריך
, [הנהר מתברך ורבה מן הסלע שלו]. כלומר, משפתו וממקורו הוא מתרבה. ונפקא מינה לענין טבילה בנהר, שאפילו כאשר ירדו גשמים לתוך הנהר, אין אנו חוששים שמא רבו מי הגשמים בנהר יותר ממימיו המקוריים ["רבו נוטפין על הזוחלין". ואם כן, לא היה אפשר ליטהר בו, שהרי מי גשמים אינם מטהרים בזחילה]. כי כנגד כל טפח מי גשמים הנוטפים לתוך הנהר, הרי הוא מוציא ממקורו טפחיים, ונמצא שלעולם רבו הזוחלין על הנוטפין.
ופליגא
הך דרבי מאיר ודשמואל - א
דרב! דאמר רב אמי אמר רב
:
מיטרא במערבא סהדא רבה פרת
[כשיורד גשם בארץ ישראל מעיד עליהם עד גדול והוא הפרת], כי הפרת בא מארץ ישראל לבבל, והוא גדל כשיורדים גשמים בארץ ישראל, ומעיד הוא בבבל על כך. ולכן, אפילו כשאין מי גשמים באיזור הפרת, עדיין יש לחוש בו לריבוי נוטפין על הזוחלין, כי שמא ממי גשמים שבארץ ישראל או מהפשרת השלגים שבה - נתרבה הפרת.
אבוה דשמואל עביד להו לבנאתיה
[אביו של שמואל היה עושה לבנותיו כדי שייטהרו לאחר שראו דם]:
מקוה
של מים מכונסים, [או שהיו טובלות סמוך לנהר, וממשיך מי הנהר לשם]
ביומי ניסן, ומפצי
[מחצלות בתוך הנהר לעמוד עליהם כדי לטבול]
ביומי תשרי
. כלומר, ביומי תשרי היו טובלות בנהר עצמו, וכדי שלא יחצוץ הטיט שבשפת הנהר, היה נותן מחצלות תחת כפות רגליהן.
ומפרשת הגמרא: לפיכך עשה הוא להם
מקוה ביומי ניסן
ולא היה מרשה להן לטבול בנהר, כי
סבר לה
אבוה דשמואל
כרב, דאמר רב אמי אמר רב
:
מיטרא במערבא סהדא רבה פרת
, ולכן אף כשבבל אין יורדים גשמים יש לחוש שמא בארץ ישראל הפשרו השלגים ובאו עד לכאן, והיה חושש
שמא ירבו
[כלומר, שמא רבים הם] ה
נוטפין
[מי הגשמים והשלגים הנוטפים מהעבים] הבאים מארץ ישראל
על הזוחלין
[הם מי הנהר עצמו, שבטבעם זוחלים הם],
והוו להו מי גשמים רובא
, ושוב אין הנהר כשר לטבילה.
ומפצי ביומי תשרי
.
מוסיפה עוד הגמרא:
ופליגא דידיה אדידיה
, שמואל שאמר כאן "נהרא מכיפיה מיבריך", נחלק על דברים שאמר הוא עצמו,
דאמר שמואל: אין המים מטהרים בזוחלים, אלא פרת ביומי תשרי
, שבזמן זה אין לחוש שירבו הנוטפים על הזוחלים, הרי שאין הפרת מתרבה ממקורו יותר מאשר נכנסו בו מי גשמים, שאם כן, יכול תמיד לטבול בפרת, כי בודאי רבו הזוחלין על הנוטפין.
מתניתין:
הלקוח
מאחר
או שניתן לו במתנה
, הרי הוא
פטור ממעשר בהמה
.
גמרא:
שואלת הגמרא:
מנא הני מילי?
אמר
פירש
רב כהנא
:
משום
דאמר קרא
[שמות כב]: "
בכור בניך תתן לי
.
כן תעשה לשורך לצאנך
שבעת ימים...", הקיש הכתוב את שורך לבניך, כדי ללמד:
Traduction française
Mais n’y a-t-il pas
les sources de la ligne médiane [et voici qu’il y a des sources d’eau qui jaillissent dans de hautes montagnes, plus élevées que l’Euphrate], et il est impossible que la source de leurs eaux soit l’Euphrate, qui est plus bas qu’elles !?
Il dit
il répondit :
ce sont
des sources d’eau
les escaliers de l’Euphrate. C’est-à-dire qu’elles aussi proviennent de l’Euphrate, mais qu’elles montent de l’Euphrate vers les hautes montagnes comme par une échelle.
Nous objectons encore :
et n’est-il pas écrit
dans la section de la Genèse, avec les trois fleuves mentionnés : «
Et le quatrième fleuve, c’est l’Euphrate »,
ce qui signifie qu’il est de même nature qu’eux, et qu’il n’est pas leur source !?
Rav Na’hman bar Its’hak — et certains disent Rav A’ha bar Yaakov — dit :
Ce que l’Écriture a dit : et le quatrième fleuve, « c’est l’Euphrate », signifie :
c’est l’Euphrate d’auparavant,
c’est celui qui est mentionné précédemment : « Et un fleuve sortait de l’Éden pour arroser le jardin, et de là il se séparait et devenait quatre têtes » ; et si tel est le cas, il est expliqué que la source des trois fleuves est l’Euphrate.
Il a été enseigné dans une baraïta : Rabbi Méïr dit : «
Yovèl »
est
son nom
du fleuve Euphrate,
comme il est dit [Jérémie 17, 8] : «
Il sera comme un arbre planté près des eaux, et près du yovèl il étendra ses racines »,
et près du yovèl il étendra ses racines,
et le verset se rapporte à l’arbre de vie qui se trouvait au milieu du jardin d’Éden ; or l’Euphrate est celui qui arrose le jardin d’Éden, comme il est dit : « Et un fleuve sort de l’Éden pour arroser le jardin… et le quatrième fleuve, c’est l’Euphrate ».
Et pourquoi son nom est-il appelé «
Euphrate »,
en raison du fait que
ses eaux fructifient et se multiplient
d’elles-mêmes et n’ont pas besoin des eaux de pluie.
Et les Sages disent : «
Euphrate »
est
son nom.
Le maître a dit :
ses eaux —
celles de l’Euphrate —
fructifient et se multiplient —
Et voici que cela
vient en soutien à Chmouel !
Les eaux de pluie ne rendent l’impur pur que lorsque les eaux se sont rassemblées en un seul endroit et ne s’écoulent pas — « achbouren » — ; il n’en va pas de même des sources et des fleuves, qui, par nature, s’écoulent : eux rendent pur par écoulement.
Car Chmouel a dit : le fleuve se bénit à partir de son propre lit,
le fleuve s’enrichit et augmente à partir de son propre rocher. C’est-à-dire qu’il augmente à partir de sa rive et de sa source. Il en résulte une conséquence concernant l’immersion dans le fleuve : même lorsque des pluies sont tombées dans le fleuve, nous ne craignons pas que les eaux de pluie y soient devenues plus abondantes que ses eaux originelles — « que les eaux tombées aient surpassé les eaux courantes ». Dans ce cas, il n’aurait pas été possible de s’y purifier, car les eaux de pluie ne rendent pas pur par écoulement. En effet, pour chaque empan d’eaux de pluie qui tombe dans le fleuve, celui-ci fait sortir de sa source deux empans ; il se trouve donc que les eaux courantes sont toujours plus abondantes que les eaux tombées.
Et cela diverge —
de l’enseignement de Rabbi Méïr et de celui de Chmouel —
de Rav ! Car Rav Ami a dit au nom de Rav :
La pluie en Occident : l’Euphrate est un grand témoin
lorsqu’il pleut en terre d’Israël, un grand témoin en témoigne : c’est l’Euphrate. En effet, l’Euphrate vient de la terre d’Israël vers la Babylonie, et il augmente lorsque les pluies tombent en terre d’Israël ; il en témoigne ainsi en Babylonie. C’est pourquoi, même lorsqu’il n’y a pas d’eaux de pluie dans la région de l’Euphrate, il faut encore craindre que les eaux tombées ne soient plus abondantes que les eaux courantes : peut-être l’Euphrate a-t-il augmenté grâce aux eaux de pluie de la terre d’Israël ou à la fonte de ses neiges.
Le père de Chmouel en faisait pour ses filles
afin qu’elles deviennent pures après avoir vu du sang :
Un mikvé
d’eaux rassemblées — [ou bien elles s’immergeaient près du fleuve, et il y amenait l’eau du fleuve] —
durant les jours de Nissan, et des nattes
des nattes dans le fleuve, afin qu’elles se tiennent dessus pour s’immerger,
durant les jours de Tichri.
C’est-à-dire que, durant les jours de Tichri, elles s’immergeaient dans le fleuve lui-même ; et, afin que la boue de la rive du fleuve ne fasse pas séparation, il plaçait des nattes sous la plante de leurs pieds.
Et la Guemara explique : c’est pourquoi il leur faisait
un mikvé durant les jours de Nissan
et ne leur permettait pas de s’immerger dans le fleuve, car
il l’interprétait
le père de Chmouel
selon Rav, car Rav Ami a dit au nom de Rav :
La pluie en Occident : l’Euphrate est un grand témoin,
et c’est pourquoi, même lorsqu’il ne pleut pas en Babylonie, il faut craindre que les neiges aient fondu en terre d’Israël et soient arrivées jusqu’ici ; et il craignait
que ne deviennent plus abondantes
c’est-à-dire, qu’elles ne soient nombreuses
les eaux tombées
les eaux de pluie et les neiges qui tombent des nuages, venant de la terre d’Israël,
que les eaux courantes
ce sont les eaux du fleuve lui-même, qui, par nature, s’écoulent ;
et les eaux de pluie devenaient ainsi majoritaires,
et le fleuve n’était dès lors plus apte à l’immersion.
Et des nattes durant les jours de Tichri.
La Guemara ajoute encore :
Et cela diverge de lui-même,
Chmouel, qui a dit ici : « Le fleuve se bénit à partir de son propre lit », contredit les paroles qu’il a lui-même dites,
car Chmouel a dit : les eaux ne rendent pas pur par écoulement, sauf l’Euphrate durant les jours de Tichri,
car en cette période il n’y a pas lieu de craindre que les eaux tombées deviennent plus abondantes que les eaux courantes. Il s’ensuit donc que l’Euphrate n’augmente pas à partir de sa source davantage que la quantité d’eaux de pluie qui y est entrée ; car, s’il en était ainsi, on pourrait toujours s’immerger dans l’Euphrate, puisque les eaux courantes seraient certainement plus abondantes que les eaux tombées.
Michna :
Celui qui a été acheté
d’un autre
ou qui lui a été donné en cadeau,
il est
exempt du maasser du bétail.
Guemara :
La Guemara demande :
d’où viennent ces paroles ?
Il dit,
il expliqua,
Rav Kahana :
En raison de ce
que dit le verset
Exode 22] : «
Le premier-né de tes fils, tu me le donneras.
Ainsi feras-tu pour ton bœuf et pour ton petit bétail,
durant sept jours… » L’Écriture a assimilé ton bœuf à tes fils, afin d’enseigner :