Version texte de ce daf : original et traduction

Békhorot 22b (כב:) — le Talmud en français

Békhorot 22b (בכורות כב:): Et pourtant, nous avons appris dans le traité Teroumot [5, 2]] : Une séa de térouma impure qui est tombée et s’est mélangée ונתערבה à l’intérieur de cent séa de produits…

Texte original — Békhorot 22b (כב:)

והתנן

במסכת תרומות [ה ב]:

סאה תרומה טמאה שנפלה

ונתערבה

ל

תוך

מאה

סאה של פירות

חולין טהורין

, ועדיין לא הוכשרו לקבל טומאה על ידי ביאת משקין עליהן,

[תבואה של תרומה בשיעור סאה בטלה בכמות של מאה סאין חולין. אך תיקנו חכמים, מפני הפסד כהן, שצריך להוציא מהתערובת תבואה בשיעור של תבואת התרומה שנתערבה, וליתנה לכהן. ואסור לאכול מכל התערובת קודם הרמת הסאה.

ונחלקו רבי אליעזר וחכמים מה דינה של אותה סאה תרומה כאשר התרומה שנפלה לתוך התערובת היתה טמאה].

רבי אליעזר אומר: תירום

, יוציא מהתערובת סאה אחת,

ו

היא

תרקב.

וטעמו של רבי אליעזר: לפי

ש"אני אומר", היא סאה שנפלה, היא סאה שעלתה

. כלומר, דין ההתייחסות לסאת התבואה שהעלה מתוך התערובת הוא כמו לתרומה ודאית. ולכן הוא נותן לה דין טומאה כדין תרומה טמאה.

וחכמים אומרים: תעלה,

תיבטל התרומה הטמאה בתערובת,

ותיאכל

עם שאר התבואה שהיא חולין.

אבל, כדי שהתרומה הטמאה לא תטמא את שאר התבואה, צריך שיאכלנה באופן שלא יהיה מגע מים, כגון שיאכל את החטים כשהם

ניקודים,

יבשים ללא משקין,

או קליות

, שחטים קלויות גם הן יבשות, או

תילוש

העיסה של הקמח

במי פירות

, שאינן משבעה משקין המכשירין לקבל טומאה,

או תתחלק

העיסה

לעיסות

קטנות,

ובלבד,

דהיינו, ובתנאי שתהא החלוקה לעיסות קטנות באופן

שלא יהא במקום אחד

שיעור

כביצה

מהתרומה הטמאה, שהוא השיעור הראוי לטמאות טומאת אוכלין.

ותני עלה,

ושנינו על משנה זו בברייתא:

אותן חולין

שנשארו לאחר שהעלה מהם את הסאה,

Traduction française

Et pourtant, nous avons appris dans

le traité Teroumot [5, 2]] :

Une séa de térouma impure qui est tombée et s’est mélangée

à

l’intérieur de

cent séa de

produits

profanes purs, et qui n’ont pas encore été préparés à recevoir l’impureté par l’arrivée de liquides sur eux,

Une quantité d’une séa de céréales de térouma est annulée dans une quantité de cent séa de produits profanes. Mais les Sages ont institué, en raison de la perte du cohen, qu’il faut retirer du mélange des céréales à hauteur de la quantité de céréales de térouma qui s’y est mélangée, et les donner au cohen. Et il est interdit de manger de l’ensemble du mélange avant le prélèvement de la séa.

Rabbi Éliézer et les Sages ont divergé au sujet du statut de cette séa de térouma lorsque la térouma tombée dans le mélange était impure].

Rabbi Éliézer dit : elle sera prélevée,

on retirera du mélange une séa,

et

elle

pourrira.

Et la raison de Rabbi Éliézer est : parce que

« je dis » : c’est la séa qui est tombée, c’est la séa qui est remontée ».

C’est-à-dire que le statut à attribuer à la séa de céréales qu’il a retirée du mélange est celui d’une térouma certaine. C’est pourquoi il lui donne le statut d’impureté d’une térouma impure.

Et les Sages disent : elle remontera,

la térouma impure sera annulée dans le mélange,

et sera mangée

avec le reste des céréales, qui sont des produits profanes.

Mais, afin que la térouma impure ne rende pas impures les autres céréales, il faut la manger d’une manière où il n’y ait pas de contact avec l’eau, par exemple en mangeant le blé lorsqu’il est

en nikkoudim,

sec, sans liquides,

ou en kalayot,

car le blé grillé est lui aussi sec, ou

tu pétriras

la pâte de la farine

avec des jus de fruits,

qui ne font pas partie des sept liquides qui préparent à recevoir l’impureté,

ou bien la pâte sera divisée

la pâte

en pâtes

petites,

à condition,

c’est-à-dire à condition que la division en petites pâtes soit faite de manière

qu’il n’y ait pas en un seul endroit

une quantité

de la taille d’un œuf

de la térouma impure, car telle est la quantité propre à rendre impurs les aliments par l’impureté des aliments.

Et il est enseigné à son propos,

et nous avons enseigné au sujet de cette Michna dans une baraïta :

ces produits profanes

qui sont restés après qu’on en a retiré la séa,

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