Version texte de ce daf : original et traduction
Békhorot 21a (כא.) — le Talmud en français
Békhorot 21a (בכורות כא.): Disons qu’il pense que le premier tanna une femelle qui a avorté ne revient pas à mettre bas au cours de son année. C’est-à-dire : même si elle a avorté cette année, elle…
Texte original — Békhorot 21a (כא.)
לימא קסבר
תנא קמא
מטנפת אינה חוזרת ויולדת בתוך שנתה.
כלומר, אפילו אם טינפה בשנה זו, שוב אינה חוזרת ויולדת עד מלאת שנה לטינופה, וכל שכן זו, שילדה בשנה זו, שאינה חוזרת ויולדת עד מלאת שנה ללידה הקודמת. ולכן אי אפשר לצרף בת אחר בת למעשר, כי לא נולדו בשנה אחת.
ודחינן: אפילו
אם תמצי לומר מטנפת חוזרת ויולדת בתוך שנתה
, אבל
יולדת
ולד גמור,
ודאי אינה חוזרת ויולדת בתוך שנתה
, ואי אפשר שתלד בהמה בת אחר בת בתוך שנה.
מוסיפה הגמרא לפרש את המשך הברייתא,
אמר רבי שמעון: אני ראיתי גדייה
שעישרה בתוך שנתה:
ודנה הגמרא:
מאי איכא בין תנא קמא לרבי שמעון?
ומפרשת הגמרא, שנחלקו באופן שטינפו הבנות ביום האחרון של החודש הששי ללידתם, ומחלוקתם היא, שלתנא קמא אי אתה מוצא שיתעשרו הבנות ובנות הבנות אלא אם ילדו הבנות ביום תום השנה מלידתן, ואילו רבי שמעון סובר, שפעמים אתה מוצא שיתעשרו הבנות ובנות הבנות אף "בתוך שנתה", דהיינו, אפילו בתוך - ולא בסוף - אותה שנה שילדה האם את שלשת הבנות הראשונות. ואת יסוד מחלוקתם מבארת הגמרא בכמה אופנים:
האופן הראשון:
איכא בינייהו,
בין תנא קמא לרבי שמעון -
דזעירי.
דאמר זעירי: אין טינוף פחות משלשים יום
, והיינו שאינה מקבלת זכר עד שלשים יום מעת שטינפה:
תנא קמא אית ליה דזעירי
, וצריך אתה ליתן מיום טינופם, שהיה ביום תום החודש הששי ללידתם, עוד שלשים יום שלמים. ורק למחרתו, בסוף החודש השביעי מעת שנולדו, מקבלות הן זכר, ושוב צריך אתה ליתן חמשה חדשים שלמים להריונן, ויולדות למחרתו, דהיינו, ביום תום שנה מלידתן.
ו
אילו
רבי שמעון לית ליה דזעירי
, ואין הן צריכות להמתין שלשים יום מטינופן עד שיקבלו זכר, ונמצא שאף אם טינפו ביום תום ששה חדשים מלידתן יכולות הן לילד בחודש האחרון לשנתן, ולא דוקא ביום תום שנה מלידתן.
האופן השני:
ואיבעית אימא
לפרש את יסוד מחלוקתם:
דכולי עלמא אית להו דזעירי
שאינה מקבלת זכר עד שלשים יום מטינופה,
והכא, ביולדת למקוטעין קא מיפלגי
:
תנא קמא סבר: אינה יולדת למקוטעין
, ואינה יולדת עד מחרת תום חמשה חדשי הריון.
ורבי שמעון סבר: יולדת למקוטעין
, ויכולה היא לילד בחודש החמישי להריונה, ולא דוקא ביום תום שנה מלידתה.
האופן השלישי:
ואיבעית אימא, דכולי עלמא אינה יולדת למקוטעין, והכא במקצת היום ככולו,
האם מקצת היום האחרון לשלשים הימים שמטינופה, ומקצת יום האחרון של חמשת חדשי הריונה, נחשבים כיום שלם,
קא מיפלגי: לתנא קמא, לא אמרינן
"
מקצת היום ככולו
", וצריכה היא שלשים יום שלמים מטינופה, ורק למחרתו מקבלת היא זכר, וכן צריכה היא חמשה חדשים שלמים שלמחרתו יולדת, ונמצא שלא תלד עד יום האחרון של שנת לידתה.
לרבי שמעון, אמרינן
"
מקצת היום ככולו
", ונמצאת יולדת יום או יומיים קודם תום שנת לידתן.
האופן הרביעי:
ואיבעית אימא, דכולי עלמא אמרינן מקצת היום ככולו.
והכא, במחוסר זמן,
קודם יום השמיני ללידה, שאינו ראוי להקרבה, כדכתיב "ומיום השמיני והלאה ירצה לקרבן אשה לה'", האם הוא
נכנס לדיר להתעשר, קמיפלגי
:
תנא קמא סבר
: מחוסר זמן
אינו נכנס לדיר להתע שר
.
ורבי שמעון סבר
: מחוסר זמן
נכנס לדיר להתעשר
.
ולכן אמר רבי שמעון שמתעשרים בתוך שנתן, והיינו, שאפשר לעשרן בתוך שנתן שנולדו, ביום לידתן עצמו, כשנולדו לפני סוף היום. אבל לתנא הן מתעשרין לשנה הבאה.
Traduction française
Disons qu’il pense que
le premier tanna
une femelle qui a avorté ne revient pas à mettre bas au cours de son année.
C’est-à-dire : même si elle a avorté cette année, elle ne revient pas à mettre bas avant qu’une année entière ne se soit écoulée depuis son avortement ; à plus forte raison celle-ci, qui a mis bas cette année, ne revient pas à mettre bas avant qu’une année entière ne se soit écoulée depuis la naissance précédente. Il est donc impossible de joindre une fille après l’autre pour la dîme, car elles ne sont pas nées au cours d’une seule année.
Et nous repoussons : même
si tu veux dire qu’une femelle qui a avorté revient à mettre bas au cours de son année,
mais
celle qui met bas
un petit achevé
ne revient certainement pas à mettre bas au cours de son année,
et il est impossible qu’une bête mette bas une fille après l’autre au cours d’une année.
La Guemara poursuit l’explication de la suite de la baraïta,
Rabbi Chimone a dit : j’ai vu une chevrette
qui a été donnée à la dîme au cours de son année :
La Guemara examine :
Quelle différence y a-t-il entre le premier tanna et Rabbi Chimone ?
La Guemara explique qu’ils ont discuté dans le cas où les filles ont avorté le dernier jour du sixième mois depuis leur naissance. Leur controverse est la suivante : selon le premier tanna, tu ne trouves que les filles et les filles des filles soient données à la dîme que si les filles ont mis bas le jour où s’achève l’année depuis leur naissance ; tandis que Rabbi Chimone estime qu’il arrive que tu trouves les filles et les filles des filles données à la dîme même « au cours de son année », c’est-à-dire même au cours — et non à la fin — de cette même année où la mère a mis bas les trois premières filles. La Guemara explique de plusieurs manières le fondement de leur controverse :
La première manière :
Il y a entre eux [une différence],
entre le premier tanna et Rabbi Chimone —
celle de Zeïri.
Car Zeïri a dit : un avortement ne dure pas moins de trente jours,
c’est-à-dire qu’elle n’accepte pas de mâle avant trente jours à compter du moment où elle a avorté :
Le premier tanna retient l’opinion de Zeïri,
et tu dois compter, à partir du jour de leur avortement, qui était le jour où s’achevait le sixième mois depuis leur naissance, encore trente jours entiers. Ce n’est que le lendemain, à la fin du septième mois depuis leur naissance, qu’elles acceptent un mâle ; puis tu dois de nouveau compter cinq mois entiers pour leur gestation, et elles mettent bas le lendemain, c’est-à-dire le jour où s’achève une année depuis leur naissance.
Et
Rabbi Chimone ne retient pas l’opinion de Zeïri,
et elles n’ont pas besoin d’attendre trente jours depuis leur avortement avant d’accepter un mâle. Il s’ensuit que, même si elles ont avorté le jour où s’achevaient six mois depuis leur naissance, elles peuvent mettre bas au cours du dernier mois de leur année, et pas uniquement le jour où s’achève une année depuis leur naissance.
La deuxième manière :
Et si tu veux, dis
pour expliquer le fondement de leur controverse :
tout le monde retient l’opinion de Zeïri,
à savoir qu’elle n’accepte pas de mâle avant trente jours depuis son avortement,
et ici, ils discutent au sujet de celle qui met bas à terme incomplet :
Le premier tanna estime : elle ne met pas bas à terme incomplet,
et elle ne met pas bas avant le lendemain de l’achèvement de cinq mois de gestation.
Et Rabbi Chimone estime : elle met bas à terme incomplet,
et elle peut mettre bas au cours du cinquième mois de sa gestation, et pas uniquement le jour où s’achève une année depuis sa naissance.
La troisième manière :
Et si tu veux, dis : tout le monde estime qu’elle ne met pas bas à terme incomplet ; et ici, ils discutent au sujet de [la règle selon laquelle] une partie de la journée vaut comme la journée entière,
à savoir si une partie du dernier jour des trente jours depuis son avortement et une partie du dernier jour de ses cinq mois de gestation sont considérées comme un jour entier,
ils discutent : selon le premier tanna, nous ne disons pas «
une partie de la journée vaut comme la journée entière »,
et elle a besoin de trente jours entiers depuis son avortement, et ce n’est que le lendemain qu’elle accepte un mâle ; de même, elle a besoin de cinq mois entiers, et c’est le lendemain qu’elle met bas. Il s’ensuit qu’elle ne met bas qu’au dernier jour de l’année de sa naissance.
Selon Rabbi Chimone, nous disons «
une partie de la journée vaut comme la journée entière »,
et il s’ensuit qu’elle met bas un ou deux jours avant l’achèvement de l’année de leur naissance.
La quatrième manière :
Et si tu veux, dis : tout le monde dit qu’une partie de la journée vaut comme la journée entière.
Et ici, ils discutent au sujet de celui qui est privé de son temps,
avant le huitième jour depuis la naissance, qui n’est pas apte à être offert, comme il est écrit : « Et depuis le huitième jour et au-delà, il sera agréé pour être offert en sacrifice consumé à l’Éternel » : est-il
introduit dans le parc pour être soumis à la dîme ? Ils discutent à ce sujet :
Le premier tanna estime :
celui qui est privé de son temps
n’est pas introduit dans le parc pour être soumis à la dîme.
Et Rabbi Chimone estime :
celui qui est privé de son temps
est introduit dans le parc pour être soumis à la dîme.
C’est pourquoi Rabbi Chimone a dit qu’elles sont données à la dîme au cours de leur année : c’est-à-dire qu’il est possible de les donner à la dîme au cours de l’année où elles sont nées, le jour même de leur naissance, lorsqu’elles sont nées avant la fin du jour. Mais selon le tanna, elles sont données à la dîme pour l’année suivante.