Version texte de ce daf : original et traduction
Baba Metsia 115b (קטו:) — le Talmud en français
Baba Metsia 115b (בבא מציעא קטו:): Et nous en discutons : Disons : Abaye et Rava, au sujet de la controverse entre Rav Huna et Rav Yehuda, sont en désaccord. ]]Il est dit à propos du sacrifice de…
Texte original — Baba Metsia 115b (קטו:)
והוינן בה:
לימא אביי ורבא, בפלוגתא דרב הונא ורב יהודה, קמיפלגי.
נאמר לגבי קרבן פסח "אל תאכלו ממנו נא, ובשל מבושל במים, כי אם צלי אש" [שמות יב ט].
דאמר רבא
: אם
אכל
את קרבן הפסח כשהבשר עודנו
נא,
אינו צלוי כראוי אלא צלייה חלקית,
לוקה שתים,
אחת
משום "
אל תאכלו ממנו
נא", ו
אחת
משום "כי אם צלי אש".
וכן אם אכל את הבשר כשהוא
מבושל, לוקה שתים,
אחת
משום "
אל תאכלו ממנו
מבושל", ו
אחת
משום "כי אם צלי אש".
אבל אם אכלו כשהוא
נא ומבושל,
כגון צלאו מעט, ואחר כך בשלו,
לוקה שלוש,
אחת
משום
אל תאכלו ממנו
נא, ו
אחת
משום
אל תאכלו ממנו
מבושל, ו
אחת
משום לא תאכלנו כי אם צלי אש.
אביי אמר
: אכלו נא או מבושל לוקה אחת, או משום "אל תאכלו ממנו נא", או משום "אל תאכלו ממנו מבושל", ואם אכל נא ומבושל, לוקה שתים, אבל על סוף הפסוק, דכתיב "כי אם צלי אש", אין לוקין,
משום ש
אין לוקין על לאו שבכללות.
לאו הכולל בתוכו כמה איסורים, כגון כאן, ש"כי אם צלי אש" כולל שני לאוים, שלא לאכול נא ושלא לאכול מבושל [כי אם צלי אש], אין לוקים על אף אחד מהם.
ודנה הגמרא:
לימא אביי, דאמר
אין לוקין משום "כי אם צלי אש", משום שהוא כולל בתוכו כמה איסורים, סבר
כרב יהודה,
דאמר אין לוקין משום "כי נפש הוא חובל", משום שהוא כולל בתוכו איסור חבלה של כל אוכל נפש,
ורבא, דאמר
לוקים משום "כי אם צלי אש", סבר
כרב הונא,
דאמר לוקים משום כי נפש הוא חובל.
אמר לך רבא: אנא, דאמרי
שיש מלקות באוכל נא ומבושל גם משום כי אם צלי אש,
אפילו כרב יהודה
סבירא לי.
כי
עד כאן לא קאמר רב יהודה התם,
שאין לוקים על כי נפש הוא חובל,
אלא
משום
ד
הפסוק
"כי נפש הוא חובל", לא משמע
שהוא מדבר בחובל
ריחיים ורכב. הלכך
סבר רב יהודה, שהפסוק הזה,
ל
חובל
שאר דברים,
שהם אוכל נפש,
הוא דאתא,
אבל הכא,
לענין קרבן פסח, הא דכתיב
"כי אם צלי אש", למאי אתא?
הרי כבר שמעינן מהפסוק שקדם לו שיש לאכול דווקא צלי, כיון שכבר נתמעט מ"לא תאכלו ממנו נא", שמשמעותו, אין לאוכלו באופן אחר מצלי גמור, אם כן, וודאי שסיום הפסוק "כי אם צלי אש" לא בא לחדש איסור על דבר אחר. אלא
שמע מינה,
שהפסוק בא
ל
הוסיף
לאו
על האוכל נא או מבושל.
ואביי אמר לך, אנא דאמרי
אין לוקין משום "כי אם צלי אש" משום שהוא לאו שבכללות,
אפילו לרב הונא
אמרי,
כי
עד כאן לא קאמר רב הונא התם,
שלוקין על לאו של "לא תחבול, כי נפש הוא חובל",
אלא
משום
ד
הפסוק
"כי נפש הוא חובל",
Traduction française
Et nous en discutons :
Disons : Abaye et Rava, au sujet de la controverse entre Rav Huna et Rav Yehuda, sont en désaccord.
]]Il est dit à propos du sacrifice de Pessah : « Tu n’en mangeras pas cru, ni bouilli dans l’eau, mais seulement rôti au feu » (Exode 12:9).
Rava dit :
si
avait mangé
l’agneau pascal alors que la chair était encore
crue,
n’était pas tout à fait rôti mais seulement partiellement cuit,
il recevait deux coups,
l’une
à cause de
tu n’en mangeras pas
cru», et
l’autre
à cause du « car seulement rôti au feu ».
Et de même, si quelqu’un mangea la chair lorsqu’elle était
cuite, il recevait deux coups,
l’une
à cause de
tu n’en mangeras pas
cuite», et
l’autre
à cause du « car seulement rôti au feu ».
Mais si on l’a mangé alors qu’il était
à la fois cru et cuit,
par exemple on l’a un peu rôti, puis on l’a cuit,
alors il recevait trois coups,
l’une
à cause de
tu n’en mangeras pas
cru, et
l’autre
à cause de
tu n’en mangeras pas
cuit, et
la troisième
à cause du « vous ne les mangerez que rôtis au feu ».
Abaye dit :
Si l’on a mangé cru ou cuit, il reçoit un seul coup, soit à cause de « tu n’en mangeras pas cru », soit à cause de « tu n’en mangeras pas cuit » ; et si l’on a mangé cru et cuit, il reçoit deux coups. Mais pour la fin du verset, où il est écrit « car seulement rôti au feu », on ne flagelle pas,
parce que
on ne flagelle pas pour un interdit formulé en généralité.
Un « lo » qui contient en lui plusieurs interdits, comme ici, où « car seulement rôti au feu » englobe deux interdits — ne pas manger cru et ne pas manger cuit (car seulement rôti au feu) — on ne flagelle pour aucun d’eux.
Et la Guemara débat :
Si l’on dit : Abaye, car il dit
qu’on ne flagelle pas à cause de « car seulement rôti au feu », parce qu’il inclut en lui plusieurs interdits, selon l’avis
comme Rav Yehuda,
qui dit qu’on ne flagelle pas pour « car ‘une personne qui blesse une personne’ », parce qu’il englobe l’interdit de blesser qui s’applique à tout agresseur.
Et Rava, qui dit :
on flagelle à cause de « car seulement rôti au feu », selon
comme Rav Huna,
qui dit qu’on flagelle à cause de « car ‘une personne qui blesse une personne’ ».
Rava te dit : moi, je dis
qu’il y a des flagellations pour celui qui mange cru et cuit aussi à cause de « car seulement rôti au feu »,
même selon Rav Yehuda
cela me semble.
car
jusqu’ici Rav Yehuda n’a pas dit là-bas,
que l’on ne flagelle pas à cause de « car ‘une personne qui blesse une personne’ »,
mais
parce que
que
le verset
« car une personne qui blesse une personne », cela n’implique pas
qu’il parle du fauteur de blessures
des meules et des chars. C’est pourquoi
Rav Yehuda a estimé que ce verset
pour
le fauteur de blessures
et d’autres choses,
qui sont des atteintes à la personne,
c’est ce qui est visé,
Mais ici,
en ce qui concerne le sacrifice de Pessah, celui qui est écrit
« car seulement rôti au feu », pourquoi est-il venu ?
En effet, nous avons déjà entendu du verset précédent qu’il faut manger précisément rôti, puisqu’on a déjà restreint par « tu n’en mangeras pas cru », dont le sens est qu’on ne doit pas le manger autrement que parfaitement rôti ; ainsi, certainement la fin du verset « car seulement rôti au feu » n’est pas venue pour introduire un nouvel interdit sur une autre chose. Au contraire,
il s’ensuit de là,
que le verset est venu
pour
ajouter
un interdit
à propos de celui qui mange cru ou cuit.
Et Abaye te dit : moi, je dis
qu’on ne flagelle pas pour « car seulement rôti au feu » parce que c’est un interdit formulé en généralité,
même selon Rav Huna
on dirait,
car
jusqu’ici Rav Huna n’a pas dit là-bas,
qu’on flagelle pour le « lo » de « tu ne blesseras pas, car une personne qui blesse une personne »,
mais
parce que
que
le verset
« car une personne qui blesse une personne »,