Version texte de ce daf : original et traduction
Baba Batra 86b (פו:) — le Talmud en français
Baba Batra 86b (בבא בתרא פו:): ta chma de notre Michna, car nous y avons appris : « Celui qui vend des fruits à son prochain : s’il les a tirés et ne les a pas mesurés, il les acquiert. » Or, les…
Texte original — Baba Batra 86b (פו:)
תא שמע
ממשנתנו, שהרי שנינו בה:
המוכר פירות לחבירו, משך ולא מדד קני.
והא פירות, ד
דברים קלים הם, ו
בני הגבהה נינהו, וקתני דקני במשיכה
, ותיקשי למאן דאמר דברים שדרכן בהגבהה אין נקנין במשיכה!?
ומשנינן:
הכא במאי עסקינן, בשליפי רברבי
, במטענים גדולים של פירות, אשר קשה להגביה אותם, ועל כן קונה אותם הלוקח במשיכה. אבל דבר קל שאפשר להגביהו, אין מועילה בו משיכה.
ותמהינן:
אי הכי,
אימא סיפא: הלוקח פשתן מחבירו,
הרי זה
לא קנה עד שיטלטלנו ממקום זה למקום אחר,
כלומר שיגביהנו.
ולדבריך, מאי שנא פירות, מאי שנא פשתן!?
אטו,
וכי
פשתן בשליפי רברבי מי לא עבדי
, וכי אין דרך בני אדם לקשור פשתן בחבילות גדולות!?
ואם בסיפא לעניין פשתן מדובר בחבילות גדולות כמו ברישא, מדוע לא די במשיכה, ואם מדובר בחבילות קטנות של פשתן, מן הסתם גם ברישא לעניין פירות מדובר בחבילות קטנות, ואיך מועילה בהם משיכה!?
ומשנינן: אין להשוות את הסיפא לרישא! אמנם, ברישא לעניין פירות מדובר בחבילה גדולה שקשה להגביה אותה, לפיכך קונה אותה הלוקח במשיכה. אבל בסיפא, לעניין פשתן, מדובר בחבילות קטנות, היות ו
שאני פשתן
משאר פירות,
ד
הא
משתמיט,
מחליק הוא מידי הנושא אותו, ואין יכולים לעשות ממנו חבילות גדולות, על כן אין חבילות פשתן נקנות אלא בהגבהה ולא במשיכה.
אמר ליה רבינא לרב אשי: תא שמע
ממשנה בקידושין [כה ב]: שהרי שנינו:
בהמה גסה נקנית במסירה
ואין צריך להגביה אותה.
ו
בהמה
הדקה
נקנית
בהגבהה
ולא במסירה, אלו הם
דברי רבי מאיר ורבי שמעון בן אלעזר.
וחכמים אומרים: בהמה דקה
נקנית
במשיכה.
והא בהמה דקה, דבר הגבהה היא,
שהרי קלה היא במשקלה,
וקתני דקני במשיכה
לדברי חכמים!?
ומשנינן:
שאני בהמה
משאר מטלטלין משום
דסרכא,
מסתרכת ומתדבקת היא ברגליה בקרקע, ואי אפשר להגביה אותה אלא בקושי, לפיכך הדרך לקנותה הוא במשיכה, אבל שאר מטלטלין הקלים במשקלם נקנים בהגבהה ולא במשיכה.
גם סוגיא זו הובאה כאן היות והגמרא רצתה להוכיח את הדין מברייתא דארבע מידות במוכרים.
רב ושמואל דאמרי תרוייהו
, שניהם אמרו את הדין דלקמן: האומר לחבירו:
כור,
שלשים סאה, תבואה
בשלשים
סלע
אני מוכר לך,
והתחילו למדוד את התבואה, הרי זה
יכול לחזור בו
כל זמן שלא מדד לו כור שלם, ו
אפילו
כשהם עוסקים
ב
מדידת ה
סאה האחרונה
לא קנה כלל, ויכול הוא לחזור בו מכל המקח. ואם אמר לו:
כור
תבואה
בשלשים
סלע, כל
סאה
וסאה
בסלע אני מוכר לך
כל סאה תבואה נחשבת כמקח בפני עצמו, לפיכך,
ראשון ראשון קנה.
כל סאה וסאה שנמדדה, נקנית ללוקח, ושוב אי אפשר לחזור בו מן המקח של אותה סאה.
תא שמע
מברייתא דארבע מידות, שאף קודם שנתמלאה המדה קנה לוקח, ואינו יכול לחזור בו:
אם היתה מדה של אחד מהן,
כגון של לוקח -
ראשון ראשון
שנכנס אל המדה
קנה
הלוקח מיד, אף שלא נתמלאה המדה.
והניחה הגמרא שברייתא זו מדברת במוכר לו כמות מסויימת של תבואה, והלוקח קונה כל משהו ומשהו מיד כשהוא נכנס אל המדה.
ותיקשי לרב ושמואל שאמרו אין המקח מתקיים עד שימדוד את כל הכמות הנמכרת!?
ומשנינן: כאן מדובר ב
כגון דאמר ליה
מוכר:
הין
, כמות של שנים עשר לוג,
בשנים עשר סלעים,
כל
לוג
ולוג
בסלע, אני מוכר לך.
ומה ששנינו ראשון ראשון קנה, אין הכוונה כל משהו ומשהו שנכנס אל המדה, אלא הכונה לכל לוג ולוג.
וכדאמר רב כהנא
[בשבת פ ב ] "
שנתות" היו בהין.
בכלי גדול שמיועד למדידת "הין" [שנים עשר לוג], עושים לפעמים "שנתות", כלומר סימנים של חריצים היו בתוך הכלי, כדי שיוכלו למדוד בו גם כמות קטנה יותר. סימן אחד למדת לוג, וסימן שני לשני לוגים וכו'.
הכי נמי
בברייתא דידן,
שנתות היו במדות.
לפיכך שנינו ראשון ראשון קנה. שעל אף שיש בכלי כולו מדת "הין", מכל מקום, אם אמר לו כל לוג בסלע אני מוכר לך, הרי כאשר מילא את הכלי עד לסימן של לוג אחד, קנאו הלוקח, ואינם יכולים לחזור בהם ממקחו של לוג זה. וכן כשמילא את הכלי עד לסימן של שני לוגים, נקנה גם הלוג השני ללוקח.
תא שמע
מברייתא, דלא כרב ושמואל:
כשם שאסור לאדם להלוות מעות לחבירו בריבית, כך אסור לו למכור חפץ בזול מחמת הקדמת דמי המקח מראש.
השוכר את הפועל
בחודש ניסן, כדי
לעשות
, שיעשה הפועל
עמו
מלאכה
לגורן
, בעת אסיפת התבואה אל הגורן, ושילם לו את שכרו מראש - בניסן.
אם התנה השוכר לשלם לפועל:
היום בדינר,
דינר עבור כל יום מימי עבודתו בזמן הגורן -
Traduction française
ta chma
de notre Michna, car nous y avons appris :
« Celui qui vend des fruits à son prochain : s’il les a tirés et ne les a pas mesurés, il les acquiert. »
Or, les fruits sont
des objets légers, et
ils sont susceptibles d’être soulevés, et il est enseigné qu’il les acquiert par traction ;
cela constitue donc une difficulté pour celui qui dit que les objets dont l’usage est d’être soulevés ne sont pas acquis par traction
! Et nous répondons :
de quoi s’agit-il ici ? De grandes charges
de fruits, qu’il est difficile de soulever, et c’est pourquoi l’acheteur les acquiert par traction. Mais une chose légère que l’on peut soulever, la traction ne la rend pas acquise.
Et nous nous étonnons :
s’il en est ainsi,
disons la fin : « Celui qui achète du lin à son prochain,
voici qu’il
ne l’acquiert pas jusqu’à ce qu’il le déplace de cet endroit à un autre,
c’est-à-dire qu’il le soulève.
Et selon tes paroles, en quoi les fruits diffèrent-ils du lin
? Est-ce à dire
que
le lin, lorsqu’il est en grandes charges, ne se fait pas
? Est-ce que les hommes n’ont pas l’habitude de lier le lin en grandes bottes
? Et si, dans la fin, à propos du lin, il s’agit de grandes bottes comme dans le début, pourquoi la traction ne suffit-elle pas ? Et s’il s’agit de petites bottes de lin, il s’agit vraisemblablement aussi, dans le début à propos des fruits, de petites bottes ; comment la traction peut-elle être efficace pour elles ?
Et nous répondons : il ne faut pas comparer la fin au début ! Certes, dans le début, à propos des fruits, il s’agit d’une grande botte qu’il est difficile de soulever ; c’est pourquoi l’acheteur l’acquiert par traction. Mais dans la fin, à propos du lin, il s’agit de petites bottes, puisque
le lin
diffère des autres fruits
en ce que
celui-ci
glisse
des mains de celui qui le porte et il est impossible d’en faire de grandes bottes ; c’est pourquoi les bottes de lin ne sont acquises que par soulèvement et non par traction.
Ravina dit à Rav Achi : ta chma
d’une Michna dans Kiddouchin [25b], car nous y avons appris :
« Le gros bétail est acquis par remise »
et il n’est pas nécessaire de le soulever.
Et
le
petit
bétail est acquis
par soulèvement
et non par remise ; telles sont
les paroles de Rabbi Méïr et de Rabbi Chiméon ben Éléazar.
Mais les Sages disent : « Le petit bétail
est acquis
par traction. »
Or, le petit bétail est une chose qui relève du soulèvement,
puisqu’il est léger
, et il est enseigné qu’il est acquis par traction
selon les Sages ?
Et nous répondons :
le bétail diffère
des autres biens mobiliers parce que
s’il s’accroche,
il s’agrippe et adhère au sol par ses pattes, et il est impossible de le soulever sans difficulté ; c’est pourquoi la manière de l’acquérir est la traction. Mais les autres biens mobiliers, qui sont légers, sont acquis par soulèvement et non par traction.
Cette sougya a également été rapportée ici, puisque la Guemara voulait prouver la règle à partir de la b juste des quatre mesures chez les vendeurs.
Rav et Chmouel ont tous deux dit,
ils ont tous deux énoncé la règle suivante : celui qui dit à son prochain :
« Un kor,
trente séa de grain,
pour trente
séla,
je te le vends, »
et ils ont commencé à mesurer le grain, il
peut se rétracter
tant qu’on ne lui a pas mesuré un kor entier, et
même
lorsqu’ils s’occupent
de la
mesure de la
dernière séa —
il n’a rien acquis et peut se rétracter de toute la vente. Et s’il lui a dit :
« Un kor
de grain
pour trente
séla, chaque
séa
et séa
pour un séla, je te le vends » —
chaque séa de grain est considérée comme une vente en soi ; c’est pourquoi
la première acquiert la première.
Chaque séa qui a été mesurée, est acquise par l’acheteur, et il n’est ensuite plus possible de se rétracter de la vente de cette séa.
Ta chma
d’une b juste des quatre mesures, selon laquelle l’acheteur acquiert avant même que la mesure soit remplie et ne peut pas se rétracter :
« Si la mesure appartenait à l’un d’eux,
par exemple à l’acheteur,
la première, la première
qui entre dans la mesure
est acquise
immédiatement par l’acheteur, bien que la mesure ne soit pas remplie.
La Guemara a supposé que cette b juste parle d’un vendeur qui lui vend une certaine quantité de grain, et que l’acheteur acquiert chaque quantité, si petite soit-elle, dès qu’elle entre dans la mesure.
Cela soulève donc une difficulté contre Rav et Chmouel, qui ont dit que la vente ne prend effet qu’après qu’il a mesuré toute la quantité vendue !
Et nous répondons : il s’agit ici d’un cas
tel qu’il lui a dit
le vendeur :
« Un hin,
une quantité de douze log,
pour douze séla,
chaque
log
et log
pour un séla, je te le vends. » Et lorsque nous avons appris « la première acquiert la première », il ne s’agit pas de chaque quantité, si petite soit-elle, qui entre dans la mesure, mais de chaque log.
Comme Rav Kahana l’a dit [dans
Chabat 80b ] : «
Il y avait des graduations dans le hin. »
Dans un grand récipient destiné à mesurer un « hin » [douze log], on faisait parfois des « graduations », c’est-à-dire des marques en forme de rainures à l’intérieur du récipient, afin de pouvoir y mesurer également une quantité plus petite. Une marque pour la mesure d’un log, une deuxième marque pour deux log, etc.
Il en va de même
dans notre b juste :
« Il y avait des graduations dans les mesures. »
C’est pourquoi nous avons appris : « la première acquiert la première ». Bien que le récipient entier ait la mesure d’un « hin », néanmoins, s’il lui a dit : « chaque log, je te le vends pour un séla », lorsque l’on a rempli le récipient jusqu’à la marque d’un log, l’acheteur l’a acquis et ils ne peuvent plus se rétracter de la vente de ce log. De même, lorsqu’on a rempli le récipient jusqu’à la marque de deux log, le deuxième log est également acquis par l’acheteur.
Ta chma
d’une b juste, contrairement à Rav et Chmouel :
De même qu'il est interdit à une personne de prêter de l'argent à son prochain avec intérêt, ainsi lui est-il interdit de vendre un objet à bas prix en raison de l'avance des sommes du prix d'achat en avance.
Celui qui embauche l'ouvrier
au mois de Nissan, afin
faire
que l'ouvrier fasse
avec lui
un travail
au goren
au moment de la collecte des récoltes vers le goren, et il lui a payé son salaire à l'avance — en Nissan.
Si le preneur a stipulé de payer à l'ouvrier:
aujourd'hui, un dinar,
un dinar pour chaque jour de ses jours de travail pendant le temps du goren -