Version texte de ce daf : original et traduction
Baba Batra 166b (קסו:) — le Talmud en français
Baba Batra 166b (בבא בתרא קסו:): Et le prix des nids s’établit ce jour-là à quatre pour un dinar. Chaque nid pour un quart de dinar d’argent. Il ressort donc que « dinaré » désigne un dinar d’or…
Texte original — Baba Batra 166b (קסו:)
ועמדו קינין בו ביום ברבעתים.
כל קן ברבע דינר כסף.
הרי להביא ש"דינרי" משמעותו דינר זהב, ואילו "דינרין" משמעותם דינרי כסף.
שנינו במשנה:
כתוב מלמעלה
מנה, ומלמטה מאתים, מלמעלה מאתים ומלמטה מנה, הכל הולך אחר התחתון. אם כן למה כותבין את העליון, שאם תמחק אות אחת מן התחתון ילמד מן העליון.
תנו רבנן: ילמד התחתון מן העליון באות אחת,
רק אם חסר אות אחד בלבד בסוף השטר כשחוזרים על הדברים, אז למדין מתחילת השטר,
אבל לא בשתי אותיות.
אם חסר למטה שתי אותיות ביחס לעליון, אין למדין מהעליון אלא הולכים רק אחר התחתון.
ומפרשת הברייתא:
כגון חנן מחנני, וענן מענני.
אם היה כתוב למטה שם המלוה "חנן", ולמעלה היה כתוב ששמו "חנני", או שלמטה היה כתוב "ענן" ולמעלה "ענני", אז אנו אומרים שהוא אותו שם אלא שהסופר השמיט אות אחת. אבל אם למטה היה כתוב "חן" או "ען", איננו אומרים שהוא אותו שם והשמיט הסופר שתי אותיות. אלא נותנים את הכסף למי שנקרא בשם התחתון בלבד.
ודנה הגמרא:
מאי שנא שתי אותיות, דלא,
שאנו חוששים
דלמא מיתרמי שם בן ארבע אותיות
שמא למעלה יהיה כתוב שם בן ארבע אותיות, ואם נאמר שאפשר שלמטה יהא חסר שתי אותיות נדון אותו כשם אחד עם העליון. נמצא,
והוה ליה פלגיה דשמא,
שלמטה כתוב רק חצי השם, ועד כדי כך מן הסתם לא השמיט הסופר לכתוב רק חצי השם למטה, אלא ודאי הוא שם אחר?
אי הכי,
גם אם חסר רק
אות אחת
למטה,
נמי
נחשוש
דלמא מיתרמי
למעלה
שם בן שתי אותיות
כגון "דן" או "נח",
והוה ליה פלגיה דשמא,
ונמצא שלמטה כתוב רק חצי השם?
ומתרצת הגמרא:
אלא שתי אותיות היינו טעמא
שאיננו למדין מהעליון,
דלמא מיתרמי שם בן שלש אותיות,
ואם יחסרו למטה שתי אותיות, נמצא,
והוה ליה רובא דשמא.
חסר למטה רוב השם, ועד כדי כך ודאי לא השמיט הסופר. אבל חצי השם יתכן והשמיט, ולכן באות אחת שלעולם לא יתכן שיחסר רוב השם אנו למדין מהעליון.
אמר רב פפא: פשיטא לי,
שאם היה כתוב בשטר של פקדון "
ספל
"
מלמעלה,
שהיה כתוב למעלה בשטר שפלוני הפקיד אצל פלוני ספל,
ו
"
קפל
"
מלמטה,
היה כתוב למטה שהוא הפקיד אצלו קפל, דהיינו בגדים הראויים לקפלם,
הכל הולך אחר התחתון,
וצריך לתת לו קפל.
בעי רב פפא
: היה כתוב "
קפל
"
מלמעלה, ו
"
ספל
"
מלמטה, מאי?
מי חיישינן לזבוב,
האם במקרה זה אנו הולכים אחר העליון, כי מן הסתם גם למטה היה כתוב "קפל", אלא שבא זבוב ומחק קצת מרגל הקו"ף עד שנעשה סמ"ך.
או לא.
או שאין חוששין לזבוב, וגם כאן הולכים אחר התחתון, והוא צריך לתת לו ספל?
ומסקינן:
תיקו!
ההוא
שטר,
דהוה כתב ביה
שפלוני חייב לפלוני "
שית מאה וזוז
", שש מאות ועוד זוז [דינר], ולא היה כתוב מאיזה מטבע השש מאות.
שלחה רב שרביא קמיה דאביי
את השאלה הזאת: האם הכוונה היא ל
שית מאה איסתירי,
סלעים,
וזוזא. או דלמא,
הכוונה היא ל
שית מאה פריטי
פרוטות,
וזוזא?
אמר ליה
אביי:
דל פריטי,
אין להסתפק בפרוטות,
דלא כתבי בשטרא.
שלא כותבים בכלל פרוטות בשטרות,
דאסוכי מסכן להו,
Traduction française
Et le prix des nids s’établit ce jour-là à quatre pour un dinar.
Chaque nid pour un quart de dinar d’argent.
Il ressort donc que « dinaré » désigne un dinar d’or, tandis que « dinarin » désigne des dinars d’argent.
Nous avons appris dans la Michna :
« Si, en haut, il est écrit
un maneh, et qu’en bas il est écrit deux cents, ou qu’en haut il est écrit deux cents et qu’en bas il est écrit un maneh, tout dépend de ce qui est écrit en bas. Pourquoi, dès lors, écrit-on ce qui est en haut ? Afin que, si une lettre de ce qui est en bas est effacée, on puisse l’apprendre de ce qui est en haut. »
Les Sages ont enseigné : On apprend ce qui est en bas de ce qui est en haut pour une seule lettre,
seulement si une seule lettre manque à la fin de l’acte lorsqu’on reprend les mêmes termes ; alors on l’apprend du début de l’acte,
mais non pour deux lettres.
Si deux lettres manquent en bas par rapport à ce qui est en haut, on ne l’apprend pas de ce qui est en haut, mais on s’en tient uniquement à ce qui est en bas.
Et la baraïta explique :
« Par exemple : Hanan et Hanani, Anan et Anani. »
Si, en bas, le nom du prêteur était écrit « Hanan », tandis qu’en haut il était écrit que son nom était « Hanani », ou si, en bas, il était écrit « Anan » et, en haut, « Anani », nous disons qu’il s’agit du même nom, mais que le scribe a omis une lettre. En revanche, si, en bas, il était écrit « Hen » ou « En », nous ne disons pas qu’il s’agit du même nom et que le scribe a omis deux lettres. On remet plutôt l’argent à celui qui porte uniquement le nom écrit en bas.
Et la Guemara examine :
« En quoi deux lettres diffèrent-elles, pour que non,
de peur qu’il ne se présente un nom de quatre lettres,
de peur qu’en haut soit écrit un nom de quatre lettres, et que, si nous disons qu’il est possible que deux lettres manquent en bas, nous le considérions comme un seul nom avec celui d’en haut. Il se trouverait alors
que ce serait la moitié du nom,
puisque seul le milieu du nom serait écrit en bas ; or, le scribe n’a certainement pas omis à ce point d’écrire seulement la moitié du nom en bas : c’est donc assurément un autre nom » ?
S’il en est ainsi,
même lorsqu’il ne manque qu’
une lettre
en bas,
également
craindrons-nous
qu’il ne se présente
en haut
un nom de deux lettres,
comme « Dan » ou « Noa’h »,
et que ce soit la moitié du nom,
de sorte que seul le milieu du nom serait écrit en bas ? »
Et la Guemara répond :
« Mais voici la raison pour laquelle deux lettres
nous ne les apprenons pas de ce qui est en haut :
de peur qu’il ne se présente un nom de trois lettres,
et que, si deux lettres manquent en bas, il se trouve
que ce soit la majorité du nom.
La majorité du nom manquerait en bas, et le scribe n’a certainement pas omis une si grande partie. Mais la moitié du nom, il est possible qu’il l’ait omise ; c’est pourquoi, pour une seule lettre — situation dans laquelle il est toujours impossible que la majorité du nom manque — nous l’apprenons de ce qui est en haut. »
Rav Papa dit : Cela m’est évident :
si, dans un acte de dépôt, il était écrit
« séfel »
en haut,
qu’il était écrit en haut de l’acte qu’Untel avait déposé auprès d’Untel un séfel,
et
« kéfel »
en bas,
qu’il était écrit en bas qu’il avait déposé auprès de lui un kéfel, c’est-à-dire des vêtements propres à être pliés,
tout dépend de ce qui est en bas,
et il doit lui remettre un kéfel.
Rav Papa posa une question :
s’il était écrit
« kéfel »
en haut, et
« séfel »
en bas, qu’en est-il ?
Craignons-nous la mouche,
et, dans ce cas, suivons-nous ce qui est en haut, car il est vraisemblable qu’en bas aussi il était écrit « kéfel », mais qu’une mouche est venue effacer une partie de la jambe du qof, jusqu’à ce qu’il devienne un samekh ?
Ou non.
Ou bien ne craignons-nous pas la mouche, et, ici également, suivons-nous ce qui est en bas, de sorte qu’il doive lui remettre un séfel ?
Et nous concluons :
Teykou !
Cet
acte
dans lequel il était écrit
qu’Untel devait à Untel
« six cents et un zouz »,
c’est-à-dire six cents plus un zouz [dinar], sans qu’il soit écrit de quelle monnaie étaient les six cents.
Rav Sarbia adressa cette question à Abayé :
cette expression signifie-t-elle
six cents isteri,
des séla,
et un zouza ? Ou bien
signifie-t-elle
six cents perouti
des proutot,
et un zouza ?
Il lui dit,
Abayé :
« Écarte les proutot,
il n’y a pas lieu de douter au sujet des proutot,
car on n’en écrit pas dans les actes.
On n’écrit jamais de proutot dans les actes,
car elles les rendent méprisables,