Version texte de ce daf : original et traduction
Baba Batra 163b (קסג:) — le Talmud en français
Baba Batra 163b (בבא בתרא קסג:): Cela va de soi selon Rav Kahana, qui l’enseigne au nom de Chmouel, puisque c’est Chmouel qui a dit la règle selon laquelle un acte qui vient avec son texte et ses…
Texte original — Baba Batra 163b (קסג:)
הניחא לרב כהנא, דמתני לה משמיה דשמואל,
ששמואל הוא שאמר את הדין של שטר הבא הוא ועדיו על המחק כשר,
שפיר.
לפי שיש לומר שרב חולק על זה, ולא קשה עליו.
אלא לרב טביומי, דמתני לה משמיה דרב
את הדין של הוא ועדיו על המחק כשר,
מאי איכא למימר!?
ומתרצת הגמרא:
קסבר
רב:
כל כי האי גוונא,
כל שטר שכתוב הוא ועדיו על המחק וגם יש בו אשרתא,
אין מקיימין אותו מן האשרתא שבו,
לא סומכים על האשרתא,
אלא מן העדים שבו.
צריך לקיים אותו על ידי הכרת כתב ידי העדים החתומים על המחק. ואשרתא אינה מועילה אלא רק בשטר שכתוב על נייר חלק בלבד.
אבל בדינו של רב, כשהרחיק את העדים מהאשרתא, אף שהוא מטייט שם, מכל מקום, הרי עצם כתב השטר והעדים אינם על נייר מחוק אלא על נייר חלק, ולכן מועילה שם האשרתא. ואין לחוש שמא יחתוך את כל השטר וישתמש רק בחלק המטוייט לאחר שימחקנו, שהרי אז אין סומכים על האשרתא.
ורבי יוחנן אמר: לא שנו
שאם הרחיק רק שיטה אחת כשר,
אלא
כשהמרחק הוא
בין העדים לכתב. אבל בין עדים לאשרתא, אפילו
הרחיק רק
שיטה אחת, פסול
.
ודנה הגמרא:
מאי שנא בין עדים לאשרתא,
שפסול אפילו בשיטה אחת? ומתרצת הגמרא:
דלמא גייז ליה לעילאי.
משום שאנו חוששים שמא הוא יחתוך את כל השטר שלמעלה עד השורה הריקה,
וכתב הוא ועדיו בשיטה אחת.
ויכתוב באותה שורה שטר חדש, וגם יזייף חתימות עדים באותה שורה, ואנחנו נסמוך על אותן החתימות, שהרי יש אחריהן אשרתא. ומה שהשטר והעדים הם באותה שורה, זה אינו פוסל, כי
וקסבר
רבי יוחנן:
שטר הבא הוא ועדיו
ששניהם נכתבו
בשיטה אחת, כשר
.
ומקשה הגמרא:
אי הכי, בין עדים לכתב נמי
נפסול אפילו בשיטה אחת, כי
דלמא
גייז ליה לעילאי,
שמא הוא יחתוך את כל השטר עד אותה שורה ריקה,
וכתב מאי דבעי,
ויכתוב שם תוכן חדש,
וחתימי סהדי.
והרי העדים שלמטה חתומים ומאשרים את הנכתב לעיל!
ומתרצת הגמרא:
קא סבר
רבי יוחנן:
שטר הבא הוא בשיטה אחת
שיש בו רק שורה אחת
ועדיו בשיטה אחרת
תחתיה,
פסול
. ולכן אין לחשוש שמא הוא יכתוב תוכן חדש באותה שורה הריקה.
ומקשה הגמרא:
וליחוש דלמא כתב הוא ועדיו בשיטה אחת,
שמא הוא יחתוך את כל השטר, ויכניס באותה שורה ריקה שבין השטר לעדים תוכן חדש וגם עדים מזוייפים. שהרי אם השטר והעדים הם באותה שיטה אמרנו שהוא כשר. וכשיבוא לגבות בשטר הזה, הוא יקיים את חתימות העדים האמתיים שלמטה.
ואמר,
הוא יאמר, לכך הוספתי את העדים שלמטה, למרות שכבר היו לי עדים בשורה העליונה, כי
אנא, לרבות בעדים הוא דעבדי!
רציתי להרבות בעדים כדי לפרסם יותר את הדבר.
ומתרצת הגמרא:
קסבר
רבי יוחנן, ש
כל כי האי גוונא,
במקרה כזה שיש גם עדים בשורה אחת עם השטר וגם עדים בשורה שלמטה,
אין מקיימין אותו מן העדים שלמטה, אלא מן העדים שלמעלה
החתומים בשורה אחת עם השטר.
גופא: אמר רב: שטר הבא הוא ועדיו על המחק, כשר
.
Traduction française
Cela va de soi selon Rav Kahana, qui l’enseigne au nom de Chmouel,
puisque c’est Chmouel qui a dit la règle selon laquelle un acte qui vient avec son texte et ses témoins sur une partie effacée est valide,
c’est bien.
Car on peut dire que Rav est en désaccord avec cela, et l’objection ne porte donc pas contre lui.
Mais selon Rav Tavioumi, qui l’enseigne au nom de Rav,
que l’acte qui vient avec son texte et ses témoins sur une partie effacée est valide,
que peut-on répondre !?
La Guemara répond :
Rav considère
que
dans tout cas de ce genre,
tout acte dont le texte et les témoins sont écrits sur une partie effacée et qui comporte également une acharta,
on ne l’authentifie pas par l’acharta qui s’y trouve,
on ne s’appuie pas sur l’acharta,
mais par les témoins qui s’y trouvent.
Il faut l’authentifier en reconnaissant l’écriture des témoins signataires sur la partie effacée. L’acharta n’est utile que pour un acte écrit uniquement sur une feuille vierge.
Mais dans le cas de Rav, lorsque les témoins ont été éloignés de l’acharta, bien qu’il ait gribouillé à cet endroit, l’écriture même de l’acte et les témoins ne se trouvent cependant pas sur du papier effacé, mais sur du papier vierge ; l’acharta est donc utile dans ce cas. Il ne faut pas craindre qu’il découpe tout l’acte et n’utilise que la partie gribouillée après l’avoir effacée, car alors on ne s’appuiera pas sur l’acharta.
Et Rabbi Yohanan a dit : Ils n’ont enseigné
que si l’on a éloigné d’une seule ligne, la chose est valide,
mais
lorsque l’éloignement se trouve
entre les témoins et l’écriture. Mais entre les témoins et l’acharta, même
si l’on n’a éloigné que
d’une seule ligne, c’est invalide.
La Guemara examine :
Pourquoi faire une différence entre les témoins et l’acharta,
pour que ce soit invalide même lorsqu’il n’y a qu’une seule ligne ? La Guemara répond :
Peut-être découpe-t-il la partie supérieure.
Nous craignons en effet qu’il ne découpe tout l’acte supérieur jusqu’à la ligne blanche,
et écrive son texte et ses témoins sur une seule ligne.
Il écrira sur cette ligne un nouvel acte et falsifiera également les signatures des témoins sur cette même ligne ; nous nous appuierons sur ces signatures, puisqu’une acharta se trouve après elles. Le fait que l’acte et les témoins soient sur une seule ligne n’invalide pas la chose, car
il considère
Rabbi Yohanan que
l’acte qui vient avec son texte et ses témoins
écrits tous deux
sur une seule ligne est valide.
La Guemara objecte :
Dans ce cas, entre les témoins et l’écriture également,
invalidons-le même lorsqu’il n’y a qu’une seule ligne, car
peut-être
découpe-t-il la partie supérieure,
peut-être découpera-t-il tout l’acte jusqu’à cette ligne blanche,
et écrira ce qu’il voudra,
en écrivant à cet endroit un nouveau contenu,
et les témoins signeront.
Or les témoins qui se trouvent en bas sont signés et attestent ce qui est écrit plus haut !
La Guemara répond :
Rabbi Yohanan considère
que
l’acte qui vient sur une seule ligne,
qui ne comporte qu’une seule ligne,
et dont les témoins se trouvent sur une autre ligne
en dessous,
est invalide.
Il n’y a donc pas lieu de craindre qu’il écrive un nouveau contenu sur cette ligne blanche.
La Guemara objecte :
Et que l’on craigne peut-être qu’il n’ait écrit son texte et ses témoins sur une seule ligne,
peut-être découpera-t-il tout l’acte et introduira-t-il, sur cette ligne blanche entre l’acte et les témoins, un nouveau contenu ainsi que des témoins falsifiés. En effet, si l’acte et les témoins se trouvent sur une seule ligne, nous avons dit qu’il est valide. Lorsqu’il viendra recouvrer au moyen de cet acte, il fera authentifier les signatures des véritables témoins qui se trouvent en bas.
Et il dira,
il dira : c’est pourquoi j’ai ajouté les témoins du bas, bien que j’eusse déjà des témoins sur la ligne supérieure, car
c’est que je ne faisais qu’ajouter des témoins !
Je voulais multiplier les témoins afin de faire davantage connaître la chose.
La Guemara répond :
Il considère
Rabbi Yohanan que
dans tout cas de ce genre,
dans un cas où il y a à la fois des témoins sur la même ligne que l’acte et des témoins sur la ligne inférieure,
on ne l’authentifie pas par les témoins du bas, mais par les témoins du haut,
qui sont signataires sur la même ligne que l’acte.
Corps du sujet : Rav a dit : un acte qui vient avec son texte et ses témoins sur une partie effacée est valide.