Version texte de ce daf : original et traduction
Baba Batra 161a (קסא.) — le Talmud en français
Baba Batra 161a (בבא בתרא קסא.): Mais une rature le rend invalide. Si une personne a effacé un mot ou davantage de l’acte, et a écrit à leur place d’autres mots, cet acte est invalide, même s’il est…
Texte original — Baba Batra 161a (קסא.)
אבל
מחק, פסול.
אם הוא מחק מלה או יותר מהשטר, ובמקומן כתב מלים אחרות, השטר הזה פסול,
ואף על פי שמקויים,
שבסוף השטר קיים הסופר את המחיקה, שכתב עליה, שתיקון המחיקה הוא "שריר וקיים", ובכל זאת השטר פסול, מהטעם דלהלן.
ולא אמרו מחק פסול,
אלא כאשר המחיקה היתה
במקום
שיתכן והיה כתוב בו "
שריר וקיים
", דהיינו, שהוא כבר בסוף השטר,
וכשיעור
"
שריר וקיים
", שהמחיקה תופסת, לפחות, מקום שהיה אפשר לכתוב שם שריר וקיים, כי אז יש לנו לחשוש שמא הוא מחק את ה"שריר וקיים" שהיה כתוב שם, כדי שיוכל לכתוב במקומו מה שירצה, ולאחר מכן יכתוב שוב "שריר וקיים", ויקיים את המחיקה. ולכן השטר פסול.
הרי שאין אפשרות למחוק את ה"שריר וקיים", ולהוסיף עליו, ולכתוב בהמשך השטר "שריר וקיים", כי אז יפסל השטר מחמת המחיקה.
שוב שאל רמי בר חמא את רב חסדא:
ולרבי ירמיה בר אבא, דאמר
עדים חותמים במקושר
אחורי הכתב, וכנגד הכתב מבחוץ,
ולשיטתו אין צריך לכתוב בסוף השטר "שריר וקיים", כי העדים החתומים מאחור, הם עצמם מקיימים את הנכתב כנגד חתימתם מבפנים, כי החתימה מקיימת את השורה הכתובה מעבר השני, ואין אפשרות להוסיף על השטר מעבר לחתימות העדים שמבחוץ. אם כן,
ליחוש דלמא כתיב מגואי מאי דבעי,
שמא בכל זאת יוסיף המלוה שורות בשטר,
ומחתים סהדי יתירי מאבראי,
ויחתים עליו עוד עדים מזויפים מבחוץ,
ואמר: אנא, לרבות בעדים הוא דעבדי!
אף על פי ששטר מקושר די לו בשלשה עדים, אני הוספתי עליהם עוד עדים, כדי לפרסם הדבר!
אמר ליה
רב חסדא:
מי סברת,
האם אתה סבור שלפי רבי ירמיה בר אבא,
עדים כסדרן חתימי,
הם חותמים כפי הסדר של כתיבת השטר, שאם השטר כתוב לרוחב, גם הם חותמים לרוחב מבחוץ, זה תחת זה?
לא כך הדבר. אלא,
עדים
-
ממטה למעלה חתימי.
כגון, אם השטר כתוב לרוחב, חותמים העדים, מבחוץ, לאורך השטר המקופל, מסוף השטר לתחילתו. וממילא אי אפשר להוסיף עוד שורות בשטר, שהרי השורות הנוספות יהיו מתחת לחתימות העדים שבצד השני.
ודנה הגמרא:
וליחוש, דלמא מתרמיא ריעותא בשיטה אחרונה,
שמא כתוב בשורה האחרונה דבר שהוא לרעתו של בעל השטר,
וגייז ליה,
הוא יחתוך
לשיטה אחרונה,
וגייז ליה ל"ראובן" בהדיה,
ואף שבכך הוא חותך גם את שמו של העד החתום בצד השני מלמטה למעלה, כגון אם היה חתום "ראובן בן יעקב עד" הרי הוא יחתוך גם את המילה "ראובן",
ומתכשר,
והשטר יוכשר גם
ב
"
בן יעקב עד
" בלבד!?
דתנן
במסכת גיטין [פז ב]: שטר שחתום עליו "
בן איש פלוני, עד
",
כשר.
אף שלא כתב העד את שמו!?
ומתרצת הגמרא:
דכתיב,
העד צריך לחתום בשטר מקושר דוקא כך: "
ראובן בן
"
בחד דרא,
בשורה אחת, כלומר, שהמילה "בן" תהיה מתחת ל"ראובן" [ונמצא ששניהם מקבילים לאותה השורה שבשטר, הנמצאת בצד השני],
ו
"
יעקב עד
"
עלוויה.
ומעליהם, בהמשך, כלפי ראש השטר, יהא כתוב "יעקב עד". כך שאם הוא יחתוך את השורה האחרונה, הרי ישאר רק "יעקב עד" בלבד.
ומקשה הגמרא:
וליחוש דלמא גייז ליה,
שמא אכן הוא יחתוך
ל
"
ראובן בן
" שבשורה האחרונה,
ומתכשר ב
"
יעקב עד
", שנטעה לומר שיעקב הוא העד עצמו!?
דתנן
שם: אם היה חתום "
איש פלוני עד
",
כשר,
אף על פי שלא כתב את שם אביו!
ומתרצת הגמרא:
דלא כתיב
"
עד
". לפי שבשטר מקושר אין כותבין "עד", אלא פלוני בן פלוני בלבד. וממילא אם יחתוך את ה"ראובן בן", ישאר רק "יעקב" בלבד, שאינו כשר.
ואיבעית אימא: לעולם דכתב
"
עד
", אפשר לכתוב "עד" בשטר מקושר, ומכל מקום, אין לחשוש שמא יחתוך את ה"ראובן בן" וישאר רק "יעקב עד". משום
דידעינן בה דהא חתימות ידא,
Traduction française
Mais
une rature le rend invalide.
Si une personne a effacé un mot ou davantage de l’acte, et a écrit à leur place d’autres mots, cet acte est invalide,
même s’il est authentifié,
car à la fin de l’acte, le scribe authentifie l’effacement : il a écrit à son sujet que la rectification de l’effacement est « ferme et valide » ; malgré cela, l’acte est invalide, pour la raison suivante.
Ils n’ont déclaré qu’une rature rend invalide
que lorsque l’effacement se trouvait
à l’endroit
où il aurait pu être écrit
« ferme et valide »,
c’est-à-dire précisément à la fin de l’acte,
et de la mesure
de « ferme et valide »,
de sorte que l’effacement occupe au moins l’espace où il aurait été possible d’écrire « ferme et valide » ; car alors nous devons craindre qu’il n’ait effacé le « ferme et valide » qui y était écrit, afin de pouvoir écrire à sa place ce qu’il voudrait, puis qu’il écrive de nouveau « ferme et valide » et authentifie l’effacement. C’est pourquoi l’acte est invalide.
Il s’ensuit qu’il n’est pas possible d’effacer le « ferme et valide », d’ajouter par-dessus, puis d’écrire plus loin dans l’acte « ferme et valide », car alors l’acte deviendrait invalide à cause de l’effacement.
Rami bar ‘Hama demanda de nouveau à Rav ‘Hisda :
Et selon Rabbi Yirmeya bar Abba, qui dit
que les témoins signent sur l’acte plié
au dos de l’écrit, et en face de l’écrit, à l’extérieur,
et selon son opinion, il n’est pas nécessaire d’écrire à la fin de l’acte « ferme et valide », car les témoins qui ont signé au dos authentifient eux-mêmes ce qui est écrit en face de leur signature à l’intérieur : la signature authentifie la ligne écrite de l’autre côté, et il n’est pas possible d’ajouter à l’acte au-delà des signatures des témoins qui se trouvent à l’extérieur. Dès lors,
craignons peut-être qu’il n’écrive à l’intérieur ce qu’il voudra,
peut-être le créancier ajoutera-t-il des lignes dans l’acte,
et fera-t-il signer à l’extérieur des témoins supplémentaires,
et fera-t-il signer à l’extérieur d’autres témoins falsifiés,
et dira-t-il : « C’est pour multiplier les témoins que j’ai fait cela ! »
Bien que trois témoins suffisent pour un acte plié, j’en ai ajouté d’autres afin de rendre la chose publique !
Il lui dit
Rav ‘Hisda :
Penses-tu
que, selon Rabbi Yirmeya bar Abba,
les témoins signent dans l’ordre,
c’est-à-dire qu’ils signent selon l’ordre de rédaction de l’acte : si l’acte est écrit dans le sens de la largeur, eux aussi signent dans le sens de la largeur, à l’extérieur, l’un au-dessous de l’autre ?
Il n’en est pas ainsi. Mais
les témoins
signent de bas en haut.
Par exemple, si l’acte est écrit dans le sens de la largeur, les témoins signent à l’extérieur, dans le sens de la longueur de l’acte plié, de la fin de l’acte vers son début. Il est donc impossible d’ajouter d’autres lignes dans l’acte, car les lignes supplémentaires se trouveraient sous les signatures des témoins qui sont de l’autre côté.
La Guemara examine :
Et craignons peut-être qu’un élément défavorable ne survienne dans la dernière ligne,
peut-être est-il écrit dans la dernière ligne une chose qui serait défavorable au détenteur de l’acte,
et qu’il la coupe,
il coupera
la dernière ligne,
et qu’il coupe avec elle « Réouven »,
bien qu’ainsi il coupe également le nom du témoin signé de l’autre côté, de bas en haut ; par exemple, s’il avait signé « Réouven fils de Yaakov, témoin », il coupera également le mot « Réouven »,
et il sera validé,
et l’acte sera également validé
par «
fils de Yaakov, témoin »
seulement !?
Car nous avons appris
dans le traité Guittin [87b] : un acte sur lequel est apposée la signature
« Fils d’Untel, témoin »
est valide.
Bien que le témoin n’ait pas écrit son nom
La Guemara répond :
car il est écrit
que le témoin doit signer dans un acte plié précisément de la manière suivante : «
Réouven fils »
sur une seule rangée,
sur une ligne, c’est-à-dire que le mot « fils » se trouve sous « Réouven » [et ainsi tous deux correspondent à la même ligne de l’acte, située de l’autre côté],
et «
Yaakov témoin »
au-dessus de lui.
Et au-dessus d’eux, dans la continuation, en direction du début de l’acte, sera écrit « Yaakov témoin ». Ainsi, s’il coupe la dernière ligne, il ne restera que « Yaakov témoin ».
La Guemara objecte :
Et craignons peut-être qu’il le coupe,
peut-être le coupera-t-il effectivement
«
Réouven fils »
qui se trouve sur la dernière ligne,
et sera-t-il validé par «
Yaakov témoin »,
de sorte que nous nous tromperions en pensant que Yaakov lui-même est le témoin !?
Car nous avons appris
au même endroit : s’il avait signé
« Untel, témoin »,
c’est valide,
bien qu’il n’ait pas écrit le nom de son père !
La Guemara répond :
car il n’est pas écrit «
témoin ».
C’est que, dans un acte plié, on n’écrit pas « témoin », mais seulement Untel fils d’Untel. Dès lors, s’il coupe « Réouven fils », il ne restera que « Yaakov », ce qui n’est pas valide.
Et si tu veux, dis : en réalité, il a écrit «
témoin » ;
il est possible d’écrire « témoin » dans un acte plié, et malgré tout il n’y a pas lieu de craindre qu’il coupe « Réouven fils » et qu’il ne reste que « Yaakov témoin ». C’est
parce que nous savons à son sujet que cette signature,