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Baba Batra 158b (קנח:) — le Talmud en français

Baba Batra 158b (בבא בתרא קנח:): Gemara : Nous avons appris dans la Mishna que, selon Beit Hillel, les nekhasei tson barzel sont en chazakah d'elles. Et la Gemara examine : À la chazakah de qui ?…

Texte original — Baba Batra 158b (קנח:)

גמרא:

שנינו במשנה, שלדעת בית הלל נכסי צאן ברזל הם בחזקתן.

ודנה הגמרא:

בחזקת מי?

רבי יוחנן אמר: בחזקת יורשי הבעל.

כיון שהם קנויים לו עד זמן הגרושין, לכן הוא מוחזק בהם ויורשיו מקבלים אותם.

ורבי אלעזר אמר: בחזקת יורשי האשה.

כיון שלמעשה היא הביאה את הנכסים, והוא מקבל אותם על מנת להחזירם.

ורבי שמעון בן לקיש משום בר קפרא אמר, יחלוקו.

וכן תני בר קפרא

-

הואיל והללו באים לירש,

יורשי הבעל שהם קנויים לו בינתיים,

והללו באים לירש,

יורשי האשה שהיא הביאה אותם מבית אביה, לכן, מספק,

יחלוקו.

מתניתין:

נפל הבית עליו ועל אמו,

על רחל אשת יעקב ועל בנה יוסף,

יורשי הבן, שהם אחיו מיעקב, כגון ראובן, אחי יוסף, אומרים: האם, רחל, מתה ראשונה, ויוסף ירש אותה, ולכן הם יורשים את יוסף .

ויורשי רחל אומרים: יוסף מת ראשון, ולא ירש את אמו, ולכן הם יורשים אותה -

אלו ואלו,

בית שמאי ובית הלל, שנחלקו במשנה הקודמת, כאן

מודים, שיחלוקו

מספק.

אמר רבי עקיבא

[חולק על תנא קמא]:

מודה אני בזו, שהנכסים בחזקתן.

והיינו, שבית הלל חולקים אף במשנתינו, וסוברים שהנכסים בחזקתן, כפי שיבואר בגמרא מי מוחזק בהם.

אמר לו בן עזאי: על חלוקין אנו מצטערים,

אנו מצטערים שבמשנה הקודמת נחלקו בית שמאי ובית הלל,

אלא שבאת לחלק עלינו את השווין,

ואתה מוסיף מחלוקת במה שחבריך אומרים שהם שווים.

גמרא:

דנה הגמרא: לפי בית הלל, הסוברים נכסים ב"חזקתן":

בחזקת מי

הם הנכסים?

רבי אילא אמר, בחזקת יורשי האם,

רבי זירא אמר, בחזקת יורשי הבן.

כפי שיבואר לקמן.

כי סליק רבי זירא,

כאשר עלה לארץ ישראל,

קם בשיטתיה דרבי אילא,

הוא הודה לדברי רבי אילא, שבחזקת יורשי האם.

אמר רבי זירא: שמע מינה, אוירא דארץ ישראל מחכים.

האויר של ארץ ישראל החכימו, ולכן עמד על אמיתת הדברים והודה לדברי רבי אילא.

ומבארת הגמרא:

וטעמא מאי,

מה היא סברתו שבחזקת יורשי האם הם? -

הואיל

והוחזקה נחלה באותו השבט

של האם, לכן משאירים בחזקת יורשי האם, שהיא מתייחסת לשבט אביה.

שנינו במשנה:

ואמר לו בן עזאי, על החלוקין אנו מצטערים וכו'

:

אמר רבי שמלאי: עדא אמרה,

מכאן אנו לומדים כי

בן עזאי, תלמיד חבר דרבי עקיבא הוה.

היה תלמידו וגם חבירו של רבי עקיבא,

דקאמר ליה

בלשון נוכח,

"שבאת",

מכך שהוא פנה אליו בלשון נוכח, שהיא לשון של חבר.

ועתה דנה הגמרא במה שהיה ידוע, שהיה דין אחד בדיני ממונות, ששלחו אותו מארץ ישראל לבבל, והיתה עליו קושיא, ואף על פי כן פוסקים אותו להלכה. והגמרא דנה מהו אותו הדין ששלחו משם, ומה קשה עליו.

שלחו מתם: בן שלוה בנכסי אביו,

בן אשר שיעבד את נכסי אביו כערבים להלואתו,

בחיי אביו, ומת

הבן בחיי אביו, ואחר כך מת אביו,

בנו מוציא מיד הלקוחות.

הבן שלו, שהוא הנכד, מוציא את הנכסים מיד הלקוחות.

וזו היא

ההלכה

שקשה בדיני ממונות.

אך הגמרא דוחה שהלכה זו אינה נכונה, ובודאי היא משובשת, ולא נאמרה כך, כי:

לוה, מאי מפיק!?

מה ולמה מוציא הלווה מיד הלקוחות שמכר להם הוא או אביו, בגלל שהוא לוה!?

ועוד, לקוחות

-

מאי עבידתיה!?

הרי כלל לא נזכר בתחילה שהיו לקוחות בשעה שלווה הבן בחיי האב!?

Traduction française

Gemara :

Nous avons appris dans la Mishna que, selon Beit Hillel, les nekhasei tson barzel sont en chazakah d'elles.

Et la Gemara examine :

À la chazakah de qui ?

Rabbi Yohanan a dit : en chazakah des héritiers du mari.

Puisqu'ils sont acquis à lui jusqu'au moment du divorce, donc il est réputé propriétaire d'eux et ses héritiers les reçoivent.

Et Rabbi Elazar a dit : en chazakah des héritiers de la femme.

Puisqu'en réalité c'est elle qui a apporté les biens, et lui les a reçus en vue de les rendre.

Et Rabbi Shimon ben Lakish au nom de Bar Kappara a dit : ils se partageront.

Ainsi enseigne Bar Kappara —

Puisque ceux-ci viennent pour hériter,

les héritiers du mari, qui lui sont acquis entre-temps,

et ceux-là viennent pour hériter,

les héritiers de la femme qui les a apportés de la maison de son père, par conséquent, par doute

ils se partageront.

Il est enseigné :

La maison tomba sur lui et sur sa mère,

sur Rachel, épouse de Jacob, et sur son fils Joseph,

Les héritiers du fils, qui sont ses frères du côté de Jacob, tels que Réouven, frères de Joseph, disent : la mère, Rachel, est morte la première, et Joseph l'a héritée, et c'est pourquoi ils héritent Joseph.

Et les héritiers de Rachel disent : Joseph mourut le premier et n'hérita pas sa mère, donc ils l'héritent —

Ces deux partis,

Beit Shammai et Beit Hillel, qui se sont partagés dans la mishna précédente, ici

admettent qu'ils se partageront,

parce qu'il y a doute.

Rabbi Akiva a dit

il contredit le tannaï kama] : Je reconnais ceci, que les biens sont en chazakah.

Je reconnais cela, que les biens sont en chazakah.

C'est-à-dire que Beit Hillel se distinguent aussi dans notre mishna et soutiennent que les biens sont en leur chazakah, comme il sera expliqué dans la Gemara qui précise qui en est titulaire.

Ben Azzai lui dit : nous sommes affligés par les divisions,

nous sommes affligés que dans la mishna précédente Beit Shammai et Beit Hillel se soient divisés,

mais tu es venu contester notre égalité,

et tu ajoutes une dispute à propos de ce que tes compagnons déclarent être égal.

Gemara :

La Gemara traite : selon Beit Hillel, qui tiennent les biens en chazakah :

À la chazakah de qui

sont ces biens ?

Rabbi Ila a dit : en chazakah des héritiers de la mère,

Rabbi Zeira a dit : en chazakah des héritiers du fils.

comme il sera expliqué plus loin.

Quand Rabbi Zeira monta,

lorsqu'il monta en Terre d'Israël,

il adopta l'opinion de Rabbi Ila,

c'est-à-dire qu'il reconnut les paroles de Rabbi Ila, que c'est en chazakah des héritiers de la mère.

Rabbi Zeira dit : tirez-en la leçon, l'air de la Terre d'Israël instruit.

L'air de la Terre d'Israël l'a rendu plus avisé, et c'est pourquoi il soutint la véracité des choses et admit les paroles de Rabbi Ila.

Et la Gemara explique :

Et quelle est la raison ?

Quel est son raisonnement selon lequel ils sont en chazakah des héritiers de la mère ? —

Puisque

la possession de l'héritage a été établie dans cette même tribu

alors on laisse en chazakah des héritiers de la mère, qui se rapporte à la tribu de son père.

Nous avons appris dans la Mishna :

Et Ben Azzai lui dit : 'nous sommes affligés par les divisions', etc.

Rabbi Shmuelai dit : Ada a dit,

d'où nous apprenons que

Ben Azzai était disciple et compagnon de Rabbi Akiva.

Il était son disciple et aussi l'ami de Rabbi Akiva,

car il lui dit

en langage familier

"tu es venu",

parce qu'il s'adressa à lui dans une langue familière, qui est la langue d'un ami.

Et maintenant la Gemara discute ce qui était connu : il y avait un même jugement en matières pécuniaires qu'on avait envoyé de la Terre d'Israël en Babylonie, et il y avait une objection contre lui ; néanmoins on tranche selon lui pour la halakha. La Gemara examine quel était ce jugement envoyé de là et quelle est l'objection qui lui est faite.

On a envoyé de là : un fils qui avait hypothéqué les biens de son père comme caution pour son emprunt,

un fils qui gagna l'usage des biens de son père en les grevant comme sûreté pour son prêt,

durant la vie de son père, et il mourut

le fils mourut durant la vie de son père, et ensuite mourut le père,

son fils retire les biens des mains des créanciers.

Son fils, qui est le petit-fils, retire les biens des mains des créanciers.

Et ceci est

la halakha

qui est problématique en matières pécuniaires.

Mais la Gemara rejette que cette halakha soit correcte ; assurément elle est corrompue et n'a pas été ainsi énoncée, car :

'HaLaveh' — qu'est-ce que cela apporte ?!

Pourquoi et de quelle manière l'emprunteur retirerait-il des mains des créanciers ce qu'il ou son père leur a vendu, sous prétexte qu'il est emprunteur ?!

Et de plus, les créanciers

qu'avaient-ils fait ?!

Après tout, il n'est nullement mentionné au départ qu'il y avait des créanciers au moment où le fils emprunta durant la vie du père !

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