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Baba Batra 152b (קנב:) — le Talmud en français

Baba Batra 152b (בבא בתרא קנב:): Or Rav Yéhouda n’a-t-il pas dit au nom de Chmouel : un mourant qui a écrit tous ses biens à d’autres, bien qu’ils aient acquis de lui, si il se rétablit, il peut…

Texte original — Baba Batra 152b (קנב:)

והא אמר רב יהודה אמר שמואל: שכיב מרע שכתב כל נכסיו לאחרים, אף על פי שקנו מידו,

אם

עמד, חוזר.

כי היות שנתן את כל נכסיו, הרי

בידוע, שלא נתן אלא מחמת מיתה.

אבל אם לא עמד, קנה על ידי מתנת שכיב מרע, ולא אמרינן כיון שעשה קנין, שמא לא גמר להקנות בקנין, ואין קנין לאחר מיתה!?

ואחוי ליה בידיה, ואשתיק

. רב נחמן רמז לרבא בידו שיש לו תירוץ על שאלתו, אך לא פירשו.

כי קם,

כשרב נחמן הלך,

אמר רב נחמן בר יצחק,

שאל את רבא:

מאי אחוי לך!?

לאיזה תירוץ הוא רמז בידו?

אמר ליה

רבא: הוא רמז לתירוץ של

במיפה את כחו,

שכתב בשטר לשון של יפוי כח.

מבארת הגמרא:

היכי דמי "מיפה את כחו"?

מהו הלשון של יפוי כח.

אמר רב חסדא: וקנינא מיניה מוסיף על מתנתא דא.

כותב בשטר שהקנין הזה הוא תוספת על המתנה, ולמעשה הקנין העיקרי הוא מתנת שכיב מרע באמירה, והקנין בא לגלות דעתו שנותן בלב שלם, ולכן אין חסרון של קנין לאחר מיתה.

ואומרת הגמרא, כי זה

פשיטא,

שאם שכיב מרע

כתב לזה,

שהקנה באמירה לאחד, וכתב על זה שטר לברר ולאמת את המתנה, ועדיין לא מסר לו את השטר, ואחר כך

כתב לזה,

הקנה גם לאחר, וכתב לו בשטר,

היינו דכי אתא רב דימי, אמר,

זה מה שרב דימי אמר בבואו מארץ ישראל לבבל:

דייתיקי,

מתנת שכיב מרע,

מבטלת דייתיקי,

מבטלת את מתנת שכיב מרע שהיתה לפניה, ויכול לחזור בו.

אבל אם

כתב וזיכה לזה,

שכתב את השטר, ומסר לו, ואחר כך

כתב וזיכה לזה,

בדבר זה נחלקו האם אפשר לחזור:

רב אמר, ראשון קנה.

ולא יכול לחזור בו.

ושמואל אמר, שני קנה,

ויכול לחזור בו.

ומבארת הגמרא את מחלוקתם:

רב אמר ראשון קנה, הרי היא כמתנת בריא,

כי מסירת השטר היא עצמה הקנין, ודעתו היתה שיחול הקנין מיד, ולא יכול לבטל את הקנין.

ושמואל אמר, שני קנה, הרי היא כמתנת שכיב מרע

שיכול לחזור בו.

ואין מכאן סתירה לדינו של שמואל שאם יש קנין שמא רוצה שיקנה לאחר מיתה, כיון שאין כאן קנין גמור, שלא כתב לשון של שטר קנין אלא צוואת שכיב מרע, שנכתבה בשטר ומסרה למקבל , .

שואלת הגמרא:

והא אפליגו בה חדא זמנא,

לכאורה זו אותה מחלוקת שנחלקו לעיל רב ושמואל

במתנת שכיב מרע שכתוב בה קנין,

שלפי רב יש למתנה כזאת כח של מתנת בריא, ולשמואל זו מתנת שכיב מרע [ואין חסרון של קנין לאחר מיתה כפי שביארנו לעיל].

ומתרצת הגמרא:

צריכא.

צריך את שני המחלוקות.

דאי אתמר בהא,

אם היתה רק המחלוקת הראשונה, הייתי סבור לומר כי רק

בהא קאמר רב

שיש לזה כח של בריא שיחול מחיים,

משום דקנו מיניה,

שהיה קנין גמור.

אבל בהא, דלא קנו מיניה,

אבל במחלוקת השניה שלא היה קנין גמור, אלא רק צוואתו שכתב בשטר ומסר לו,

אימא מודה לשמואל,

היינו חושבים שמודה לשמואל שזה כמו מתנת שכיב מרע, שיכול לחזור. לכן צריך לחדש שגם כאן סובר רב שהרי הוא כמתנת בריא.

ואי אתמר בהא,

אם היתה רק המחלוקת השניה, הייתי סבור לומר כי רק

בהא קאמר שמואל

שיכול לחזור, כיון שלא היה קנין גמור.

אבל בהך, אימא מודה ליה לרב,

במחלוקת הראשונה שהיה קנין, הייתי סבור שמודה שמואל לרב, שהרי היא כמתנת בריא, לכן

צריכא.

צריך לחדש ששמואל סובר שחוששים שרוצה להקנות לאחר מיתה.

בסורא מתנו הכי,

כך שנו בישיבת סורא את המחלוקת בין רב ושמואל בכתב וזיכה לזה.

אבל

בפומבדיתא, מתנו הכי,

בישיבת פומבדיתא שנו דין אחר במחלוקתם, ולא הוזכרה המחלוקת דלעיל, וכך שנו:

אמר רב ירמיה בר אבא, שלחו ליה מבי רב

לשמואל,

תלמידי רב שלחו לשמואל:

ילמדנו רבינו, שכיב מרע שכתב כל נכסיו לאחרים וקנו מידו, מהו?

האם אפשר לחזור מהקנין, וכאן עשו גם קנין, גם כתבו אותו בשטר, וגם מסרו את השטר?

שלח להו: אין אחר קנין כלום.

השיב להם שאי אפשר לבטל את הקנין. וגם לשמואל שסובר שמתנת שכיב מרע עם קנין חוששין שמא רוצה להקנות בקנין אחר מיתה, בכל זאת, כאן, כיון שבנוסף לקנין היתה כתיבה ומסירה, ודאי דעתו היא לתת למתנה כח של מתנת בריא, שלא יוכל לחזור.

Traduction française

Or Rav Yéhouda n’a-t-il pas dit au nom de Chmouel : un mourant qui a écrit tous ses biens à d’autres, bien qu’ils aient acquis de lui,

si

il se rétablit, il peut revenir sur sa décision.

puisque, ayant donné tous ses biens, il est

évident qu’il n’a donné que sous l’effet de sa mort.")

Mais s’il ne s’est pas rétabli, l’acquisition s’est faite par le don d’un mourant ; et nous ne disons pas que, puisqu’il a effectué une acquisition, peut-être n’a-t-il pas achevé de faire acquérir par cette acquisition, et qu’il n’y a pas d’acquisition après la mort !?

Et il lui fit signe de la main, et il se tut.

Rav Naḥman fit signe de la main à Rava qu’il avait une réponse à sa question, mais il ne la formula pas.

Lorsqu’il se leva,

lorsque Rav Naḥman s’en alla,

Rav Naḥman bar Yitsḥaq dit,

il demanda à Rava :

« Que t’a-t-il fait signe ? »

À quelle réponse t’a-t-il fait signe de la main ?

Il lui dit

Rava : il a fait signe à la réponse de

« lorsqu’il renforce son pouvoir »,

car il a écrit dans l’acte une formule de renforcement de pouvoir.

La Guemara explique :

« Dans quel cas parle-t-on de “renforcer son pouvoir” ?

Quelle est la formule de renforcement de pouvoir ? »

Rav Ḥisda dit : « Et nous avons acquis de lui, en plus de ce don-ci. »

Il écrit dans l’acte que cette acquisition est un ajout au don ; en réalité, l’acquisition principale est le don d’un mourant par la parole, et l’acquisition vient révéler son intention de donner de plein gré. Il n’y a donc pas le défaut d’une acquisition après la mort.

Et la Guemara dit que cela est

évident,

que si un mourant

a écrit à celui-ci,

à qui il a fait acquérir par la parole, et a écrit à ce sujet un acte pour établir et confirmer le don, mais ne lui a pas encore remis l’acte, puis

a écrit à celui-ci,

à qui il a également fait acquérir, et lui a écrit dans l’acte,

c’est-à-dire que lorsque Rav Dimi vint, il dit :

voici ce que Rav Dimi dit en venant de la terre d’Israël à Babylone :

Un acte de don d’un mourant,

un don d’un mourant,

annule un acte de don d’un mourant,

il annule le don d’un mourant qui le précédait, et celui-ci peut revenir sur sa décision.

Mais s’il

a écrit et a fait acquérir à celui-ci,

ayant écrit l’acte et le lui ayant remis, puis

a écrit et a fait acquérir à celui-ci,

sur ce point, ils sont en désaccord : est-il possible de revenir sur sa décision ?

Rav dit : le premier a acquis.

Et il ne peut pas revenir sur sa décision.

Et Chmouel dit : le second a acquis,

et il peut revenir sur sa décision.

La Guemara explique leur désaccord :

Rav dit : le premier a acquis ; c’est comme le don d’une personne en bonne santé,

car la remise de l’acte constitue elle-même l’acquisition, et son intention était que l’acquisition prenne effet immédiatement ; il ne peut donc pas annuler l’acquisition.

Et Chmouel dit : le second a acquis ; c’est comme le don d’un mourant

dont il peut revenir sur sa décision.

Il n’y a pas de contradiction entre ceci et la règle de Chmouel selon laquelle, lorsqu’il y a une acquisition, peut-être veut-il qu’elle fasse acquérir après la mort ; car ici il n’y a pas d’acquisition complète : il n’a pas écrit une formule d’acte d’acquisition, mais une disposition d’un mourant, écrite dans un acte et remise au bénéficiaire , .

La Guemara demande :

« Mais ils sont déjà en désaccord à ce sujet une première fois,

apparemment, c’est le même désaccord qui a opposé Rav et Chmouel précédemment

au sujet du don d’un mourant dans lequel une acquisition est écrite,

selon Rav, un tel don possède le pouvoir d’un don d’une personne en bonne santé, tandis que, selon Chmouel, c’est un don d’un mourant [et il n’y a pas le défaut d’une acquisition après la mort, comme nous l’avons expliqué précédemment]].

La Guemara répond :

« C’est nécessaire. »

Les deux désaccords sont nécessaires.

« Car si cela avait été dit au sujet de ceci,

s’il n’y avait eu que le premier désaccord, j’aurais pu penser que seulement

dans ce cas Rav dit

que cela possède le pouvoir d’un don d’une personne en bonne santé, prenant effet du vivant du donateur,

parce qu’ils ont acquis de lui,

car c’était une acquisition complète.

Mais dans ce cas-ci, où ils n’ont pas acquis de lui,

mais dans le second désaccord, où il n’y avait pas d’acquisition complète, mais seulement sa disposition, qu’il a écrite dans un acte et lui a remise,

j’aurais pu dire qu’il reconnaît l’opinion de Chmouel,

c’est-à-dire que nous aurions pensé qu’il reconnaît à Chmouel que c’est comme le don d’un mourant, dont il peut revenir. Il faut donc enseigner que, même ici, Rav considère que c’est comme le don d’une personne en bonne santé.

« Et si cela avait été dit au sujet de ceci,

s’il n’y avait eu que le second désaccord, j’aurais pu penser que seulement

dans ce cas Chmouel dit

qu’il peut revenir sur sa décision, puisque ce n’était pas une acquisition complète.

Mais dans l’autre cas, j’aurais pu dire qu’il reconnaît l’opinion de Rav,

dans le premier désaccord, où il y avait une acquisition, j’aurais pu penser que Chmouel reconnaît l’opinion de Rav, puisque c’est comme le don d’une personne en bonne santé ; c’est pourquoi

« c’est nécessaire. »

Il faut enseigner que Chmouel considère que l’on craint qu’il veuille faire acquérir après la mort.

À Sourah, ils enseignaient ainsi,

c’est ainsi qu’ils enseignaient dans l’académie de Sourah le désaccord entre Rav et Chmouel au sujet de celui qui a écrit et fait acquérir à celui-ci.

Mais

à Poumbedita, ils enseignaient ainsi,

dans l’académie de Poumbedita, ils enseignaient une autre règle dans leur désaccord, et le désaccord précédent n’était pas mentionné ; ils enseignaient ainsi :

Rav Yirmeya bar Abba dit : ils lui envoyèrent de la maison de Rav

à Chmouel,

les disciples de Rav envoyèrent à Chmouel :

« Que notre maître nous enseigne : un mourant qui a écrit tous ses biens à d’autres et dont ils ont acquis, qu’en est-il ? »

Est-il possible de revenir sur l’acquisition ? Ici, ils ont également effectué une acquisition, l’ont également écrite dans un acte et ont également remis l’acte ?

Il leur envoya cette réponse : « Après une acquisition, il n’y a plus rien. »

Il leur répondit qu’il est impossible d’annuler l’acquisition. Et même selon Chmouel, qui considère qu’au sujet du don d’un mourant accompagné d’une acquisition, l’on craint qu’il veuille faire acquérir par cette acquisition après la mort, néanmoins, ici, puisque, outre l’acquisition, il y a eu écriture et remise, son intention est certainement de donner au don le pouvoir d’un don d’une personne en bonne santé, sur lequel il ne pourra pas revenir.

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