Version texte de ce daf : original et traduction

Baba Batra 130a (קל.) — le Talmud en français

Baba Batra 130a (בבא בתרא קל.): Michna : Celui qui dit : « Un tel héritera de moi » même s’il est son frère, lorsqu’il y a pour le commanditaire une fille, ou qui dit : « Ma fille héritera de moi…

Texte original — Baba Batra 130a (קל.)

מתניתין:

האומר איש פלוני יירשני

אפילו הוא אחיו,

במקום שיש

למצווה

בת,

או אמר,

בתי תירשני, במקום שיש

לו

בן, לא אמר כלום.

לפי

שהתנה על מה שכתוב בתורה.

ובגמרא יבואר מה הדין אם אמר על בן בין הבנים "ירש בני זה את כל נכסי", לדעת תנא קמא.

רבי יוחנן בן ברוקה אומר: אם אמר על מי שראוי ליורשו,

כגון אמר על בן בין הבנים, "ירש בני זה את כל נכסי" ,

דבריו קיימין

. ואם אמר

על מי שאין ראוי לו ליורשו,

כגון בת במקום בן, או אח במקום בת,

אין דבריו קיימין.

גמרא:

שנינו ברישא דמשנתנו: "האומר איש פלוני ירשני במקום שיש בת ... לא אמר כלום".

משמע,

טעמא ד

לא אמר כלום, משום דהוי

אחר במקום בת,

א

ו בת במקום בן, הא בן בין הבנים, ובת בין הבנות, דבריו קיימין.

ולא כמו ששנינו במשנה הקודמת "האומר איש פלוני בני לא ירש עם אחיו לא אמר כלום מפני שהתנה על מה שכתוב בתורה".

אימא סיפא, "רבי יוחנן בן ברוקה אומר אם אמר על מי שראוי ליורשו דבריו קיימין",

לכאורה

היינו תנא קמא?

וכי תימא רבי יוחנן בן ברוקה אפילו אחר במקום בת, ובת במקום בן

דבריו קימים,

קאמר,

ולעולם סבר תנא קמא כתנא דמתניתין דלעיל, וגם אם אמר על בן בין הבנים, "ירש בני זה את כל נכסי", לא אמר כלום, כיון שהתנה על מה שכתוב בתורה,

ומה שאמר במשנתנו "האומר איש פלוני ירשני במקום שיש בת לא אמר כלום", בא ללמדינו כחו דרבי יוחנן בן ברוקא, שחולק אף במקרה זה, וסובר שדבריו קימים .

ו

דחינן: אין לפרש שכונת רבי יוחנן בן ברוקא לאח במקום בת, ובת במקום בן, ש

ה

רי

תניא

בברייתא,

"רבי ישמעאל בנו של רבי יוחנן בן ברוקה אומר: לא נחלקו אבא וחכמים על אחר במקום בת ובת במקום בן שלא אמר כלום.

על מה נחלקו, על בן בין הבנים, ובת בין הבנות.

שאבא אומר, יירש. וחכמים אומרים, לא יי רש".

ואם כן, חזרה קושיתנו למקומה, במה נחלקו רבי יוחנן בן ברוקא ותנא קמא?

ומתרצת הגמרא: יש לפרש את משנתנו בשני אופנים, האופן האחד:

איבעית אימא, מדקאמר

רבי ישמעאל

"לא נחלקו

אבא וחכמים על אחר במקום בת, ובת במקום בן

",

משמע

מכלל

דבריו, שבא להוציא מ

ד

עת

תנא קמא,

ש

סבר

שרבי יוחנן ורבנן

נחלקו

בדבר זה.

ולדעת תנא קמא, סבר רבי יוחנן בן ברוקא שגם בת במקום בן נחשבת כראויה ליורשו. ולכן הדגיש ברישא דמשנתנו שאם אמר על בת במקום בן לא אמר כלום, ללמדינו שגם על מקרה זה חלק רבי יוחנן בן ברוקא, ולא כדברי רבי ישמעאל בנו.

איבעית אימא,

כולי עלמא מודו לדברי רבי ישמעאל בנו של ריב"ב, שלא נחלקו ריב"ב וחכמם אלא על בן בין הבנים, ו

כוליה

מתניתין

ד

ברי

רבי יוחנן בן ברוקה היא,

וחסורי מחסרא והכי קתני, "האומר איש פלוני יירשני במקום שיש בת, בתי תירשני במקום שיש בן, לא אמר כלום.

הא בת בין הבנות ובן בין הבנים אם אמר יירש כל נכסיו דבריו קיימין.

שרבי יוחנן אומר אם אמר על מי שראוי ליורשו דבריו קיימין".

אמר רב יהודה אמר שמואל הלכה כרבי יוחנן בן ברוקה.

וכמו שהעמדנו בתירוץ השני, שלא נחלקו אלא בבן בין הבנים. וכולה מתניתין כרבי יוחנן בן ברוקה היא .

וכן אמר רבא הלכה כרבי יוחנן בן ברוקה.

אמר רבא, מאי טעמיה דרבי יוחנן בן ברוקה?

אמר קרא "והיה ביום הנחילו את בניו", התורה נתנה רשות לאב להנחיל לכל מי שירצה

מבניו כמה שירצה. ומכאן למדנו שהאב יכול להרבות נחלה לבן בין הבנים.

אמר ליה אביי הא "מלא יוכל לבכר" נפקא

? כלומר, מפסוק זה יש ללמוד, שאין האב יכול להעביר חלק בכורה מבנו הבכור , אך מכלל לאו אתה שומע הן, שאת שאר נכסיו, בלא חלק בכורה יכול הוא להעביר מאח לאח .

ומתרצת הגמרא:

ההוא מיבעי ליה לכדתניא,

אבא חנן אמר משום רבי אליעזר

:

Traduction française

Michna :

Celui qui dit : « Un tel héritera de moi »

même s’il est son frère,

lorsqu’il y a

pour le commanditaire

une fille,

ou qui dit :

« Ma fille héritera de moi, lorsqu’il y a

pour lui

un fils », n’a rien dit.

Parce qu’il

a posé une condition contraire à ce qui est écrit dans la Torah. Dans la Guemara, on expliquera quelle est la loi si, au sujet d’un fils parmi les fils, il dit : « Que ce fils hérite de tous mes biens », selon le Premier tanna.

Rabbi Yo’hanan ben Beroka dit : S’il a parlé de celui qui est apte à être son héritier,

par exemple, au sujet d’un fils parmi les fils, il dit : « Que ce fils hérite de tous mes biens » ,

ses paroles sont valides .

Mais s’il a parlé

de celui qui n’est pas apte à être son héritier,

par exemple une fille à la place d’un fils, ou un frère à la place d’une fille,

ses paroles ne sont pas valides.

Guemara :

Nous avons appris dans la première partie de notre Michna : « Celui qui dit : “Un tel héritera de moi à la place d’une fille… n’a rien dit” ».

Il en ressort que

la raison de

n’avoir rien dit est que cela est

un autre à la place d’une fille,

ou

une fille à la place d’un fils ; mais, pour un fils parmi les fils et une fille parmi les filles, ses paroles sont valides.

Et non comme nous avons appris dans la Michna précédente : « Celui qui dit : “Un tel, mon fils, n’héritera pas avec ses frères”, n’a rien dit, parce qu’il a posé une condition contraire à ce qui est écrit dans la Torah ».

Venons-en à la fin [de la Michna] : « Rabbi Yo’hanan ben Beroka dit : S’il a parlé de celui qui est apte à être son héritier, ses paroles sont valides » ;

apparemment,

n’est-ce pas le même avis que celui du Premier tanna ?

Et si tu dis que Rabbi Yo’hanan ben Beroka affirme que même pour un autre à la place d’une fille, et pour une fille à la place d’un fils,

ses paroles sont valides,

c’est ce qu’il dit,

et que le Premier tanna serait toujours du même avis que le tanna de la Michna précédente, et que même s’il a dit au sujet d’un fils parmi les fils : « Que ce fils hérite de tous mes biens », il n’a rien dit, puisqu’il a posé une condition contraire à ce qui est écrit dans la Torah,

et que ce qui est dit dans notre Michna : « Celui qui dit : “Un tel héritera de moi à la place d’une fille, n’a rien dit” », vient nous enseigner le pouvoir de Rabbi Yo’hanan ben Beroka, qui est également en désaccord dans ce cas et considère que ses paroles sont valides .

Mais

nous réfutons : il ne faut pas expliquer que l’intention de Rabbi Yo’hanan ben Beroka concerne un frère à la place d’une fille et une fille à la place d’un fils,

car

il est

enseigné

dans une b a r a ï t a :

« Rabbi Ichmaël, fils de Rabbi Yo’hanan ben Beroka, dit : Papa et les Sages ne sont pas en désaccord au sujet d’un autre à la place d’une fille et d’une fille à la place d’un fils : il n’a rien dit.

Sur quoi sont-ils en désaccord ? Sur un fils parmi les fils et une fille parmi les filles.

Papa dit : “Il héritera.” Et les Sages disent : “Il n’héritera pas.” »

Et dès lors, notre question revient à son point de départ : sur quoi Rabbi Yo’hanan ben Beroka et le Premier tanna sont-ils en désaccord ?

La Guemara répond : il faut expliquer notre Michna de deux manières. La première manière :

Si tu veux, je peux dire : puisque

Rabbi Ichmaël

a dit : « Ils ne sont pas en désaccord

« Papa et les Sages au sujet d’un autre à la place d’une fille et d’une fille à la place d’un fils »,

il en ressort

par exclusion

de ses paroles qu’il est venu exclure l’

a

vis du

Premier tanna,

qui

considère

que Rabbi Yo’hanan et les Rabbins

sont en désaccord

sur ce point.

Selon le Premier tanna, Rabbi Yo’hanan ben Beroka considère également qu’une fille à la place d’un fils est considérée comme apte à être son héritière. C’est pourquoi la première partie de notre Michna insiste sur le fait que, s’il a parlé d’une fille à la place d’un fils, il n’a rien dit, afin de nous enseigner que Rabbi Yo’hanan ben Beroka est également en désaccord dans ce cas, et non selon les paroles de Rabbi Ichmaël, son fils.

Si tu veux, je peux dire :

tout le monde reconnaît les paroles de Rabbi Ichmaël, fils de Rabbi Yo’hanan ben Beroka, selon lesquelles Rabbi Yo’hanan ben Beroka et les Sages ne sont en désaccord que sur un fils parmi les fils, et

toute la

Michna

est selon les paroles de

Rabbi Yo’hanan ben Beroka.

Il y a une omission dans la Michna, et voici ce qu’elle enseigne : « Celui qui dit : “Un tel héritera de moi à la place d’une fille ; ma fille héritera de moi à la place d’un fils”, n’a rien dit.

Mais, pour une fille parmi les filles et un fils parmi les fils, s’il dit : “Qu’il hérite de tous ses biens”, ses paroles sont valides.

Car Rabbi Yo’hanan dit : “S’il a parlé de celui qui est apte à être son héritier, ses paroles sont valides.” »

Rav Yehouda a dit au nom de Chmouel : La halakha est comme Rabbi Yo’hanan ben Beroka.

Et comme nous l’avons établi dans la seconde réponse, ils ne sont en désaccord que pour un fils parmi les fils. Et toute la Michna est selon Rabbi Yo’hanan ben Beroka .

Rava a également dit : La halakha est comme Rabbi Yo’hanan ben Beroka.

Rava dit : Quelle est la raison de Rabbi Yo’hanan ben Beroka ?

Le verset dit : « Et ce sera, le jour où il fera hériter ses fils » ; la Torah a donné au père la permission de transmettre l’héritage à celui de ses fils qu’il voudra, dans la mesure qu’il voudra,

parmi ses fils. Nous avons appris de là que le père peut augmenter la part d’héritage d’un fils parmi les fils.

Abayé lui dit : Cela, nous l’apprenons de « il ne pourra pas donner le droit d’aînesse » ?

C’est-à-dire que de ce verset, on peut apprendre que le père ne peut pas transférer la part d’aînesse de son fils aîné ; mais de la négation, tu entends l’affirmation : quant à ses autres biens, sans la part d’aînesse, il peut les transférer d’un frère à l’autre .

La Guemara répond :

Cette expression est nécessaire pour ce qui est enseigné dans une baraïta :

Abba ‘Hanan a dit au nom de Rabbi Eliézer :

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