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Baba Batra 122b (קכב:) — le Talmud en français

Baba Batra 122b (בבא בתרא קכב:): À propos, la Guemara explique ce qu’est « Timnat Sérakh », car, apparemment, il faut l’expliquer : dans le Livre de Josué, il est écrit « Timnat ‘Hérès » ? Rabbi…

Texte original — Baba Batra 122b (קכב:)

אגב אורחא, מבארת הגמרא מהי "תמנת סרח": לכאורה צריך באור, דבספר יהושע

כתיב "

תמנת

סרח", ו

אילו בספר שופטים

כתיב "

תמנת

חרס"

?

אמר רבי אלעזר: בתחלה

קודם שבאה לידי יהושע,

פירותיה

היו יבשים

כחרס, ולבסוף

משבאה לידו,

פירותיה מסריחין.

כלומר, מלאים שומן ומעולים. וזכותו של יהושע גרמה להם זאת.

ואיכא דאמרי, בתחלה

קודם שבאה לידו היו פירותיה

מסריחין

מרוב שומן, ולא היו משתמרים כראוי.

ולבסוף

כשבאה לידו, נהיו

כחרס.

ומתקיימים לאורך זמן.

ומנלן ש

כלב

נטל את חלקו בלא גורל?

דכתיב, "ויתנו לכלב את חברון כאשר דבר משה

,

ויורש משם את שלשה בני הע נק".

ומקשה הגמרא: כיצד נתנו לו את חברון, והלא

חברון עיר מקלט הואי?

אמר אביי

: כלב קיבל את

פרוורהא.

[פרברי, וסביבות העיר].

דכתיב, "ואת שדה העיר ואת חצריה נתנו לכלב בן יפונה באחוזתו".

ואכן, חברון עצמה לא נתנה לו אלא היתה עיר מקלט.

מתניתין:

משנתנו באה ללמד על הבדלים שיש בין ירושת נכסי האם לירושת נכסי האב.

אחד הבן, ואחד הבת,

שוים

בנחלה.

יבואר בגמרא.

אלא, שהבן נוטל פי שנים בנכסי האב,

אם היה בכור,

ואינו נוטל פי שנים בנכסי האם.

כדדרשינן לעיל (קיא - ב), "לו משפט הבכורה", משפט הבכורה לירושת נכסי האיש, אבל לא לירושת נכסי האשה.

ו

כן

הבנות, נזונות מנכסי האב

עד שתתבגרנה, או תנשאנה, אם מת והניח נכסים מועטים, כמו שיבואר לקמן (קלט - ב).

ואינן נזונות מנכסי האם,

אפילו הניחה נכסים מועטים. אלא הבנים ירשו הכל. :

גמרא:

מבארת הגמרא:

מאי "אחד הבן ואחד הבת לנחלה"?

לאיזה ענין שוים הם בירושה?

אילימא דירתי כי הדדי

[שיורשים את הוריהם ביחד],

הא תנן

לעיל (קטו - א),

"בן קודם לבת,

וכן

כל יוצאי יריכו של בן קודמין לבת".

(סימן נפשם

)

אמר רב נחמן בר יצחק: הכי קאמר, אחד הבן ואחד הבת

במקום שאין בן,

נוטלין

בשוה בנחלת אביהם,

ב

מה שהיה

ראוי

לאביהם, כגון נכסים שעתיד הוא לרשת מאביו,

כ

אילו נכסים אלו

במוחזק

אצלו.

ודחינן:

הא נמי תנינא

לעיל (קטז - ב):

"בנות צלפחד נטלו שלשה חלקים בנחלה, חלק אביהן שהיה מיוצאי מצרים, וחלקו עם

אחיו בנכסי חפר".

ונכסי חפר הרי לא הוחזקו עדיין בידי צלפחד, ובכל זאת ירשום בנותיו. ומבואר שהבת יורשת בראוי.

ועוד

קשה, אילו באה המשנה להשמיענו זין זה,

מאי "אלא

שהבן נוטל פי שנים בנכסי האב ואינו נוטל פי שנים בנכסי האם", והא לפי דבריך, הרישא אינה עוסקת כלל בחילוקים שיש בין נכסי האב לנכסי האם?

אלא אמר רב פפא, הכי קאמר

:

אחד הבן ואחד הבת

במקום שאין בן,

נוטלין חלק בבכורה

של אביהם. אף על פי שמת בחיי אביו.

ומקשה הגמרא:

הא נמי תנינא!

(שם)

"ושהיה בכור נוטל שני חלקים".

כלומר, בנות צלפחד נטלו את חלק הבכורה שהיה אביהן אמור ליטול מאביו.

ועוד

קשה כדלעיל,

מאי "אלא",

והא לפי דבריך, הרישא אינה עוסקת כלל בחילוקים שיש בין נכסי האב לנכסי האם?

אלא אמר רב אשי, הכי קאמר: אחד בן בין הבנים, ואחד בת בין הבנות, אם אמר

אביהם,

יירש כל נכסי, דבריו קיימין.

ומקשה הגמרא:

כמאן? כרבי יוחנן בן ברוקא?! הא קתני לה לקמן

(קל - א):

"רבי

יוחנן בן ברוקא אומר אם אמר על מי שראוי ליורשו דבריו קיימין, על מי שאינו ראוי ליורשו אין דבריו קיימין".

ולשם מה שנינו דין זה גם במשנתנו?

וכי תימא, קא סתם לן כרבי יוחנן בן ברוקא.

[שמא תאמר, רבי רצה להורות לנו שהלכה כרבי יוחנן בן ברוקא, ולכן שנה סתמא דמתניתין כדבריו].

אין לומר כן! ד"

סתם ואחר כך מחלוקת" היא. ו"סתם ואחר כך מחלוקת" אין הלכה כסתם

.

ועוד

קשה,

מאי "אלא",

כדלעיל?

אלא, אמר מר בר רב אשי: הכי קאמר, אחד הבן ואחד הבת

במקום שאין בן,

שוין

לרשת

בנכסי האם ובנכסי האב, אלא שהבן נוטל פי שנים בנכסי האב, ואינו נוטל פי שנים בנכסי האם.

הגמרא דנה בגדרי דין "פי שנים" האמור בבכור:

תנו רבנן

בברייתא: נאמר בתורה,

"לתת לו פי שנים",

וקיימא לן, שנותנים לו

פי שנים כאחד.

כלומר, כנגד אחד מן האחים נוטל הוא פי שנים.

מנין

אתה אומר פי שנים כאחד? או אינו

אלא פי שנים בכל הנכסים,

כלומר, שיטול חלק נוסף כנגד כל אחיו?

Traduction française

À propos, la

Guemara explique ce qu’est «

Timnat

Sérakh », car, apparemment, il faut l’expliquer : dans le Livre de Josué,

il est

écrit «

Timnat

‘Hérès »

?

Rabbi Éléazar a dit : au début,

avant qu’elle ne parvienne à Josué,

ses fruits

étaient secs

comme de la poterie, et à la fin,

lorsqu’elle lui fut attribuée,

ses fruits pourrissaient.

C’est-à-dire qu’ils étaient pleins de graisse et de qualité supérieure. Et c’est le mérite de Josué qui leur causa cela.

Certains disent : au début,

avant qu’elle ne lui fût attribuée, ses fruits

pourrissaient

à cause de leur grande richesse en graisse et ne se conservaient pas convenablement.

Et à la fin,

lorsqu’elle lui fut attribuée, ils devinrent

comme de la poterie.

Et ils se conservaient longtemps.

Et d’où savons-nous que

Caleb

prit sa part sans tirage au sort ?

Car il est écrit : « Ils donnèrent à Caleb Hébron, comme Moïse l’avait dit

et il en déposséda les trois fils d’Anak ».

Et la

Guemara objecte : Hébron n’était-elle pas une ville de refuge ?

Abayé dit :

Caleb reçut ses

faubourgs. [

Les faubourgs et les environs de la ville].

Car il est écrit : « Quant aux champs de la ville et à ses villages, ils les donnèrent à Caleb, fils de Jéphoné, comme sa possession. »

Et en effet, Hébron elle-même ne lui fut pas donnée, mais elle était une ville de refuge.

Michna :

Notre Michna vient enseigner les différences qui existent entre l’héritage des biens de la mère et l’héritage des biens du père.

Le fils aussi bien que la fille,

sont égaux

pour l’héritage.

Cela sera expliqué dans la Guemara.

Cependant, le fils prend le double dans les biens du père,

s’il était le premier-né,

mais il ne prend pas le double dans les biens de la mère.

Comme nous l’avons interprété plus haut (111b) : « la règle du droit d’aînesse lui revient » : la règle du droit d’aînesse concerne l’héritage des biens de l’homme, mais non l’héritage des biens de la femme.

Et

de même,

les filles sont entretenues par les biens du père

jusqu’à ce qu’elles deviennent majeures ou qu’elles se marient, s’il meurt et laisse peu de biens, comme cela sera expliqué plus loin (139b

). Et elles ne sont pas entretenues par les biens de la mère,

même si celle-ci a laissé peu de biens. Mais les fils hériteront de tout.

Guemara :

La

Guemara explique : que signifie « le fils aussi bien que la fille pour l’héritage » ?

En quoi sont-ils égaux dans l’héritage ?

Si tu dis qu’ils héritent de manière égale

voici pourtant ce que nous avons appris

plus haut (115a) :

« Le fils précède la fille,

et de même

tous les descendants du fils précèdent la fille ».

(Signe : leurs âmes )

Rav Na’hman bar Its’hak dit : voici ce qu’il veut dire : le fils aussi bien que la fille,

lorsqu’il n’y a pas de fils,

prennent

à parts égales dans l’héritage de leur père,

de

ce qui était

destiné

à leur père, comme les biens qu’il devait hériter de son père,

comme si

ces biens

étaient déjà en sa possession

.

Et nous repoussons cette réponse :

cela aussi, nous l’avons déjà appris

plus haut (116b) :

« Les filles de Tselof’had prirent trois parts dans l’héritage : la part de leur père, qui était de ceux qui sortirent d’Égypte, et sa part avec

ses frères dans les biens de ‘Héfer. »

Or les biens de ‘Héfer n’étaient pas encore en possession de Tselof’had, et pourtant ses filles en héritèrent. Il ressort donc que la fille hérite également de ce qui était destiné à son père.

En outre,

il est difficile : si la Michna venait nous enseigner ce point,

que signifie « cependant,

le fils prend le double dans les biens du père et ne prend pas le double dans les biens de la mère » ? Or, selon tes paroles, le début de la Michna ne traite nullement des différences entre les biens du père et les biens de la mère

Mais Rav Pappa dit : voici ce qu’il veut dire :

le fils aussi bien que la fille,

lorsqu’il n’y a pas de fils,

prennent une part du droit d’aînesse

de leur père, bien que celui-ci soit mort du vivant de son père.

Et la

Guemara objecte : cela aussi, nous l’avons déjà appris ! (

Au même endroit)

« Et celui qui était premier-né prend deux parts. »

C’est-à-dire que les filles de Tselof’had prirent la part du droit d’aînesse que leur père devait prendre de son père.

En outre,

la difficulté demeure comme précédemment :

que signifie « cependant »,

puisque, selon tes paroles, le début de la Michna ne traite nullement des différences entre les biens du père et les biens de la mère ?

Mais Rav Achi dit : voici ce qu’il veut dire : un fils parmi les fils, et une fille parmi les filles, si leur père dit

:

« Que celui-ci hérite de tous mes biens », ses paroles sont valides.

Et la

Guemara objecte : selon qui ? Selon Rabbi Yo’hanan ben Beroka ?! Nous l’avons pourtant enseigné plus loin (

139a) :

« Rabbi

Yo’hanan ben Beroka dit : si quelqu’un a déclaré [héritier] celui qui est apte à hériter de lui, ses paroles sont valides ; s’il a déclaré [héritier] celui qui n’est pas apte à hériter de lui, ses paroles ne sont pas valides. »

Et pourquoi avons-nous enseigné cette règle également dans notre Michna ?

Et si tu dis : il nous l’a énoncée anonymement selon Rabbi Yo’hanan ben Beroka. [

Peut-être diras-tu que Rabbi a voulu nous enseigner que la halakha est conforme à Rabbi Yo’hanan ben Beroka, et qu’il a donc formulé la Michna de manière anonyme conformément à ses paroles].

On ne peut pas dire cela ! Car «

un enseignement anonyme, puis une controverse » : et dans le cas d’« un enseignement anonyme, puis une controverse », la halakha n’est pas conforme à l’enseignement anonyme .

En outre,

il est difficile :

que signifie « cependant »,

comme précédemment ?

Mais Mar bar Rav Achi dit : voici ce qu’il veut dire : le fils aussi bien que la fille,

lorsqu’il n’y a pas de fils,

sont égaux

pour hériter

des biens de la mère et des biens du père ; cependant, le fils prend le double dans les biens du père, mais il ne prend pas le double dans les biens de la mère.

La Guemara examine les paramètres de la règle du « double » mentionnée au sujet du premier-né :

Les Sages ont enseigné

dans une

baraïta : il est dit dans la Torah :

« pour lui donner le double »,

et nous avons pour principe qu’on lui donne

le double d’une seule part. C’est-à-dire qu’en regard d’un seul de ses frères, il prend le double.

D’où

dis-tu qu’il prend le double d’une seule part ? Ou bien n’est-ce pas

plutôt le double de tous les biens,

c’est-à-dire qu’il prendra une part supplémentaire correspondant à chacun de ses frères ?

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