Version texte de ce daf : original et traduction

Baba Batra 120b (קכ:) — le Talmud en français

Baba Batra 120b (בבא בתרא קכ:): On objecte encore : « Ceci est la chose » des chefs des tribus , , en serait-il également ainsi : [la règle] ne s’appliquerait-elle que dans cette génération ? Il lui…

Texte original — Baba Batra 120b (קכ:)

עוד מקשינן:

"זה הדבר" דראשי המטות

,

הכי נמי דלא יהא נוהג אלא בדור זה?

אמר ליה: ההוא יליף "זה זה", מהתם.

דהיינו משחוטי חוץ, וכשם ששחוטי חוץ נוהגים לדורות, הכא מי פרשת נדרים נוהגת לדורות.

ומקשה הגמרא: אם כן,

האי

["וכל בת יורשת נחלה: "]

נמי ליליף "זה זה" מהתם,

ונלמד מכאן אף לדורות?

ומתרצת הגמרא:

האי מאי, בשלמא התם

[בשחוטי חוץ ובנדרים]

איצטריך

למכתב "זה הדבר"

ל

צורך

גזרה שוה

אחרת, [המובאת להלן], לכן דרשינן נמי גזירה שוה לומר שנוהגים לדורות, אבל

הכא

[הסבת נחלה]

למאי איצטריך

למכתב "זה הדבר"?

ואם תאמר, שנאמר "זה הדבר" להך גזירה שוה גופא, לומר לך שדין זה נוהג לדורות,

אין לומר כך

! ד

אם רצה לומר שנוהג לדורות, אינו צריך גזירה שוה, אלא

לשתוק קרא מיניה, ו

ממילא

אנא ידענא דלדורות הוא.

ואם כן, ודאי מדאמרינן בהסבת נחלה "זה הדבר", אתא לאשמועינן שדין זה אינו נוהג לדורות.

חוזרת הגמרא לבאר,

מאי גזירה שוה?

איזו גזירה שוה נוספת למדנו בפרשת נדרים ובשחוטי חוץ?

דתניא

בברייתא:

"נאמר כאן

בפרשת נדרים

"זה הדבר", ונאמר להלן

, בשחוטי חוץ,

"זה הדבר

", מה להלן אהרן ובניו וכל ישראל, אף כאן אהרן ובניו וכל ישראל.

ומה כאן ראשי המטות, אף להלן ראשי המטות".

עד כאן הברייתא.

ומבארת הגמרא:

אמר מר, "מה להלן אהרן ובניו וכל ישראל אף כאן אהרן ובניו וכל ישראל", למאי הלכתא?

איזה צורך יש שיהיו אהרן ובניו וכל ישראל בהפרת נדרים?

אמר רב אחא בר יעקב: לומר, ש

אין צריך ב

הפרת נדרים

בית דין מומחין, אלא סגי

בשלשה הדיוטות.

ודרשינן מדכתיב "אהרן ובניו וכל ישראל", לומר לך ששקולין כל ישראל, ואפילו הדיוטות, להתיר נדרים כאהרן ובניו .

ומקשה הגמרא: ו

הא "ראשי המטות" כתיב ביה

בהפרת נדרים, ומשמע מומחין?

ומתרצת הגמרא:

כדאמר רב חסדא אמר רבי יוחנן

לקמן בשמעתין, שאם בא להתיר הנדר

ביחיד,

עליו להיות

מומחה.

כלומר, רב מובהק הבקי בגמרא.

הכא נמי

יש להעמיד,

ביחיד מומחה.

אבל בשלשה, סגי בהדיוטות.

הגמרא ממשיכה לבאר את המשך הברייתא:

"ומה כאן ראשי המטות, אף להלן ראשי המטות", למאי הלכתא?

לאיזה צורך בעינן "ראשי המטות" בשחוטי חוץ?

אמר רב ששת: לומר שיש שאלה בהקדש

כבנדרים.

ואם שחט הקדש בחוץ, ואחר כך הלך אצל חכם להתיר לו את ההקדש, ומצא לו החכם פתח של חרטה, ועקר את ההקדש מעיקרו, ועשאו כהקדש בטעות, איגלאי מילתא למפרע שלא היה הקדש מעולם, ופטור מכרת.

ולבית שמאי דאמרי אין שאלה

מועילה להתיר

בהקדש, דתנן, "בית שמאי אומרים: הקדש טעות הקדש,

וכל שכן כשלא הוקדש בטעות, אלא בא להשאל עליו.

ובית הלל אומרים: אינו הקדש", האי "זה וזה" מאי עבדי ליה?

כלומר, כיון שלשיטתם ליכא גזירה שוה כלל, ד"אין גזירה שווה למחצה", אם כן "זה הדבר" שנאמר בשחוטי חוץ, ובפרשת נדרים, לשם מה נכתבו?

ומתרצת הגמרא:

"זה הדבר" דשחוטי חוץ, מיבעי ליה על השוחט,

ללמדינו, שרק

הוא חייב

אם שחט בחוץ.

ואינו חייב

כרת

על המולק

עוף בחוץ.

"זה הדבר" דראשי המטות, מיבעי ליה ל

ומר, ד

חכם מתיר ואין בעל מתיר

. בעל מפר ואין חכם מפר

.

עוד מקשינן:

ולבית שמאי דלית להו גזרה שוה, הפרת נדרים בשלשה הדיוטות מנא להו?

ומתרצת הגמרא:

נפקא להו מדתניא

בברייתא: נאמר בתורה: (ויקרא כג, מד)

"וידבר משה את מועדי ה' אל בני ישראל".

Traduction française

On objecte encore :

« Ceci est la chose » des chefs des tribus ,

en serait-il également ainsi : [la règle] ne s’appliquerait-elle que dans cette génération ?

Il lui dit : Cette expression, il l’apprend par la gzera chava de “ceci” et “ceci”, de là-bas.

C’est-à-dire des sacrifices abattus à l’extérieur ; et de même que les sacrifices abattus à l’extérieur s’appliquent aux générations, ici aussi la section des vœux s’applique aux générations.

Et la Guemara objecte : si tel est le cas,

celle-ci [« Toute fille héritant d’un patrimoine » :]

qu’elle apprenne également par la gzera chava de “ceci” et “ceci”, de là-bas,

et que l’on apprenne d’ici qu’elle s’applique aussi aux générations ?

Et la Guemara répond :

Quant à celle-ci,

[dans les sacrifices abattus à l’extérieur et dans les vœux,]

il était nécessaire

d’écrire « Ceci est la chose »

pour

le besoin d’une

gzera chava

autre, [rapportée ci-dessous] ; c’est pourquoi nous interprétons également la gzera chava comme enseignant qu’ils s’appliquent aux générations. Mais

ici,

[dans le transfert d’un patrimoine,]

pourquoi était-il nécessaire

d’écrire « Ceci est la chose » ?

Et si tu dis que « Ceci est la chose » a été écrit précisément pour cette gzera chava, afin de t’enseigner que cette règle s’applique aux générations,

on ne peut pas le dire ainsi

car

s’il avait voulu dire qu’elle s’applique aux générations, la gzera chava n’aurait pas été nécessaire ; il aurait suffi

que le verset se taise à son sujet, et

de lui-même,

j’aurais su qu’il s’agit des générations.

Ainsi donc, certainement, puisque dans le transfert d’un patrimoine nous disons « Ceci est la chose », cela vient nous enseigner que cette règle ne s’applique pas aux générations.

La Guemara revient à expliquer :

Quelle gzera chava ?

Quelle autre gzera chava avons-nous apprise dans la section des vœux et dans celle des sacrifices abattus à l’extérieur ?

Car il a été enseigné

dans une baraïta :

« Il est dit ici

dans la section des vœux

“Ceci est la chose”, et il est dit là-bas,

dans les sacrifices abattus à l’extérieur,

“Ceci est la chose”,

de même que là-bas Aaron, ses fils et tout Israël, de même ici Aaron, ses fils et tout Israël.

Et de même qu’ici les chefs des tribus, de même là-bas les chefs des tribus. »

Jusqu’ici la baraïta.

Et la Guemara explique :

Le maître a dit : “De même que là-bas Aaron, ses fils et tout Israël, de même ici Aaron, ses fils et tout Israël” : à quelle fin halakhique ?

Quel besoin y a-t-il qu’Aaron, ses fils et tout Israël interviennent dans l’annulation des vœux ?

Rav A’ha bar Yaakov dit : Cela vient enseigner qu’

il n’est pas nécessaire, pour

l’annulation des vœux,

un tribunal de spécialistes ; trois

personnes ordinaires suffisent.

Et nous interprétons le fait qu’il est écrit « Aaron, ses fils et tout Israël » comme venant t’enseigner que tout Israël est équivalent, même les personnes ordinaires, pour permettre les vœux, comme Aaron et ses fils .

Et la Guemara objecte :

mais “les chefs des tribus” y est écrit,

dans l’annulation des vœux, ce qui implique des spécialistes ?

Et la Guemara répond :

comme l’a dit Rav ’Hisda au nom de Rabbi Yo’hanan

plus loin dans notre sougya : si quelqu’un vient faire permettre son vœu

par une seule personne,

celle-ci doit être

spécialiste.

C’est-à-dire un maître éminent, versé dans la Guemara.

Ici aussi,

il faut comprendre le texte comme parlant

d’un spécialiste unique.

Mais avec trois personnes, des personnes ordinaires suffisent.

La Guemara poursuit l’explication de la suite de la baraïta :

« Et de même qu’ici les chefs des tribus, de même là-bas les chefs des tribus » : à quelle fin halakhique ?

À quelle fin avons-nous besoin de « chefs des tribus » dans les sacrifices abattus à l’extérieur ?

Rav Chéchet dit : Cela vient enseigner qu’il existe une demande de permission concernant une offrande consacrée,

comme pour les vœux.

Si quelqu’un a abattu une offrande consacrée à l’extérieur, puis est allé trouver un Sage afin qu’il lui permette de revenir sur la consécration, et que le Sage lui a trouvé une ouverture de regret, a déraciné la consécration depuis son origine et l’a rendue semblable à une consécration faite par erreur, il s’avère rétroactivement que l’offrande n’a jamais été consacrée, et il est exempt de retranchement.

Et selon Beth Chammaï, qui disent qu’aucune demande de permission

ne peut servir à permettre

une offrande consacrée — car il a été enseigné : “Beth Chammaï disent : une consécration faite par erreur est une consécration,

et à plus forte raison lorsqu’elle n’a pas été consacrée par erreur, mais que l’on vient demander à revenir sur elle —

et Beth Hillel disent : ce n’est pas une consécration” — que font-ils de “ceci” et “ceci” ?

C’est-à-dire que, selon leur opinion, puisqu’il n’existe absolument aucune gzera chava, car « il n’y a pas de gzera chava partielle », alors, dans quel but « Ceci est la chose », qui est dit à propos des sacrifices abattus à l’extérieur et dans la section des vœux, a-t-il été écrit ?

Et la Guemara répond :

« “Ceci est la chose”, à propos des sacrifices abattus à l’extérieur, est nécessaire au sujet de celui qui abat,

pour nous enseigner que seul

lui est passible

s’il abat à l’extérieur.

Et il n’est pas passible

de retranchement

pour celui qui pince

un oiseau à l’extérieur.

“Ceci est la chose”, à propos des chefs des tribus, est nécessaire pour

enseigner que

le Sage permet, mais que le mari ne permet pas

; le mari annule, mais le Sage n’annule pas .

On objecte encore :

et selon Beth Chammaï, qui n’admettent pas de gzera chava, d’où leur vient que l’annulation des vœux se fait avec trois personnes ordinaires ?

Et la Guemara répond :

ils le déduisent de ce qui a été enseigné

dans une baraïta : il est dit dans la Torah (Lévitique 23, 44)

« Moïse parla des fêtes de l’Éternel aux enfants d’Israël. »

Mots de ce daf dans le dictionnaire