Version texte de ce daf : original et traduction

Baba Batra 115b (קטו:) — le Talmud en français

Baba Batra 115b (בבא בתרא קטו:): . Comment cela ? C’est-à-dire : comment trouvons-nous « examine-le » même plus haut, dans un cas où sa descendance ne subsiste pas ? L’héritage se transmet…

Texte original — Baba Batra 115b (קטו:)

הא כיצד?

כלומר, כיצד מצינו "עיין עליו" אף למעלה במקרה שאין זרעו קיים?

נחלה ממשמשת והולכת עד ראובן

. שאם אין לו בן, בת, אב, אח, אחות, ולא בני בניהם עד עולם, ולא אבי האב, ולא אחי האב, או אחיות האב, ובני בניהם, מחזירים את הנחלה למעלה ולמטה על קרובי אבותיו, עד ראובן . ואין מעבירים את הנחלה למשפחת האם .

ודנה הגמרא:

לימא עד יעקב?

שאם מת ראובן וכל זרעו, חוזרים אצל יעקב, ומעבירים את הנחלה לשמעון ולוי ושאר השבטים ?

אמר אביי

: אם כן, נמצא שכלה שבט אחד מישראל. ו

גמירי

[מקובלנו],

דלא כלה שבטא

.

וראיה לדבר במלאכי (פרק ג פס' ו) "כי אני ה' לא שניתי ואתם בני יעקב לא כליתם".

אמר רב הונא אמר רב: כל האומר תירש בת, עם בת הבן

, מקל וחומר, כדלקמן,

אפילו

היה

נשיא שבישראל אין שומעין לו

. ויורשת בת הבן לבדה, כאביה, שהיה יורש לבדו בלא אחותו.

שאינן אלא מעשה צדוקין

. כמובא להלן.

דתניא, בארבעה ועשרים בטבת

תבנא לדיננא.

[שבנו למשפטנו הראשון], שהודו לנו הצדוקים.

שהיו צדוקין אומרין, תירש הבת עם בת הבן

.

נטפל להן רבן יוחנן בן זכאי, אמר להם

: שוטים! מנין זה לכם?

ולא היה אדם שהחזירו דבר, חוץ מזקן אחד שהיה מפטפט כנגדו ואומר, קל וחומר:

ומה בת בנו הבאה מכח בנו, תירשנו בתו הבאה מכחו לא כל שכן?!

קרא עליו

רבי יוחנן

את המקרא הזה

: (בראשית לו, כ)

"אלה בני שעיר החורי יושבי הארץ לוטן ושובל וצבעון וענה",

ו

מאידך

כתיב

(שם כד),

"אלה בני צבעון, ואיה וענה".

אלמא, ענה היה בנו של צבעון . ולעיל נזכר כאחיו?

אלא מלמד שבא צבעון על אמו, והוליד ענה.

והיה בנו ואחיו.

נמצא שענה לא היה בנו של שעיר החרי, אלא נכדו. ובכל זאת ירש את שעיר . כדכתיב, "בני שעיר החורי יושבי הארץ", ומכאן למדנו, שבני בנים הרי הם כבנים לענין ירושה.

ודנה הגמרא:

דלמא תרי "ענה" הוו?

אמר רבה, אמינא מלתא דלא אמרה שבור מלכא, ומנו שמואל.

[או?מ?ר דבר שלא אמרו שמואל, שהלכה כמותו כמלך פרס (שבור מלכא)].

איכא דאמרי, אמר רב פפא אמינא מלתא דלא אמרה שבור מלכא, ומנו רבה

:

אמר קרא "הוא ענה",

משמע,

הוא ענה דמעיקרא.

ולא היו שני אנשים ששמם "ענה".

אמר ליה

אותו צדוקי לרבי יוחנן:

רבי, בכך אתה פוטרני?!

הלא אף אנו מודים שבן הבן יורש את זקינו.

ולא באנו לומר אלא שבת הבן לא תהא עדיפא על הבת .

Traduction française

. Comment cela ?

C’est-à-dire : comment trouvons-nous « examine-le » même plus haut, dans un cas où sa descendance ne subsiste pas ?

L’héritage se transmet progressivement et remonte jusqu’à Réouven .

Si donc il n’a ni fils, ni fille, ni père, ni frère, ni sœur, ni les descendants de ceux-ci à perpétuité, ni le père de son père, ni les frères de son père, ni les sœurs de son père, ni les descendants de ceux-ci, on fait remonter et redescendre l’héritage parmi les proches de ses ancêtres, jusqu’à Réouven . Et l’on ne transfère pas l’héritage à la famille de la mère .

La Guemara examine :

Disons : jusqu’à Yaakov ?

Si Réouven et toute sa descendance meurent, l’héritage revient à Yaakov, et l’on transfère l’héritage à Chim’on, Lévi et aux autres tribus ?

Abayé dit :

Dans ce cas, il se trouverait qu’une tribu d’Israël aurait disparu. Et

nous avons reçu par tradition

que

la tribu ne disparaît pas .

Et une preuve à cela se trouve dans Malachie (chapitre 3, verset 6) : « Car Moi, l’Éternel, Je n’ai pas changé, et vous, fils de Yaakov, vous n’avez pas disparu. »

Rav Houna a dit au nom de Rav : quiconque dit : “Une fille héritera avec la fille du fils” ,

par kal va’homer, comme il sera expliqué plus loin,

même si

c’était

un prince d’Israël, on ne l’écoute pas .

Et la fille du fils hérite seule, comme son père, qui héritait seul, sans sa sœur.

Car ce ne sont rien d’autre que des pratiques des Sadducéens .

Comme cela est rapporté plus loin.

Comme il a été enseigné dans une baraïta : le vingt-quatre du mois de Tévet

nous sommes revenus à notre jugement.

[Nous sommes revenus à notre premier jugement], car les Sadducéens nous donnèrent raison.

Les Sadducéens disaient qu’une fille hériterait avec la fille du fils .

Rabban Yo’hanan ben Zakkaï s’en prit à eux et leur dit :

Imbéciles ! D’où tenez-vous cela ?

Et il ne se trouva personne qui pût lui répondre, excepté un vieillard qui discutait avec lui et disait, par kal va’homer :

Si la fille de son fils, qui vient par le pouvoir de son fils, l’hérite, sa fille, qui vient par son propre pouvoir, ne l’héritera-t-elle pas à plus forte raison ?!

Rabbi Yo’hanan lui cita

Rabbi Yo’hanan

ce verset : (

Genèse 36, 20)

« Voici les fils de Séïr le Horite, habitants du pays : Lotan, Choval, Tsivon et ‘Ana »,

et

d’un autre côté

il est écrit (

là-bas, verset 24) :

« Voici les fils de Tsivon : Aya et ‘Ana. »

Il en ressort que ‘Ana était le fils de Tsivon . Et plus haut, il est mentionné comme son frère ?

Mais cela enseigne que Tsivon eut des relations avec sa mère, et engendra ‘Ana.

Il était donc à la fois son fils et son frère.

Il s’avère que ‘Ana n’était pas le fils de Séïr le Horite, mais son petit-fils. Pourtant, il hérita de Séïr . Comme il est écrit : « les fils de Séïr le Horite, habitants du pays » ; de là, nous apprenons que les petits-fils sont considérés comme des fils en matière d’héritage.

La Guemara examine :

Peut-être y avait-il deux “’Ana” ?

Rabba dit : je vais dire une parole que Chavor, le roi, n’a pas dite, et qui est Samuel.

[Je dis une chose que Samuel n’a pas dite, lui dont la loi suit l’opinion, comme un roi de Perse (Chavor, le roi)].

Certains disent : Rav Papa a dit : je vais dire une parole que Chavor, le roi, n’a pas dite, et qui est Rabba :

Le verset dit : “C’est lui, ‘Ana”,

ce qui signifie

qu’il s’agit du ‘Ana d’auparavant.

Il n’y avait donc pas deux hommes portant le nom de « ‘Ana ».

Il lui dit

ce même Sadducéen à Rabbi Yo’hanan :

Maître, par cela me libères-tu ?!

Nous aussi, nous reconnaissons que le fils du fils hérite de son grand-père.

Nous ne sommes venus dire que ceci : la fille du fils ne sera pas avantagée par rapport à la fille .

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