Version texte de ce daf : original et traduction
Baba Batra 114b (קיד:) — le Talmud en français
Baba Batra 114b (בבא בתרא קיד:): Mais que veux-tu dire, «qu'ils ont désavoué» d'un sujet à l'autre, [ils passent d'un sujet à l'autre] afin qu'il ne puisse pas revenir sur sa décision. Si donc, ici…
Texte original — Baba Batra 114b (קיד:)
אלא מאי אית לך למימר, דיסליקו
מענינא לענינא,
[יעברו מענין לענין] כדי שלא יוכל לחזור בו.
אם כן,
הכא נמי
אפשר לתרץ דברי רבה,
ד
איירי במקרה ש
קמו, והדר יתיבו.
ואז אינו יכול לחזור בו.
והלכתא כוותיה דרב יוסף
בשלשת המקרים דלהלן: א.
בשדה
[המחלוקת הנזכרת לעיל (יב ב) גבי אחים שחלקו קרקעות אביהם, ואחד מהם רוצה שדה מסויימת הסמוכה לשדהו. ודעת רב יוסף, שאינו יכול לתבוע דוקא שדה זו],
ב
. ענין
[היינו נידון דידן,, "כל זמן שעסוקים באותו ענין"],
ג.
ומחצה
[לקמן (קמג א) גבי מי שאמר לאשתו, "נכסי לך ולבנך", אמר רב יוסף, קנתה מחצית מהנכסים] .
שנינו במשנה:
"האשה את בנה
והאשה את בעלה ואחי האם מנחילין ולא נוחלין".
וכו'
:
ודנה הגמרא:
הא תו למה לי?
הא תנא ליה רישא, "האיש את אמו, והאיש את אשתו,
נוחלין ולא מנחילין", וממילא שמעינן איפכא, שהאישה אינה נוחלת את בעלה ובנה? ומתרצת הגמרא:
הא קא משמע לן ד"אשה את בנה" דומיא ד"אשה את בעלה", מה "אשה את בעלה", אין הבעל יורש את אשתו בקבר,
כלומר, אינה מנחלת לו נכסים הראוים לה לאחר מיתתה, [ואינה יורשת אותם בקבר על מנת להנחילם לבעלה], ויורש רק נכסים המוחזקים בידה, בשעת מיתה .
אף אשה את בנה, אין הבן יורש את אמו בקבר
, כגון אם מת הוא ואחר כך מתה אמו, אינו יורש את נכסי אמו כדי
להנחיל
ם
לאחין
שלו
מן האב,
אלא קרובי משפחתה מצד אביה יורשים אותה. . אחר ששנינו במשנה שאין האשה יורשת את בנה, הובאו להלן דעות שונות בהלכה זו:
אמר רבי יוחנן משום רבי יהודה בן רבי שמעון
דבר תורה
[מן הפסוק אפשר ללמוד], ש
האב יורש את בנו,
וביתו, כדדרשינן לעיל (קט א ושם).
ו
כמו כן,
אשה יורשת את בנה.
במקום שאין אביו קיים .
שנאמר, "
וכל בת יורשת נחלה מ
מטות
בני ישראל
",
והעמדנו לעיל (קיא א), בבת היורשת שני מטות. דהיינו, מטה אביה ואמה?.
ודרשינן:
מקיש מטה האם למטה האב, מה מטה האב, אב יורש את בנו, אף מטה האם, אשה יורשת את בנה.
Traduction française
Mais que veux-tu dire, «qu'ils ont désavoué»
d'un sujet à l'autre,
[ils passent d'un sujet à l'autre] afin qu'il ne puisse pas revenir sur sa décision.
Si donc,
ici aussi
il est possible d'expliquer les paroles de Rava,
que
il s'agit du cas où
ils se lèvent, puis se rassoient.
et alors il ne peut revenir sur sa parole.
Et la halakha est conforme à l'opinion de Rav Yosef
dans les trois cas ci-dessous : a.
dans le champ
, la dispute mentionnée plus haut (ibid.) au sujet de frères qui partagèrent les terres de leur père, et l'un d'eux veut un champ déterminé adjacent au sien. Et l'avis de Rav Yosef est qu'il ne peut réclamer précisément ce champ,
b.
. l'affaire
, c'est-à-dire notre cas : «tant qu'on est occupé de la même affaire»,
.
et moitié
plus bas (153a) au sujet de celui qui dit à sa femme «mes biens pour toi et ton fils», Rav Yosef dit qu'elle a acquis la moitié des biens.
Nous avons appris dans la Mishna :
"La femme [avec] son fils
et «la femme [avec] son mari et les frères de la mère manachilin et ne nochlin».
etc.
Et la Gemara débat :
Mais alors, qu'est-ce que cela me fait ?
La Mishna enseigna d'abord : "L'homme [avec] sa mère, et l'homme [avec] sa femme,
héritent et ne transmettent pas", et dès lors on entend en sens inverse que la femme ne hérite pas de son mari et de son fils ? Et la Gemara résout :
Cela nous enseigne que "la femme [à] son fils" est semblable à "la femme [à] son mari", car dans "la femme [à] son mari", le mari n'hérite pas de sa femme dans le caveau,
c'est‑à‑dire, elle ne lui transmet pas des biens qui lui sont dus après son décès, [et il ne les hérite pas par le caveau afin de les transmettre à son mari], et il n'hérite que des biens qui étaient en sa possession au moment de sa mort.
Même "la femme [à] son fils", le fils n'hérite pas de sa mère dans le caveau ;
par exemple, si il meurt puis sa mère meurt, il n'hérite pas des biens de sa mère afin
de transmettre
les
à ses frères
de lui
du père,
mais ce sont les parents de sa famille du côté de son père qui l'héritent. . Après que nous avons appris dans la Mishna que la femme n'hérite pas de son fils, sont présentées ci‑dessous différentes opinions sur cette halakha :
Rabbi Yochanan a dit au nom de Rabbi Yehuda ben Rabbi Shimon
une leçon de la Torah
[du verset on peut apprendre], que
le père hérite de son fils,
et sa maison, comme nous l'avons dérashé ci‑dessus (voir là).
Et
de même,
la femme hérite de son fils.
Dans le cas où son père n'est pas existant.
Comme il est dit, "
et «toute fille hérite d'une parcelle de»
tribus
des fils d'Israël",
et nous établîmes plus haut (101a) que la fille qui hérite possède deux tribus, c'est‑à‑dire la tribu de son père et celle de sa mère.
Et nous en déduisons :
En rapprochant la tribu de la mère à la tribu du père : tout comme, pour la tribu du père, le père hérite de son fils, ainsi pour la tribu de la mère, la femme hérite de son fils.