Version texte de ce daf : original et traduction

Baba Batra 108a (קח.) — le Talmud en français

Baba Batra 108a (בבא בתרא קח.): Et nous nous sommes interrogés à ce sujet : qu’il fasse seulement un fossé, et qu’il ne fasse pas un fossé-fils ? Et la Guemara répond : s’il ne faisait qu’un fossé…

Texte original — Baba Batra 108a (קח.)

ו

הוינן בה:

לעביד

רק

חריץ, ולא לעביד בן חריץ?

ומתרצת הגמרא: אילו היה עושה רק חריץ,

איידי דרווח, קיימא בגויה וקפצה

[כיון שרחב החריץ שישה טפחים, נכנסת החיה לתוכו, וחוזרת מעט לאחוריה, וקופצת ממנו לתוך השדה].

ו

אם תאמר, אם כן,

לעביד

רק

בן חריץ, ולא לעביד חריץ?

איידי דקטין, קיימא אשפתיה

[כיון שבן החריץ הוא קטן, הרי החיה עומדת על שפתו],

וקפצה.

ומסיימת הברייתא:

וכמה

יהיה הרווח

בין חריץ לבן חריץ?

-

טפח.

הדרן עלך פרק בית כור

--- title: "חברותא - בבא בתרא — פרק שמיני - יש נוחלין" source: "https://www.toratemetfreeware.com/online/f02359.html#HtmpReportNum0007L5" chapteranchor: "HtmpReportNum0007L5" --- פרק שמיני - יש נוחלין

Оригинал главы פרק שמיני - יש נוחלין

פרק זה והפרק שאחריו, עוסקים בהלכות ירושה.

נידוני הירושה בפרקנו יתחלקו לשבעה חלקים:

א

. לבאר את סוגי הקורבות, איזה מהן ראויות לירש ולהוריש, ואיזה רק לירש או להוריש, ואיזה שאינן ראויות לכלום, או רק לחלק מדיני הנחלות.

ב

. לבאר סדר הקורבות, איזה מהן קודמת לחברתה.

ג

. לבאר דיני בכור. באלו נכסים נוטל כדינו.

ד

. לבאר באלו מקרים המוריש יכול להפקיע את דיני הירושה מהיורשים.

ה

. לבאר כיצד יש להתיחס לצוואת המוריש.

ו

. לבאר הדין במי שהשליט את יורשיו על נכסיו בחייו.

ז

. מי שהניח בנים ובנות קטנים, באיזה מקרה יש יתרון בנכסיו לאלו על אלו.

דיני

ירושה נלמדים מהפסוקים (במדבר כז ח), " ...

איש כי ימות ובן אין לו

,

והעברתם את נחלתו לבתו

:

ואם אין לו בת

,

ונתתם את נחלתו לאחיו

:

ואם אין לו אחים

,

ונתתם את נחלתו לאחי אביו

:

ואם אין אחים לאביו

,

ונתתם את נחלתו לשארו הקרוב אליו ממשפחתו וירש אותה

... ".

ומכאן למדנו את סדר הנחלות: בן תחילה. ואם אין לו בנים, בנותיו יורשות. ובלא בנות, אבי המת יורש. ואם אין לו אב, אחי המת יורשים. ואם אין לו אחים, אחי אביו יורשים. כמו שיבואר בגמרא.

ובגדר דין ירושה, עיין ב

ספר החינוך

(מצוה ת), " ... אבל הודיענו, שזכות היורש קשור בנכסי מורישו. ובהסתלק כח המוריש מן הנכסים במותו מיד נופל עליהם זכות היורש, כענין השתלשלות היצירות שרצה היוצר בורך הוא זה אחר זה מבלי הפסק.

ורבותינו זכרונם לברכה יקראו לזכות החזק שיש ליורש בנכסי מורישו בלשון "משמוש", כלשון אמרם בהרבה מקומות, נחלה ממשמשת והולכת, כלומר, שזכות היורש במוריש כאילו הגופים דבוקים זה בזה, שכל היוצא מן האחד נופל על השני ... " עכ"ל.

משנתנו תמנה ארבעה סוגי קרובים, הנלמדים מפסוקים אלו, שדיניהם חלוקים לענין ירושה.

משנתנו מונה ארבעה סוגי קרובים, שדיניהם חלוקים לענין ירושה:

מתניתין:

יש

קרובים ה

נוחלין

[יורשים] את קרוביהם במותם,

ו

גם

מנחילין

[מורישים] להם את נכסיהם.

ויש

קרובים ש

נוחלין

את קרוביהם,

ו

אם ימותו הם,

לא מנחילין

לאותם קרובים.

ויש קרובים ה

מנחילין

לקרוביהם את נכסיהם במותם,

ולא נוחלין

את אותם קרובים כשימותו הם.

ויש, ש

לא נוחלין

את קרוביהם,

ולא מנחילין

אותם.

מבארת המשנה:

ואלו נוחלין ומנחילין: האב

יורש

את הבנים,

אם מתו ולא השאירו אחריהם זרע .

ו

כן

הבנים

יורשים

את האב

במותו .

והאחין מן האב

,

נוחלין ומנחילין

זה לזה, אם מת אחד מהם ולא השאיר אחריו בן, בת, או אב, אחיו מאביו יורשים אותו .

אלו נוחלין ולא מנחילין:

האיש

יורש

את אמו

, אבל אינו מוריש לה את נכסיו במותו, ומשפחת האב יורשת אותם.

ו

כן

האיש

יורש

את אשתו

במותה , ואינו מוריש לה את נכסיו במותו, אלא לבניו, ומשפחת אביו.

ו

כן

בני אחיות, נוחלין

את אחות אמם, אם מתה בלא בן, בת, אב, או אח.

ולא מנחילין

לה את נכסיהם.

אלו מנחילין ולא נוחלין:

האשה

מנחילה

את

נכסיה ל

בניה,

ואינה נוחלתם.

ו

כן

האשה

מנחילה

את

נכסיה ל

בעלה,

ואינה נוחלתו.

ו

כן

אחי האם, מנחילין ולא נוחלין.

כדלעיל.

והאחין מן האם

אך לא מן האב,

לא נוחלין ולא מנחילין

. זה את זה. אלא משפחת אביהם יורשת אותם .

גמרא:

שנינו במשנה: "ואלו נוחלין ומנחילין, האב את הבנים והבנים את האב".

ומקשה הגמרא:

מאי שנא דקתני "האב את הבנים ברישא", ליתני "הבנים את האב" ברישא?

ומשתי סיבות היה לו לשנות כך,

חדא, דאתחולי בפורענותא לא מתחלינן.

כלומר, כשהאב יורש את בניו, נמצא, שמתו בניו בחייו. וקללה היא לו.

והיה לו לתנא דמתניתין לפתוח, "הבן נוחל את האב", שזו ברכה שימות האב ויקבר על ידי בניו.

Traduction française

Et

nous nous sommes interrogés à ce sujet :

qu’il fasse

seulement

un fossé, et qu’il ne fasse pas un fossé-fils ?

Et la Guemara répond : s’il ne faisait qu’un fossé,

puisqu’il est large, elle s’y tient et saute [ puisque la largeur du fossé est de six tefa’him, l’animal y entre, revient quelque peu en arrière et saute de celui-ci dans le champ ].

Et

si tu dis : dans ce cas,

qu’il fasse

seulement

un fossé-fils, et qu’il ne fasse pas un fossé ?

puisqu’il est étroit, elle se tient sur son bord [ puisque le fossé-fils est petit, l’animal se tient sur son bord ],

et saute.

Et la baraïta conclut :

et de combien

sera l’espace

entre un fossé et un fossé-fils ? —

Un tefa’h.

Nous reviendrons sur toi, chapitre de la maison d’un kor.

Les sujets de l’héritage dans notre chapitre se diviseront en sept parties :

A.

expliquer les types de proches, lesquels d’entre eux sont dignes d’hériter et de transmettre, lesquels seulement d’hériter ou seulement de transmettre, et lesquels ne sont dignes de rien, ou seulement d’une partie des lois des possessions.

B.

exposer l’ordre des proches, lequel d’entre eux prime son compagnon.

C.

expliquer les lois du premier-né ; dans quels biens il prend selon son droit.

D.

expliquer dans quels cas le testateur peut ôter aux héritiers les lois de l’héritage.

E.

expliquer comment il faut se rapporter au testament du testateur.

F.

expliquer la loi pour celui qui, de son vivant, a institué ses héritiers sur ses biens.

G.

celui qui laissa des fils et des filles mineurs : dans quel cas il y a préférence d’un groupe sur l’autre dans ses biens.

Les lois

de l’héritage s’apprennent des versets (Nombres 27, 8), " ...

si un homme meurt et qu’il n’ait point de fils",

"et vous transférerez son héritage à sa fille" :

"et si n’a point de fille",

"et vous donnerez son héritage à ses frères" :

"et s’il n’a point de frères",

"et vous donnerez son héritage aux proches de sa famille, et qu’il le recueille" ... ".

Et de là nous avons appris l’ordre des héritiers : le fils d’abord ; et s’il n’a pas de fils, ses filles héritent ; et s’il n’y a pas de filles, le père du défunt hérite ; et s’il n’a pas de père, les frères du défunt héritent ; et s’il n’a pas de frères, les frères de son père héritent, comme cela sera expliqué dans la Gemara.

Et pour la définition de la loi de l’héritage, voir

Sefer HaChinuch (mitsva 309), " ... mais il nous a informés que le droit de l’héritier est attaché aux biens de son testateur. Et dès que la puissance du testateur se retire des biens par sa mort, immédiatement le droit de l’héritier tombe sur eux, comme la chaîne des créations que le Créateur béni voulait, l’une après l’autre sans interruption.

Et nos maîtres, que leur mémoire soit bénie, appellent le droit de possession que l’héritier a sur les biens de son testateur par le mot «utilisation», comme ils l’ont dit en beaucoup d’endroits : un héritage qui s’utilise et se transmet, c’est-à-dire que le droit de l’héritier sur le testateur est comme si les corps étaient collés l’un à l’autre, si bien que ce qui sort de l’un tombe sur l’autre ... " fin de citation.

De notre enseignement découlent quatre types de proches, appris de ces versets, dont les lois diffèrent pour l’héritage.

Notre enseignement énumère quatre types de proches, dont les lois diffèrent pour l’héritage :

Mishna :

Il y a

des proches qui

héritent [nuchlin] de leurs parents à leur mort,

et

aussi

transmettent [manachilin] leurs biens à eux.

Et il y a

des proches qui

héritent

de leurs parents,

et

si eux meurent,

ils ne transmettent pas

à ces mêmes proches.

Et il y a des proches qui

transmettent

leurs biens à leurs parents à leur mort,

et ne héritent pas

de ces mêmes parents lorsqu’ils meurent.

Et il y a, que

n’héritent pas

de leurs parents,

et ne transmettent pas

non plus.

La Mishna explique :

Et ceux qui héritent et transmettent : le père

hérite

des fils,

s’ils sont morts et n’ont laissé aucun descendant.

Et

ainsi

les fils

héritent

du père à sa mort.

Et les frères du père ,

héritent et transmettent

l’un à l’autre, si l’un d’eux meurt et n’a pas laissé un fils, une fille, ni un père, les frères du père héritent de lui.

Ceux-ci héritent mais ne transmettent pas :

l’homme

hérite

de sa mère,

mais il ne lui lègue pas ses biens à sa mort, et la famille du père les hérite.

Et

ainsi

l’homme

hérite

de sa femme

à sa mort, et il ne lui lègue pas ses biens à sa mort, mais à ses fils, et à la famille de son père.

Et

ainsi

les fils de sœurs héritent

de la sœur de leur mère, si elle meurt sans fils, fille, père ni frère.

et ne lui transmettent pas

leurs biens.

Ceux-ci transmettent mais n’héritent pas :

la femme

transmet

ses

biens à

ses fils,

et elle ne les hérite pas.

Et

ainsi

la femme

transmet

ses

biens à

son mari,

et elle ne l’hérite pas.

Et

ainsi

les frères de la mère transmettent et n’héritent pas.

comme ci-dessus.

Et les frères de la mère

mais non ceux du père,

ne ni héritent ni transmettent .

l’un à l’autre. Mais la famille de leur père les hérite.

Gemara :

Nous avons appris dans la Mishna : "Et ceux qui héritent et transmettent, le père aux fils et les fils au père."

Et la Gemara pose une objection :

Quelle est la différence qu’il enseigna "le père aux fils" en tête, au lieu d’enseigner "les fils au père" en tête ?

Et pour deux raisons il aurait été possible de l’écrire ainsi :

L’une, qu’au commencement dans la peine on ne commence pas par la bénédiction.

C’est-à-dire, lorsque le père hérite de ses fils, cela signifie que ses fils sont morts de son vivant. Et c’est une malédiction pour lui.

Et le tannait pouvait, pour commencer la Mishna, ouvrir par "le fils hérite du père", ce qui serait une bénédiction que le père meure et soit enterré par ses fils.

Mots de ce daf dans le dictionnaire