Version texte de ce daf : original et traduction

Baba Batra 105b (קה:) — le Talmud en français

Baba Batra 105b (בבא בתרא קה:): : Mais, en définitive, « cela », et il ne le pense pas. Et Samuel pense comme les Rabbins et, en cas de doute, on suit celui qui en a la possession. Et Si tu dis : si…

Texte original — Baba Batra 105b (קה:)

ומתרצת הגמרא:

אלא, לעולם "זו" ולא סבירא ליה.

וסבר שמואל כרבנן, ומספק הולכים אחר המוחזק.

ו

אם תאמר, אם כן מדוע גבי האומר לחבירו, "כור בשלשים, סאה בסלע", פסק שמואל "ראשון ראשון קנה"? אלא יש לומר,

התם

[כלומר, גבי מרחץ ]

טעמא מאי?

מדוע פסקינן "יחלוקו"?

משום דתפיס. ו

כמו שנתבאר לעיל, מדובר ב"בא באמצע החודש".

הכא נמי,

גבי "כור בשלשים, סאה בסלע", אמרינן "ראשון ראשון קנה", ד

הא תפיס.

כיון שכל סאה וסאה שבאה לרשות הלוקח, הרי היא בחזקתו . ואין לנו כח להוציא מידו, ד"העמד דבר על חזקתו". ואין הטעם משום "תפוס לשון אחרון".

ולפי זה, אף אם יאמר לו להיפך, "סאה בסלע, כור בשלשים", יהא הדין "ראשון ראשון קנה".

אמר רב הונא, אמרי בי רב

: האומר לחבירו, "חפץ זה מכור לך ב

איסתרא,

[סלע מדינה, השוה 96 מעות],

מאה מעי"

ונתרצו. חייב לתת לו

מאה מעי.

וכן להפך, אם אמר

"מאה מעי, איסתרא",

חייב לו

איסתרא.

כבן ננס, ד"תפוס לשון אחרון".

ומקשה הגמרא:

מאי קא משמע לן, תפוס לשון אחרון?!

הא

כבר

אמרה רב חדא זימנא.

דאמר רב, אי הואי התם,

[כלומר, גבי המשכיר מרחץ לחבירו, בשנים עשר זהובים לשנה, דינר זהב לחודש, ונתעברה השנה],

הוה יהיבנא כוליה

[הייתי נותן את כל חודש העיבור]

למשכיר.

דהיינו, "תפוס לשון אחרון". ומה חידש לנו רב בדבריו?

ומתרצת הגמרא:

מהו דתימא

[שלא תאמר] דהתם כולו למשכיר, משום ד

פרושי קא מפרש,

דהיינו, ודאי כונתו ליטול דינר זהב בכל חודש, והיה ירא שמא תתעבר השנה, ופירש, "הך שנה שאמרתי לך "יב' דינר לשנה", לא בשנה מעוברת אמרתי, אלא בשנה פשוטה. שמגיע דינר לכל חודש".

ומכיון שיש אפשרות לפרש כך את דבריו, עדיף לפרשם כך ולא לומר שחזר בו מדבריו הראשונים .

אך לא משום "תפוס לשון אחרון".

קא משמע לן,

דסבר רב, "תפוס לשון אחרון". כבן ננס.

Traduction française

:

Mais, en définitive, « cela », et il ne le pense pas.

Et Samuel pense comme les Rabbins et, en cas de doute, on suit celui qui en a la possession.

Et

Si tu dis : si tel est le cas, pourquoi, concernant celui qui dit à son prochain : « Un kor pour trente, une séa pour un sélè », Samuel a-t-il statué : « Le premier premier a acquis » ?

c’est là — c’est-à-dire, concernant le bain —

pour quelle raison ?

pourquoi statuons-nous : « Ils partageront » ?

Parce qu’il le tient. Et

comme cela a été expliqué plus haut, il s’agit de « celui qui est venu au milieu du mois

». ici aussi,

concernant « un kor pour trente, une séa pour un sélè », nous disons : « Le premier premier a acquis », car

celui-ci le tient.

Puisque chaque séa qui vient dans le domaine de l’acheteur est sous sa présomption . Et nous n’avons pas le pouvoir de la lui retirer, car « maintiens la chose dans sa présomption ». Et la raison n’est pas : « retiens la dernière expression ».

Et selon cela, même s’il lui dit l’inverse : « Une séa pour un sélè, un kor pour trente », la règle sera : « Le premier premier a acquis

» Rav Houna a dit : ils ont dit à l’académie de Rav :

celui qui dit à son prochain : « Cet objet t’est vendu ]] pour

une istara, [

un sélè de monnaie du pays, qui vaut 96 maot ],

cent maï

et ils se sont mis d’accord, doit lui donner

cent maï.

Et inversement, s’il a dit

« Cent maï, une istara »,

il lui doit

une istara.

Comme Ben Nannès, car « retiens la dernière expression

» Et la Guemara objecte :

Que nous enseigne-t-il : « Retiens la dernière expression » ?

Mais cela

déjà

Rav l’a dit une fois.

Car Rav a dit : si j’avais été là, [

c’est-à-dire, concernant celui qui loue un bain à son prochain pour douze dinars d’or par an, un dinar d’or par mois, et l’année est devenue embolismique ],

j’aurais donné tout le mois supplémentaire [

j’aurais donné tout le mois supplémentaire ]

au bailleur.

C’est-à-dire : « Retiens la dernière expression ». Et qu’a donc Rav innové par ses paroles ?

Et la Guemara répond :

Ce que tu pourrais dire [

afin que tu ne dises pas ] que là, le tout revient au bailleur, parce qu’

il ne fait qu’expliciter,

c’est-à-dire que son intention est certainement de prendre un dinar d’or chaque mois, et qu’il craignait que l’année ne devienne embolismique ; il a donc explicité : « Cette année dont je t’ai dit : “douze dinars par an”, je ne l’ai pas dite d’une année embolismique, mais d’une année simple, de sorte qu’un dinar revient à chaque mois

» Et puisqu’il est possible d’interpréter ainsi ses paroles, il vaut mieux les interpréter ainsi plutôt que de dire qu’il est revenu sur ses premières paroles .

Mais non pas à cause de : « Retiens la dernière expression

» Il nous enseigne

que Rav pense : « Retiens la dernière expression », comme Ben Nannès.

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