Version texte de ce daf : original et traduction
Baba Batra 101a (קא.) — le Talmud en français
Baba Batra 101a (בבא בתרא קא.): Et leur largeur : six tefa'him, soit une coudée. Rabbi Chim‘on dit : on fait l’intérieur du caveau de six coudées de largeur, sur huit coudées de longueur. Et on y…
Texte original — Baba Batra 101a (קא.)
ורחבן, ששה
טפחים, שהם אמה.
רבי שמעון אומר: עושה תוכה של מערה שש אמות
רוחב,
על שמונה
אמות אורך.
ופותח לתוכה שלשה עשר כוך, ארבעה מכאן,
בכותל הארוך שלימין הפתח,
וארבעה מכאן,
בכותל הארוך שלשמאל הפתח. כי היות שיש שם שמונה אמות, אפשר לעשות ארבעה כוכין. אמה לכל כוך, ושלש אמות לרווחים שביניהם, וחצי אמה לשני קצות הכותל.
ושלשה
כוכין
מכנגדן.
בכותל האמצעי שמול הפתח, שאורכו שש אמות. שלש אמות לכוכין, ושתי אמות לרווחים שביניהם, וחצי אמה לכל קצה.
ואחד מימין הפתח, ואחד מן השמאל,
הרי שלשה עשר כוכין. ובגמרא יתבאר היכן עשו את שני הכוכין הללו.
ועושה חצר על פי המערה.
הקבלן או הלוקח מקום לעשות לו קבר, עושה חצר, מקום פנוי למעלה לפני המערה,
שש על שש
אמות,
כמלא המטה וקובריה,
כדי שיוכלו ליכנס שם נושאי המטה עם המטה.
ופותח לתוכה,
לתוך החצר,
שתי מערות
.
אחת מכאן,
זו האמורה,
ואחת מכאן,
עוד מערה נוספת ממולה, דהיינו שתי מערות לחצר, שבכל אחת שמונה כוכין. ונושאי המטה באים עם המטה משני הצדדים הפנויים של החצר, כדי שלא יצטרכו לדרוך על מערות קבורה.
רבי שמעון אומר
: פותח לתוך החצר
ארבע
מערות
לארבע רוחותיה
של החצר, ובכל מערה שלשה עשר כוכין.
רבן שמעון בן גמליאל אומר: הכל לפי הסלע.
שאם המערה חצובה בסלע קשה, אין צורך להשאיר אמה בין כוך לכוך, ואפשר לעשות אפילו יותר משלשה עשר כוכין למערה. ואם האדמה רכה, צריך להשאיר יותר מאמה בין כוך לכוך, ולא יעשה יותר מארבעה או חמשה כוכין למערה. והוא הדין לגבי מספר המערות שבחצר, לפי חוזק הקרקע ירבה או ימעט במספר המערות.
גמרא:
והוינן בה:
הני תרי,
אותם שני הכוכים שמימין לפתח ולשמאלו, לדברי רבי שמעון,
להיכא שדי להו?
היכן הוא עושה אותם?
אי לבראי,
אם בכותל הכניסה למערה, מימין ומשמאל הפתח ממש מתחת לחצר,
הא קמיתדשי,
הרי נושאי המטה המתעכבים בחצר עם המטה, ידרכו על הקברים שמתחתם.
ותו, הא תנן
במסכת אהלות:
חצר הקבר, העומד בתוכו טהור.
ואילו לדברי רבי שמעון, העומד בחצר הקבר הוא מאהיל על הקברים שמתחתיו, ואיך הוא טהור?
ומשנינן:
אמר רבי יוסי ברבי חנינא: דעביד להו כמין נגר.
שחוצב אותם אנכית, כמו בריח של דלת, היורד מלמעלה למטה, כך הוא עושה את שני הכוכים הללו כשהם זקופים משני צידי הפתח, בגובה ארבע אמות ורוחב אמה על אמה, והמתים "עומדים" בתוכם. וכיון שהכוכים צמודים לכותל המערה, אין האנשים שמלמעלה דורכין עליהם, כי הם אינם מתקרבים כל כך עד לפתח המערה.
ומקשינן: וכי אפשר לקבור את המת במצב של עמידה?
Traduction française
Et leur largeur : six
tefa'him, soit une coudée.
Rabbi Chim‘on dit : on fait l’intérieur du caveau de six coudées
de largeur,
sur huit
coudées de longueur.
Et on y ouvre treize niches funéraires, quatre de ce côté,
dans le mur long qui est à droite de l’entrée,
et quatre de ce côté,
dans le mur long qui est à gauche de l’entrée. Puisqu’il y a là huit coudées, il est possible de faire quatre niches funéraires : une coudée pour chaque niche, trois coudées pour les espaces entre elles, et une demi-coudée pour les deux extrémités du mur.
Et trois
niches funéraires
en face d’elles.
Dans le mur central qui fait face à l’entrée et dont la longueur est de six coudées : trois coudées pour les niches funéraires, deux coudées pour les espaces entre elles, et une demi-coudée pour chaque extrémité.
Et une à droite de l’entrée, et une à gauche,
ce qui fait treize niches funéraires. Dans la Guemara, il sera expliqué où ils ont fait ces deux niches funéraires.
Et on fait une cour devant le caveau.
L’entrepreneur ou celui qui achète un emplacement pour s’y faire une tombe fait une cour, un espace libre au-dessus, devant le caveau,
de six sur six
coudées,
de la contenance du lit et de ceux qui l’ensevelissent,
afin que les porteurs du lit puissent y entrer avec le lit.
Et il ouvre dans celle-ci,
dans la cour,
deux caveaux.
Un de ce côté,
celui qui vient d’être mentionné,
et un de ce côté,
un autre caveau en face de lui ; c’est-à-dire deux caveaux pour la cour, chacun comportant huit niches funéraires. Les porteurs du lit viennent avec le lit par les deux côtés libres de la cour, afin de ne pas avoir à marcher sur des caveaux funéraires.
Rabbi Chim‘on dit :
il ouvre sur la cour
quatre
caveaux
sur ses quatre côtés
de la cour, et dans chaque caveau treize niches funéraires.
Rabban Chim‘on ben Gamliël dit : tout dépend du rocher.
Si le caveau est creusé dans un rocher dur, il n’est pas nécessaire de laisser une coudée entre chaque niche funéraire et la suivante, et il est même possible de faire dans le caveau plus de treize niches funéraires. Et si le sol est meuble, il faut laisser plus d’une coudée entre chaque niche funéraire et la suivante, et l’on ne fera pas dans le caveau plus de quatre ou cinq niches funéraires. Il en va de même pour le nombre de caveaux dans la cour : selon la solidité du sol, on augmentera ou on diminuera le nombre des caveaux.
Guemara :
Nous nous interrogeons à ce sujet :
ces deux-là,
ces deux niches funéraires qui sont à droite de l’entrée et à sa gauche, selon les paroles de Rabbi Chim‘on,
où les place-t-il ?
Où les fait-il ?
Si c’est à l’extérieur,
s’il les fait dans le mur d’entrée du caveau, à droite et à gauche de l’entrée ממש, juste sous la cour,
voici qu’ils seraient foulés,
car les porteurs du lit qui s’attardent dans la cour avec le lit marcheraient sur les tombes qui se trouvent sous eux.
En outre, n’avons-nous pas appris
dans le traité Ohalot :
« La cour de la tombe : celui qui se tient à l’intérieur est pur. »
Or, selon les paroles de Rabbi Chim‘on, celui qui se tient dans la cour de la tombe fait tente au-dessus des tombes qui se trouvent sous lui ; comment peut-il être pur ?
Et nous répondons :
Rabbi Yossi, fils de Rabbi Hanina, dit : il les fait à la manière d’un verrou.
Il les creuse verticalement, comme le verrou d’une porte qui descend de haut en bas ; ainsi, il fait ces deux niches funéraires dressées de part et d’autre de l’entrée, d’une hauteur de quatre coudées et d’une largeur d’une coudée sur une coudée, et les morts « se tiennent » à l’intérieur. Et puisque les niches funéraires sont accolées au mur du caveau, les personnes qui se trouvent au-dessus ne marchent pas dessus, car elles ne s’approchent pas tellement de l’entrée du caveau.
Et nous objectons : est-il possible d’enterrer le mort en position debout ?