Version texte de ce daf : original et traduction

Avoda Zara 9b (ט:) — le Talmud en français

Avoda Zara 9b (עבודה זרה ט:): Le verset [Nombres 35 : « quarante-huit villes ». Et si le scribe se trompe, le scribe des actes de divorce et des documents, qui se trompe et ne connaît pas le compte…

Texte original — Avoda Zara 9b (ט:)

הפסוק [במדבר לה]:

"ארבעים ושמונה עיר".

ואי טעי ספרא,

סופר גיטין ושטרות הטועה, ואינו יודע מנין השנה שעומד בה,

נישייליה לתנא כמה קתני

ישאל את התנא איזה שנה היא לפי חשבונו לשנות החורבן,

וניבצר מינייהו

ויפחית מן החשבון

ארבעים

ושמונה, ומשכח ליה לחומריה

.

וסימניך,

כדי שלא יפחית התנא ושלא יוסיף הסופר, סימן זה יהיה בידך,

ספרא בצירא

הסופר מצמצם

תנא תוספאה

התנא מוסיף, כמבואר.

החשבון הבא הוא למי שיודע באיזה שנה הוא עומד אחרי חורבן הבית, אלא שרוצה לחשב מתי תהיה שנת השמיטה. שהרי קיימא לן ששביעית נוהגת בזמן הזה, אם מדאורייתא ואם מדרבנן.

חורבן בית המקדש השני היה במוצאי שנת השמיטה, דהיינו בשנה הראשונה למנין שבע שנות שמיטה. והשנה לפני החורבן, היתה שנת שמיטה.

ה"תנא" המונה לפי חורבן הבית - אינו מונה את שנת החורבן כשנה הראשונה למנין שנות החורבן, כי ברוב הזמן של שנה זו היה הבית בנוי, אלא מתחיל את מניינו מהשנה שלאחריה [הבית נחרב בשנת 3828 לבריאת העולם, ומנין התנא לחורבן הבית מתחיל משנת 3829 לבריאת העולם].

ונחלקו חכמים עם רבי יהודה במנין שנות שמיטה.

חכמים סוברים, שאחרי ארבעים ותשע שנים שבהן יש שבע שמיטות, באה שנת החמישים והיא שנת היובל, ובשנה הבאה מתחילים למנות שנה הראשונה לשמיטה הבאה.

אבל רבי יהודה סובר ששנת החמישים "עולה לכאן ולכאן", דהיינו, ששנת היובל היא השנה הראשונה למנין שמיטה הבאה.

ועתה, כשה"תנא" יודע את מספר השנים אחר חורבן הבית, יכול לחשב מתי תחול שנת השמיטה.

לדוגמא, אם עומד עתה בשנת שלוש מאות ועשרים אחרי חורבן הבית, מוסיף שנת אחת, את שנת החורבן, על חשבונו [וכמבואר, שהשנה ההיא היתה תחילת מנין חדש לשנות השמיטה], ויש בידו שלוש מאות ועשרים ואחת שנה.

בכל מאה שנה יש לדעת רבי יהודה 14 שמיטות, [14 כפול 7 = 98], ונשארות שנתיים עודפות.

ובשלוש מאות שנה, יש שש שנים עודפות.

הוסף את שש השנים הללו לעשרים ואחת, הרי עשרים ושבע -

חלק עשרים ושבע לשבע, ותקבל שלש ושארית שש.

אם כן יודע, כי שש שנים לפני שנה זו שעומד בה היתה שנת השמיטה, וכן יהיה בעוד שנה.

אמר רב הונא בריה דרב יהושע: האי מאן,

מי שיודע מנין שנותיו לפי מנין שנות החורבן, אך

דלא ידע כמה שני בשבוע הוא עומד,

באיזה שנה משנות השמיטה הוא עומד

,

יחשב כך:

ניטפי חד שתא,

יוסיף על חשבונו שנה אחת, והיא שנת החורבן, שאינה בחשבון שנותיו. והיא, שנת החורבן, שהיתה שנה ראשונה לחשבון שמיטה הבאה.

ונחשוב כללי ביובלי ופרטי בשבועי.

כלומר, בכל מאה שנים יש שני יובלות, וארבע עשרה שמיטות,

ונשקל ממאה תרי

, ומכל מאה שנים יוציא שתי שנים, כמבואר,

ונשדי

את כל השנים העודפות האלו [שתים למאה] יצרפם לחשבונו. דהיינו למנין שיש לו עודפות על ה"מאיות",

ונחשובינהו לפרטי,

ויחשיב השנים שיש לו העודפות, עם ה"שאריות" של ה"מאיות" -

וידע

אז ידע

כמה שני בשבועי,

באיזה שנה של שבע שנות השמיטה הוא עומד.

וסימניך

, סימן זה יהיה בידו, לשון הפסוק (בראשית מה):

"כי זה שנתים הרעב".

היינו, מכל מאה, יוציא עודף שנתיים.

אמר רבי חנינא: אחר ארבע מאות שנה לחורבן הבית, אם יאמר לך אדם: קח

קנה

שדה

שהיא

שוה אלף דינרים בדינר אחד!

-

לא תקח!

לפי ששנה זו היא קץ הגאולה, ותקבץ להר הקודש נחלת אבותיך ולמה תפסיד הדינר!

במתניתא

בברייתא

תנא

בנוסח אחר קצת:

אחר ארבעת אלפים ומאתים ושלושים ואחת שנה לבריאת העולם

5 , אם יאמר לך אדם: "קח לך שדה שוה אלף דינרים בדינר אחד"

\-

אל תיקח!

מאי בינייהו?

מה בין הברייתא למאמר של רבי חנינא?

איכא בינייהו תלת שנין

, שלש שנים יש ביניהם,

דמתניתא טפיא

הברייתא מוסיפה

תלת שני

שלש שנים.

אחרי שלמדנו שסופרי השטרות כותבין מניינם לחשבון מלכות יון, מספרת הגמרא עובדה, שממנה למדים, שאת הזמן בשטרות כותבים לפי שנת המלכות הכללית של מלכות יון, שהיתה מאוחרת בשש שנים אחרי תחילת מלכות יון וכיבושה את עילם של פרס.

ההוא שטרא, דהוה כתיב ביה

שהזמן [ה"תאריך"] שהיה כתוב בו,

Traduction française

Le verset [Nombres 35 :

« quarante-huit villes ».

Et si le scribe se trompe,

le scribe des actes de divorce et des documents, qui se trompe et ne connaît pas le compte de l’année dans laquelle il se trouve,

qu’il interroge le tanaï : combien comptes-tu ?

qu’il demande au tanaï quelle année c’est, selon son calcul des années depuis la destruction,

et qu’il en retranche

qu’il soustraie du compte

quarante

et huit, et il retrouvera son compte exact.

Et voici ton signe :

afin que le tanaï ne retranche pas et que le scribe n’ajoute pas, ce signe sera entre tes mains :

le scribe diminue,

le scribe restreint,

le tanaï ajoute,

le tanaï ajoute, comme cela est expliqué.

Le calcul qui suit concerne celui qui sait en quelle année il se trouve après la destruction du Temple, mais qui veut calculer quand aura lieu l’année de la Chemitah. Car nous tenons pour établi que la septième année s’applique à notre époque, que ce soit par la Torah ou par décret rabbinique.

La destruction du Second Temple eut lieu à la sortie de l’année de la septième année, c’est-à-dire durant la première année du compte des sept années de la Chemitah. Et l’année précédant la destruction était une année de Chemitah.

Le « tanaï » qui compte selon la destruction du Temple ne compte pas l’année de la destruction comme la première année du compte des années depuis la destruction, car durant la majeure partie de cette année le Temple était encore construit ; il commence plutôt son compte à partir de l’année suivante [le Temple fut détruit en l’an 3828 depuis la Création du monde, et le compte du tanaï depuis la destruction du Temple commence en l’an 3829 depuis la Création du monde].

Les Sages et Rabbi Yehouda furent en désaccord au sujet du compte des années de la Chemitah.

Les Sages estiment qu’après quarante-neuf années durant lesquelles il y a sept années de Chemitah, vient la cinquantième année, qui est l’année du Jubilé, et que l’année suivante on commence à compter la première année de la Chemitah suivante.

Mais Rabbi Yehouda estime que la cinquantième année « compte pour l’une et pour l’autre », c’est-à-dire que l’année du Jubilé est la première année du compte de la Chemitah suivante.

À présent, lorsque le « tanaï » connaît le nombre des années après la destruction du Temple, il peut calculer quand tombera l’année de la Chemitah.

Par exemple, s’il se trouve actuellement dans la trois cent vingtième année après la destruction du Temple, il ajoute une année, l’année de la destruction, à son compte [comme cela a été expliqué : cette année-là fut le début d’un nouveau compte des années de la Chemitah], et il a ainsi trois cent vingt et une années.

Selon Rabbi Yehouda, dans chaque centaine d’années il y a quatorze Chemitot [14 multiplié par 7 = 98], et il reste encore deux années excédentaires.

Et dans trois cents années, il y a six années excédentaires.

Ajoute ces six années aux vingt et une : cela fait vingt-sept —

divise vingt-sept par sept, et tu obtiendras trois, avec un reste de six.

Il sait donc que six années avant l’année dans laquelle il se trouve, c’était l’année de la Chemitah, et qu’il en sera de même dans une année.

Rav Houna, fils de Rav Yehochoua, dit : celui qui,

connaît le compte de ses années selon le compte des années depuis la destruction, mais

ne sait pas dans quelle année de la semaine il se trouve,

dans quelle année des années de la Chemitah il se trouve,

calculera ainsi :

qu’il ajoute une année,

qu’il ajoute à son compte une année, qui est l’année de la destruction et qui ne figure pas dans le compte de ses années. Et cette année, l’année de la destruction, fut la première année du compte de la Chemitah suivante.

Et comptons les centaines en Jubilés et les unités en semaines.

C’est-à-dire que dans chaque centaine d’années il y a deux Jubilés et quatorze Chemitot,

et retirons deux de chaque centaine,

et de chaque centaine d’années il retirera deux années, comme cela a été expliqué,

et ajoutons-les,

qu’il joigne toutes ces années excédentaires [deux par centaine] à son compte, c’est-à-dire au compte des excédents qu’il possède sur les « centaines »,

et comptons-les comme des unités,

et qu’il compte les années excédentaires qu’il possède avec les « restes » des « centaines » —

et il saura

alors il saura

combien d’années dans la semaine,

dans quelle année des sept années de la Chemitah il se trouve.

Et voici ton signe,

ce signe sera entre ses mains, selon le verset (Genèse 45) :

« car voici deux années de famine ».

C’est-à-dire que de chaque centaine il retirera un excédent de deux années.

Rabbi Hanina dit : quatre cents ans après la destruction du Temple, si un homme te dit : “Prends”

achète

un champ

qui est

valant mille dinars pour un seul dinar ! —

ne le prends pas !

car cette année est la fin de la délivrance, et tu monteras te rassembler sur la montagne sainte avec l’héritage de tes pères ; pourquoi perdrais-tu le dinar !

Dans la baraïta

dans la baraïta

un tanaï

dans une autre version quelque peu différente :

après quatre mille deux cent trente et une années depuis la Création du monde

5 , si un homme te dit : « Prends pour toi un champ valant mille dinars pour un seul dinar » -

ne le prends pas !

Quelle différence y a-t-il entre eux ?

Quelle différence y a-t-il entre la baraïta et la déclaration de Rabbi Hanina ?

Il y a entre eux trois années,

il y a trois années entre eux,

car la baraïta en ajoute

la baraïta ajoute

trois années

trois années.

Après avoir appris que les scribes des documents écrivaient leur compte selon le compte du royaume de Grèce, la Guemara rapporte un fait dont on apprend que la date inscrite dans les documents est écrite selon l’année générale du royaume de Grèce, laquelle était postérieure de six années au début du règne de la Grèce et à sa conquête de l’Élam de Perse.

Un certain document, dans lequel était écrit

que la date [le « millésime »] qui y était écrite,

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