Version texte de ce daf : original et traduction
Nidda 73a (עג.) — le Talmud en français
Nidda 73a (נדה עג.): Le texte dit dans la deuxième section traitant de la zava « elle devint niddah hors de son temps » ce qui signifie que le texte parle d'une femme qui voit trois jours après les…
Texte original — Nidda 73a (עג.)
תלמוד לומר
בפרשה השניה העוסקת בזבה "
בלא עת נדתה
" דמשמע שהכתוב מדבר באשה הרואה שלשה ימים אחרי ימי נדתה
סמוך לנדתה
, והיינו בימים שמיני תשיעי ועשירי אחרי תחילת ימי נדתה .
ואין לי אלא סמוך לנדתה
-
מופלג לנדתה
רחוק מסיום נדתה
יום אחד, מנין?
והיינו שראתה ביום ט' וביום י' וביום י"א אחר תחילת נדתה.
תלמוד לומר: "או כי תזוב על נדתה".
ואין לי אלא
מופלג
יום אחד, מנין לרבות מופלג שנים
137 , שלשה, ארבעה, חמשה, ששה, ושבעה, שמונה, תשעה, עשרה
.
מנין?
אמרת, מה מצינו ב
יום ה
רביעי
שלאחר שבעת ימי נדה -
שראוי לספירה
של ז' נקיים, כשראתה בשלשת הימים הסמוכים לימי הנדה,
וראוי לזיבה,
מריבוי הכתוב, "או כי תזוב" שאם ראתה מופלג יום א' מנדתה - והיינו יום שני ושלישי ורביעי שאחר ימי נדתה שנעשית בזה זבה גדולה.
אף אני אביא העשירי
-
שראוי לספירה
של ז' נקיים,
וראוי לזיבה.
ומנין לרבות אחד עשר
שאינו נספר ב"שבעת הימים הנקיים" כשרואה סמוך לנדתה -
תלמוד לומר: "בלא עת נדתה"
\- ואפילו מופלג הרבה מימי נדתה!
יכול שאני מרבה אף שנים עשר?
אמרת: לאו.
ומה ראית לרבות אחד עשר ולהוציא שנים עשר?
מרבה אני אחד עשר
-
שראוי לספירת
"
או כי תזוב
"
.
שהרי כשהתרבה היום הרביעי אחר ימי נדה לזיבה התרבה אז גם יום י"א לספירת ז' נקיים.
ומוציא אני י"ב
-
שאין ראוי לספירת
ז' נקיים של "
או כי תזוב
"
.
ואין לי
זבה הרואה דם
אלא שלשה ימים, שני ימים מנין
-
תלמוד לומר "ימי"
138 .
יום אחד מנין
-
תלמוד לומר "כל ימי". "טמאה"
-
מלמד שמטמאה את בועלה
, בראיית יום אחד בלבד,
כנדה.
"
היא
" -
היא מטמאה את בועלה, ואין הזב מטמא מה שהוא בועל.
ומסבירה הגמרא את הטעם שהוצרכנו למיעוט זה:
והלא דין
[קל וחומר]
הוא: ומה היא
, זבה, שאינה דומה לזב וטומאתה קלה,
שאינה מטמאה ב
שלש
ראיות כב
שלש
ימים
, והיינו, שצריכה לראות שלש ראיות בשלשה ימים חלוקים כדי להעשות לזבה גדולה,
מטמאה את בועלה
.
הוא
, הזב,
שמטמא ב
שלש
ראיות
אפילו ביום אחד,
כב
שלשה
ימים
-
אינו דין שמטמא מה שהוא בועל?
תלמוד לומר: "היא"
-
היא מטמאה את בועלה, ואין הזב מטמא מה שהוא בועל.
ומנין שהיא עושה משכב ומושב?
ת"ל "כמשכב נדתה".
ואין לי
שתעשה טומאת משכב ומושב
אלא
זבה הרואה
שלשה ימים.
זבה קטנה הרואה רק
שני ימים מנין
שתעשה טומאת משכב ומושב?
תלמוד לומר "ימי".
יום אחד מנין.
תלמוד לומר "כל ימי".
ומנין שסופרת אחד לאחד
ששומרת יום כנגד יום?
תלמוד לומר "יהיה לה".
הוסיף לה הכתוב "הויה נוספת" - דהיינו דין נפרד מזבה גדולה בשימור - שאינה משמרת שבעה ימים נקיים אלא שומרת יום כנגד יום.
יכול תספור שבעה לשנים?
ודין הוא: ומה הוא,
הזב שטומאתו קלה,
שאין סופר אחד לאחד
-
סופר שבעה לשנים
ראיות בשני ימים.
היא,
שטומאתה חמורה,
שסופרת אחד לאחד
-
אינו דין שתספור שבעה לשנים?
תלמוד לומר: "יהיה לה"
-
אינה סופרת אלא יומה.
ומסיימת הגמרא את קושייתה מלעיל שמוכח שאין הלימוד על אחד עשר הימים שבין נדה לנדה הלכה למשה מסיני אלא
אלמא, קראי נינהו!
מתרצת הגמרא:
לרבי עקיבא
-
קראי
לומדים הלכה זו ממשמעות הפסוקים.
לרבי אלעזר בן עזריה
-
הלכתא
הלכה למשה מסיני.
אמר ליה רב שמעיה לרבי אבא
: כיון שלשון הכתוב בטומאת זבה "ואשה כי יזוב דמה ימים רבים", אם כן
אימא,
אם ראתה
ביממא
-
תהוי זבה,
אך אם ראתה
בליליא
-
תהוי נדה!
אמר ליה: עלך אמר קרא "על נדתה"
-
סמוך לנדתה!
והוא ליל שמיני, שהרי כלים שבעת ימי הנדות בסוף היום השביעי.
סמוך לנדתה אימת הוי
-
בליליא, וקא קרי לה זבה.
תנא דבי אליהו: כל השונה הלכות בכל יום
-
מובטח לו שהוא בן העולם הבא.
שנאמר "הליכות עולם לו"
-
אל תקרי הליכות, אלא הלכות!
שהם משנה וברייתא והלכה למשה מסיני.
הדרן עלך פרק תינוקת וסליקא לה מסכת נדה
Traduction française
Le texte dit
dans la deuxième section traitant de la zava
« elle devint niddah hors de son temps »
ce qui signifie que le texte parle d'une femme qui voit trois jours après les jours de sa niddah
proche de sa niddah
et c'est‑à‑dire les jours huit, neuf et dix après le début des jours de sa niddah.
Et je n'ai que "proche de sa niddah"
séparé de sa niddah
éloigné de la fin de sa niddah
Un seul jour, d'où cela ?
et c'est lorsqu'elle a vu les jours 9, 10 et 11 après le début de sa niddah
Le texte dit : "ou si elle suinte au‑delà de sa niddah".
Et je n'ai que
séparé
Un seul jour — d'où inclure mopleg "deux" ?
trois, quatre, cinq, six, sept, huit, neuf, dix
D'où ?
Tu as dit, qu'avons‑nous trouvé dans
le jour
quatrième
après les sept jours de niddah
qui compte pour le décompte
des sept jours de pureté, lorsqu'elle a vu pendant les trois jours adjacents aux jours de la niddah
et il convient qu'elle soit zava,
d'après la multiplicité du texte « ou si elle suinte » : si elle a vu mopleg le premier jour de sa niddah — c'est‑à‑dire les jours deux, trois et quatre suivant les jours de sa niddah — elle devient alors une zava grande.
Moi aussi j'apporterai le dixième
qui compte pour le décompte
des sept jours de pureté
et il convient qu'elle soit zava.
Et d'où inclure le onzième ?
qui n'est pas compté parmi "les sept jours de pureté" lorsqu'elle voit proche de sa niddah
Le texte dit : "elle devint niddah hors de son temps"
même si elle dépasse largement les jours de sa niddah !
Est‑ce que je pourrais même étendre jusqu'à douze ?
Tu dis : non.
Et qu'as‑tu vu pour inclure le onzième et exclure le douzième ?
J'inclus le onzième
qui compte pour le décompte
« ou si elle suinte »
car lorsque le quatrième jour après les jours de niddah s'ajoute pour faire zava, alors aussi le onzième jour s'ajoute au calcul des sept jours de pureté
Et j'exclus le douzième
qui n'est pas digne de compter pour
les sept jours de pureté de
« ou si elle suinte »
Et je n'ai
une zava qui voit du sang
mais trois jours seulement ; d'où deux jours ?
Le texte dit "jours".
D'où un seul jour ?
Le texte dit "tous les jours". "Impure"
enseigne qu'elle rend impur celui qui couche avec elle
par la vue d'un seul jour seulement
comme une niddah.
"Elle"
"Elle rend impur celui qui couche avec elle, et le zav n'impose pas l'impureté à celui qui couche avec lui."
et la Guemara explique le motif qui rend nécessaire cette exception quantitative :
Et n'est‑ce pas que le raisonnement
[kal va'homer]
est : et qu'est‑ce que c'est,
la zava, qui n'est pas semblable au zav et dont l'impureté est plus légère,
qui n'impose pas l'impureté par
trois
preuves comme
trois
jours
c'est‑à‑dire qu'elle doit voir trois occurrences réparties sur trois jours distincts pour devenir une zava grande
qui rend impur celui qui couche avec elle.
Ceci,
le zav
qui rend impur par
trois
preuves
même en un seul jour
comme
trois
jours
n'est‑il pas la règle qu'il rende impur celui qui couche avec lui ?
Le texte dit : "Elle"
"Elle rend impur celui qui couche avec elle, et le zav n'impose pas l'impureté à celui qui couche avec lui."
Et d'où savons‑nous qu'elle fait mischav et moshav ?
Le texte enseigne : "comme le couchage d'une niddah".
Et je n'ai
que pour qu'elle provoque l'impureté de mischav et moshav
mais
une zava qui voit
trois jours.
une petite zava voit seulement
deux jours, d'où ?
pour qu'elle provoque l'impureté de mischav et moshav ?
Le texte dit "jours".
D'où un jour ?
Le texte dit "tous les jours".
Et d'où apprenons‑nous qu'elle compte un pour un ?
qui observe jour contre jour
Le texte dit "il y aura pour elle".
Le verset a ajouté pour elle "une existence supplémentaire" — c'est‑à‑dire une halakha distincte de la grande zava en matière de surveillance — qui ne garde pas sept jours de pureté mais observe jour contre jour.
Peut‑on compter sept pour deux ?
Et le principe est : et lequel est‑il,
le zav dont l'impureté est légère,
qu'on ne compte pas un pour un
qui compte sept pour deux
preuves en deux jours.
Elle,
dont l'impureté est sévère,
qui compte un pour un
n'est‑il pas la règle qu'elle compterait sept pour deux ?
Le texte dit : "il y aura pour elle"
elle ne compte que son jour.
et la Guemara conclut son objection ci‑dessous, montrant que l'enseignement sur les onze jours entre niddah et niddah n'est pas une halakha donnée à Moshe au Sinaï mais plutôt
Donc, lis‑les ensemble !
la Guemara apporte une solution :
Rabbi Akiva
'krai'
on apprend cette halakha du sens des versets.
Rabbi Elazar ben Azaria
la halakhta
la halakha — c'est‑à‑dire une halakha donnée à Moshe au Sinaï.
Rav Shemaya dit à Rabbi Abba :
vu que la tournure du texte concernant la tum'at de la zava est "et si une femme son sang suinte beaucoup de jours", alors
Je dirais,
si elle a vu
pendant le jour
elle sera zava,
mais si elle a vu
pendant la nuit
elle sera niddah!
Il lui dit : lis 'al niddetha'
'proche de sa niddah' !
et c'est la nuit du huitième, car on considère complets les sept jours de niddah à la fin du septième jour.
'Proche de sa niddah' — s'il s'agit de nuit
alors on l'appelle zava.
Tana Devei Eliyahu : quiconque révise des halakhot chaque jour
il lui est assuré qu'il est fils du Monde à venir.
comme il est dit "halichot olam lo"
Ne lis pas halichot, mais halakhot!
car il s'agit de Mishna, de baraïta et de la halakha donnée à Moshe au Sinaï.
Hadran alakh pour le chapitre Tinoket — et la masekhet Niddah s'en est allée.