Version texte de ce daf : original et traduction
Mé'ila 22a (כב.) — le Talmud en français
Mé'ila 22a (מעילה כב.): Rav Pappa dit : «Les sacs de lugin, il lui objecta,» Rish Lakish objecta à Rabbi Yochanan une contradiction entre notre Michna et la Michna de "lugin". ,c'est‑à‑dire qu'à…
Texte original — Mé'ila 22a (כב.)
רב פפא אמר: כיסין אלוגין רמא ליה,
ריש לקיש הקשה לרבי יוחנן סתירת משנתנו עם המשנה של "לוגין".
ריש לקיש סבר, שהטעם שרבי עקיבא מודה בסיפא, הוא משום שסובר "יש ברירה ", כלומר, שעל כל פרוטה שמוציא עד לאחרונה, יש לומר עתה הוברר הדבר שזו אינה של הקדש,
ומביא סתירת הברייתא של "לוגין".
דתניא,
הלוקח
חבית
יין
של מאה לוגין,
מבין הכותים
, בערב שבת בין השמשות, ואין לו פנאי להפריש תרומות ומעשרות עד כניסת השבת, ואין לו מה לשתות כי אם יין זה שהוא טבל ודאי, כיצד יעשה?
אומר: שני לוגין שאני עתיד להפריש
בצאת השבת,
הרי הן תרומה גדולה
, בתוך החבית.
עשרה
לוגין שאני עתיד להפריש,
הרי הן מעשר ראשון
.
תשעה
לוגין, הרי הן
מעשר שני! ומיחל
, ומחלל את המעשר שני על מעות שיש לו בבית, שכל מה שיוכל לתקן עתה, מתקן, ומעשר שני מתחלל באמירה [בלי מעשה].
ו
כאשר עשה כן,
שותה
, מותר לו לשתות אותו,
מיד
. אלו הם
דברי רבי מאיר
, הסובר "יש ברירה", ועל היין שהוא שותה בשבת יש לומר שאינו תרומה ומעשר ראשון. ומהנשאר יוציא תרומה ומעשר בצאת השבת, ו"הוברר הדבר למפרע" שהוא התרומה ומעשר, ומה ששתה בשבת "הוברר הדבר" שהיה מן החולין.
רבי יהודה ורבי יוסי ורבי שמעון אוסרים
לעשות כן, מפני שהם סוברים "אין ברירה".
ועתה מקשה ריש לקיש: אפילו לרבי מאיר הסובר "יש ברירה", היינו דוקא כשמפרש ברירתו ואומר "שאני עתיד להפריש", ואילו ב"סתם" שאינו מפרש, גם רבי מאיר מודה שלא שייך לומר "ברירה",
ואילו במשנתנו אמר רבי עקיבא שאפילו בסתם שלא פירש "פרוטה שאני עתיד להפריש", גם כן מותר להוציא כל פרוטה פרוטה עד לאחרונה מטעם "ברירה" ?
אמר ליה
רבי יוחנן:
סיפא
, מדובר,
באומר "לא יפטר כיס זה מן ההקדש
", ולכן, הוי כמפרש ברירתו. וכשם שלגבי לוגין אומר "שאני עתיד להפריש", ומועיל מטעם "יש ברירה", גם כאן מועיל מטעם ברירה.
פירוש אחר: משמעות לשון זו היא לפרוטה האחרונה בלבד, ואין כאן ענין לברירה. ואפילו אם רבי עקיבא יסבור "אין ברירה", מודה שרק הפרוטה האחרונה היא של הקדש .
הדרן עלך פרק השליח שעשה שליחותו וסליקא לה מסכת מעילה
Traduction française
Rav Pappa dit : «Les sacs de lugin, il lui objecta,»
Rish Lakish objecta à Rabbi Yochanan une contradiction entre notre Michna et la Michna de "lugin".
,c'est‑à‑dire qu'à propos de chaque peruta qu'il retire jusqu'à la dernière, on doit désormais dire «il s'est avéré que celle‑ci n'est pas du hekdesh»,
Il est enseigné dans une Baraïta :
le prenant
le tonneau
de vin
d'une centaine de lugin,
provenant des koutim,
le soir du Chabbat entre les deux lumières, et il n'a pas l'occasion de séparer les teroumot et les maaserot avant l'entrée du Chabbat, et il n'a rien à boire si ce n'est ce vin qui est certainement tevèl : que doit‑il faire ?
Il dit : «Deux lugin que je suis destiné à séparer
à la sortie du Chabbat,
voici qu'elles constituent une terouma gedola
.dans le tonneau.
Dix
de lugin que je suis destiné à séparer,
voici qu'elles constituent le maaser rishon.
Neuf
de lugin, voici qu'elles sont
le maaser sheni! Et il renonce,
].et profane le maaser sheni sur l'argent qu'il a à la maison ; tout ce qu'il pourra réparer maintenant, il le répare, et le maaser sheni est profané par une déclaration [sans acte].
Et
lorsqu'il a ainsi agi,
il boit,
il lui est permis d'en boire,
immédiatement.
Ceux‑ci sont
les paroles de Rabbi Meir, qui tient yesh brera, et au sujet du vin qu'il boit pendant le Chabbat on dira qu'il n'est ni terouma ni maaser rishon. Et de ce qui reste il sortira la terouma et le maaser à la sortie du Chabbat, et «il s'est avéré cela a posteriori» que c'étaient la terouma et le maaser, et ce qu'il a bu pendant le Chabbat «s'est avéré» qu'il provenait du profane.
Rabbi Yehuda, Rabbi Yossi et Rabbi Shimon interdisent
.de faire ainsi, parce qu'ils tiennent ein brera.
Et maintenant Rish Lakish objecte : même pour Rabbi Meir qui tient yesh brera, c'est précisément quand il explicite sa brera et dit «que je suis destiné à séparer», tandis que dans le cas du «stam» non explicité, même Rabbi Meir admet que l'on ne peut y appliquer la notion de «brera»,
?Et la nôtre Michna où Rabbi Akiva a dit que même dans un stam non explicité «une peruta que je suis destiné à séparer», il est aussi permis de retirer chaque peruta, peruta par peruta, jusqu'à la dernière, en vertu de la brera ?
Il lui répondit :
Rabbi Yochanan :
en la sifa
il s'agit
de la formule «que ce sac ne soit pas exempt de l'ha‑kodesh»,
.et par conséquent c'est comme s'il expliquait sa brera. Et de même qu'à propos des lugin il dit «que je suis destiné à séparer», et cela profite en vertu de yesh brera, ainsi ici cela profite en vertu de la brera.
Autre explication : le sens de cette formule vaut seulement pour la dernière peruta, et il n'y a pas ici affaire de brera. Et même si Rabbi Akiva tenait ein brera, il admettrait que seule la dernière peruta appartient au hekdesh.
Hadran alakh : le chapitre "Le shaliach qui accomplit sa shlichout" — et s'ouvrit sur elle la masechet Meila